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des membres, comparés aux doubles mouvements
du cerveau.
Cet auteur avait donc créé. la méthode d’exploration des changements de volume des organes (méthode oncographique de ox volume voxyt” décrire). Du premier coup, il avait précisé la nature double de ces mouvements : les uns plus rapides, rythmés avec le cœur, correspondaient aux pulsations artérielles, et les autres plus lents, qui étaient dus aux influences respiratoires.
Plus tard, en 1872, Piégu revint sur la question dans le « Journal de Anatomie ».I1 ignorait les travaux importants faitssur le sujet, à l'étranger, le premier par Chelius(1), le second par Fick à Zurich.
Chelius chercha à déterminer les modifications produites dans la circulation cardiaque, etdans la circulation périphérique, par les variations de la pression sanguine et par l’état fébrile. « Nos efforts, dit-il, doivent tendre à substituer au jugement subjectif, l'application d'appareils physiques très simples, partout où cela est possible, »
Toute justiceétantrendue à Chelius, nous devons cependant nous rappeler, que quatre ans auparavant, Piégu avait étudié, avec un appareil semblable, les mouvements des membres ; c’est donc à lui, que revient la priorité de cette question, quoi-
(4) CHezius. — Beilrage zur Vervolstandigümg der physicalischen Diagnostic. Prague 1856.
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qu'il résulte d'une façon évidente, que celui-ci ne connaissait pas la note donnée par Piégu, à l’Acalémie des Sciences de Paris. gaie
Du reste, c’est un fait curieux de voir, que les différents auteurs qui se sont occupés de cette question, Connaissaient imparfaitement les ouvrages faits avant eux. EX
. Chelius inorait les travaux de Piégu ; Buisson ne soupçonnait pas plus les recherches de Piégu, que celles de Chelius. Fick, à son tour, se croyait le premier en date, car dans son mémoire de 1869, il ne fait mention, ni de Piégu, ni de Chelius, ni de Buisson. Mosso, au début de ses recherches en 1875, ne connaissait que Chelius et Fick; Franck, de son côté la même année, venait d'apprendre par Mosso, que Chelius et Fick s'étaient occupés de la question, et lui-même avait indique à Mosso, les recherches de Piégu, et celles de Buisson. Il résulte de tout cela, que chaque auteur a repris, pour ainsi dire «ab ovo », la question des changements de volume des organes périphériques, s’attribuant la priorité en toute conscience.
Eu 1862, (1) Charles Buisson présenta à la Faculté de Paris sathèse sur: « Quelques recherches sur la circulation du sang à l’aide d'appareils enregistreurs ». En ce moment MM. Chauveau et Marey venaient de terminer leurs belles études de cardiographie sur le cheval. |
(1) C. Buisson. — Thèse de Paris, 1862.