‹ Étude expérimentale sur la phonationChapitre 15 sur 62 · RU AA NOM ON ER · texte numérisé non relu

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résultat utilisable, sans que j'aie pu déterminer la cause immédiate de leur indifférence expérimentale. Je signale ce fait pour qu'aucune personne tentée de de reproduire ces expériences, au cas où elle rencontrerait du premier coup un de ces organes ainsi réfractaires, ne se hâte trop de s'inscrire en faux contre

les conclusions de ce travail.

J'ai adopté, presque sans la modifier, l'installation recommandée par Mueller. Voici en quoi elle consiste.

Par une dissection rapide, le larynx est bien séparé de toutes les parties molles qui l'entourent, et émondé le mieux possible, mais avec cette précaution que les ligaments qui unissent les différents cartilages doivent rester dans un état d'intégrité parfaite, attendu que leur rôle est important dans la composition des forces qui tendent ou relächent la glotte. On résèque ensuite toutes les parties sus-glottiques : épiglotte, cordes vocales supérieures, ventricules, et on abrase toute la partie supérieure du cartilage thyroïde jusqu'à un plan horizontal passant à quelques millimètres audessus du niveau de l’insertion antérieure des vraies cordes vocales; la difficulté consiste, quand on excise les ventricules, à laisser absolument intacte leur paroi inférieure pour n’altérer en rien la conformation du muscle thyro-aryténoidien interne.

Reste à imiter le jeu de chacun des muscles qui concourent à la mise en action vocale de la glotte.

I n’y à aucun inconvénient, au point de vue pratique actuel, à considérer le muscle crico-thyroïdien comme abaissant le thyroïde vers le cricoïde, bien que, en théorie, ce soit faux, attendu que normalement

c’est le cricoïde qui s'élève au-devant du thyroïde immobilisé; mais, que le rapprochement antérieur des deux cartilages se fasse d’une façon ou d'une autre, il n’en aboutit pas moins dans les deux cas au même résultat : la tension des cordes vocales. On peut donc représenter l’action du crico-thyroïdien par un fil attaché à l'angle du cartilage thyroïde au niveau du point d'insertion antérieur des deux cordes vocales, qu’on laisse pendre verticalement, et auquel on suspend un petit plateau susceptible de porter des poids qui doivent faire varier la tension glottique. Du même point part un autre fil qui se dirige horizontalement en arrière, et simule l’action du thyro-aryténoidien : ce fil peut être tendu de la même façon que le précédent, à condition qu’on le réfléchisse à angle droit sur une petite poulie. :

Le point le plus essentiel de cette installation est d'arriver à reproduire l’immobilisation absolue des articulations crico-aryténoïdiennes, obtenue dans la vie par la contraction combinée de tous les muscles péri-aryténoïdiens et sans laquelle toute contraction du crico-thyroïdien reste sans action sur la tension des cordes vocales.

Pour cela, les cartilages aryténoïdes, étant traversés par une broche horizontale, sont rapprochés et maintenus intimement unis à l’aide d’une ligature en 8 qui d'autre part va s'attacher à une planchette mobile sur laquelle elle fixe le larynx : ainsi est assurée limmobilisation transversale de ces cartilages. Pour maintenir leur fixité dans le sens antéro-postérieur, il faut user d’un petit artifice: normalement, dans l'acte de la phonalion, les aryténoïdes sont si intime-

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