‹ Étude expérimentale sur la phonationChapitre 27 sur 62 · EDIT TE · texte numérisé non relu

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sont les fibres les plus internes qui pénètrent dans la corde vocale supérieure. Ruedinger signale, fait important, que ce muscle est beaucoup plus marqué sur les larynx d'hommes que sur les larynx de femmes, ce qui concorde parfaitement avec nos observations, nos recherches laryngo-musculaires n'ayant eu de résultats que sur les cadavres des cholériques du sexe masculin. Il est du reste d'observation laryngologique journalière que, chaque fois que les cordes vocales inférieures s’'accolent pour lémission du son, les supérieures imitent leur mouvement en se tendant et se rapprochant de la ligne médiane, ce qui est surtout appréciable lorsque celles-ci étant légèrement hypertrophiées par une inflammation chronique, apparaissent plus complètement dans le champ du miroir.

« Lélectrisation de la corde vocale supérieure n'avait jamais été pratiquée antérieurement, que nous sachions ; nos expériences ne font que confirmer le fait anatomique connu depuis la découverte de Ruedinger, en y ajoutant la preuve physiologique.

€ IV. — En portant nos électrodes sur la face interne des replis aryténo-épigloltiques, nous avons observé leur tension, ce qui est d'accord avec ce que lon sait de l’anatomie musculaire de ces régions.

€ V. — Mais voici un point sur lequel nous désirons attirer spécialement l'attention : en électrisant la partie imférieure des replis aryténo-épiglottiques, au niveau de la base de la corde vocale supérieure, nous obtenions une contraction du ventricule de Morgagni, avec diminution de la capacité de sa cavité ; pour rendre ce fait évident, nous remplissions le ventricule d’un liquide coloré jusqu’à affleurement de son orifice

tenu horizontal. L’électrisation faisait immédiatement déborder le liquide.

« Le ventricule du larynx, en effet, est de tous côtés limité par des parois musculaires ; outre le thyroaryténoïdien interne qui en forme le plancher et le thyro-aryténoidien externe de Henle, lame allongée et aplatie qui en double la paroi inférieure et externe, Hopmann signale une couche musculaire spéciale, formant une grande partie de la paroi externe du ventricule : ces fibres, dirigées de haut en bas et de dehors en dedans, ne seraient que la portion terminale inférieure du stylo-laryngien de Luschka; elles s’épanouissent à la surface du ventricule dont elles renforcent la muqueuse, surtout à la partie antéro externe. Supérieurement enfin, et comme plafond du ventricule, s’étend le muscle de Ruedinger qui, d’une part pénètre dans la corde vocale supérieure, d’autre part se confond avec les expansions aryténo-épiglottiques établissant ainsi, entre la paroi ventriculaire et le repli aryténo-épiglottique, une continuité musculaire qui nous explique comment l’électrisation limitée d’un point de ce repli pouvait, en se diffusant, amener la contraction de la totalité du ventricule.

« Gelte contraction expérimentale des ventricules, qui ne fait que reproduire sur la table d’amphithéàtre la constriction qui a lieu à chaque instant pendant la vie, fait justice de cette opinion courante, que ces cavités ne sont que des espaces destinés à faciliter le jeu des cordes vocales inférieures. Hopmann! est un des premiers qui, Comprenant la portée de la découverte de

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