EN SL
ETUDE EXPERIMENTALE SUR LA PHONATION. 85 chacun d’eux, en temps de repos, garde son nom, sa façon d’être, possède même son autonomie : mais dès qu'est venu le moment d’agir ensemble, tous leurs antagonismes régionaux sont oubliés, leurs forces s’allient, leurs actions se combinent, et chacun d’eux, à un degré d'importance variable, joue son rôle dans la mise en accommodation vocale de la glotte.
Geci m’oblige done, dans un chapitre qui a trait à la tension active des cordes vocales, à passer en revue l’action de tous les muscles du larynx. Mais j'ai deux moyens de simplifier mon travail, et j’en userai : d’une part je n’étudierai le rôle de chacun de ces muscles qu'autant qu’il concourt à l’accommodation glottique, etje négligerai de rechercher quel est son fonctionnement dans la respiration normale ou profonde, ou de quelle façon il amène des modifications dans les parlies résonnantes du larynx. Et d'autre part je ne m'atlarderai pas à considérer la riche collection de muscles secondaires ou accessoires dont l'organe vocal est fourni. — Étudier les gros muscles du larynx, et ne considérer de leurs actions que celles qui sont directement nécessaires à la phonation, tel sera mon but dans les pages qui suivent.