‹ Étude expérimentale sur le tétanosChapitre 13 sur 29 · INJECTIONS DANS LE PARENCHYME PULMONAIRE · texte numérisé non relu

INJECTIONS DANS LE PARENCHYME PULMONAIRE

Technique opératoire. — Des plus simples : au moyen d’une très line aiguille bouillie après chaque intervention et montée sur la seringue qui contient la toxine diluée, nous traversons le sixième ou septième espace intercostal droit (1 centim. 1/2 environ au-dessus du rebord costal), à égale distance du sternum et du rachis, puis nous faisons pénétrer l’aiguille de 1 centim. 1/2 en la dirigeant légèrement de bas en haut pour éviter le dôme diaphragmatique .

En pratiquant cette injection avec une solution colorée, on constate que le liquide produit une boule d’œdème peu diffuse intra-parenchymateuse sans ressortir tant soit peu dans la cavité pleurale.

Symptômes. — Nous avons inoculé d’abord des animaux pour étudier les symptômes, qui sont absolument les mêmes que dans le cas d’injection d'une forte dose detoxine dans la trachée. Plus encore que dans les autres formes viscérales, la contracture spasmodique des membres est accentuée du côté des pattes antérieures et débute par elles. Enfin on note presque constamment une contracture de la paroi thoracique du côté de

njection, se manifestant sous forme d’une dépression en coup de hache des espaces intercostaux, immédiatement voisins du point d’inoculation et probablement causée par l’absorption d’une trace de toxine par le trajet de l’injection.

Mais l’inoculation, ainsi pratiquée, est plus redoutable que l’inoculation intratesticulaire ou sous-cutanée.

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