CHAPITRE PREMIE
Tétanos splanchnique
Technique opératoire (1). — L’animal, maintenu sur le dos par un appareil à contention, endormi à l’éther, la région rasée, savonnée et désinfectée ensuite au sublimé, on fait descendre, dans la bourse correspondante, le testicule que I on veut injecter, en exerçant une pression sur la partie inférieure de l’abdomen. (On sait que la persistance du canal vagino -péritonéal chez le cobaye permet à cet organe de rentrer librement dans l’abdomen). Puis, déprimant le canal vagino-péritonéal pour maintenir le testicule au dehors avec la pulpe de l’auriculaire gauche, on saisit la peau, au point le plus saillant, au moyen d’une pince à griffes tenue entre le pouce et l’index de la môme main ; puis, soulevant la peau, il est facile d’un coup de ciseaux de faire à ce niveau une boutonnière de 1 centim. et demi de longueur .
On sectionne ensuite les enveloppes au bistouri, ou mieux on les dilacère à la sonde cannelée en évitant soigneusement de léser l’albuginée ; on peut alors énucléer le testicule au travers de cette boutonnière qui doit être plus étroite que lui. L’organe, ainsi maintenu au dehors par l’étroitesse de l’ouverture, est entouré sur les côtés de tampons de papier stérilisé. Au moyen d'une seringue munie d’une très fine canule, on injecte au centre delà masse des tubes séminifères la quantité de toxine, et tout en maintenant le testicule, on évite toute compression. Une fois l’aiguille retirée, au moyen d’une tige de fer échauffée, on brûle la surface de l’albuginée, d’abord au niveau de la piqûre, puis, à mesure que la tige refroidit, tout autour, de manière à provoquer une rétraction énergique des éléments sans les carboniser.
Cette opération a pour but, non seulement de détruire la toxine qui peut sourdre par l’orifice, mais surtout d’amener son oblitération complète et d’empêcher par suite toute sortie ultérieure de toxine. (On sait que la toxine
(1) Nou3 entrons dans de minutieux détails de technique opératoire, pour fnoilitei le travail de ceux qui voudraient répéter nos expériences.