INTRODUCTION
Étudier d’une facon complète l'affection connue le plus généralement sous le nom de septicémie puerpérale serait au-dessus de nos forces; aussi, ne voulons-nous envisager que certains côtés de cette orave complication des suites de couches.
Au point où les recherches expérimentales ont amené la question des microphytes infectieux, dont l'intervention malfaisante complique si souvent les traumatismes de toutes sortes, 1l n’est peut-être pas très logique d'employer l'expression clinique septicémie puerpérale pour caractériser les faits dont nous avons à parler et quise rapportent à l'étude très spécialisée d’un des agents des accidents puerpéraux. En effet, cet agent, le mwcrococcus septicus puerperalis ne serait pas, pour M. Chauveau, particulier à l’état puerpéral; on le retrouverait aussi avec le vibrion septique dans les fièvres infectieuses trau-
pere matiques ordinaires. Mais il est certain que ce micrococcus cause l’immense majorité des complications qui surviennent après l'accouchement. On peut hardiment mettre à son actif les dix-neuf vmgtièmes des décès qu’entrainent ces complications. Pour éviter toute erreur sur l'individualité de l'organisme qui a fait l'objet de nos expériences, nous dirons qu'il s’agit du micrococcus vu pour la première fois par MM. Coze et Feltz, dans le sang des femmes atteintes de fièvre puerpérale, sous forme de grains simples, couplés ou réunis en chaïnettes plus ou moins longues. Organisme cherché et trouvé ensuite par plusieurs observateurs dans les humeurs pathologiques : sérosité purulente du péritoine, des plèvres, du péricarde, pus des lymphatiques, caillots des veines, abcès métastatiques, etc. Nous exposerons cette question dans l’ordre suivant :
Après avoir esquissé l'historique, nous traiterons :
1° De l'agent de la septicémie puerpérale dans les humeurs pathologiques et de son inoculahilité, passant en revue ses lésions expérimentales et les différentes espèces animales qui y sont sensibles ou réfractaires :
2° De la culture artificielle du imicrococcus puerperalis ;
3° De la résistance du virus de la septicémie puerpérale aux causes de destruction;
4 Enfin, nous résumerons la question et nous
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insisterons sur la prophylaxie et le traitement de la septicémie puerpérale.
Dire que M. le professeur Chauveau, qui nous a fait l'honneur d'accepter la présidence de notre thèse, nous a aidé de ses conseils et nous a communiqué les résultats de ses propres recherches; que M. le professeur Arloing, non seulement nous a initié aux secrets de l’'expérimentation, mais nous a constamment dirigé dans nos travaux, toujours prêt à nous consacrer une partie de son temps, cest répéter que la bienveillance de ces maitres éminents pour leurs élèves n’a d’égal que leur profond savoir.
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