‹ Étude expérimentale sur les transformations magnétiques du fer et des aciersChapitre 12 sur 35 · COURENT · texte numérisé non relu

COURENT

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Fig. 34:

() La longueur des échantillons de Curie était égale à 62 diamètres, alors que pour les nôtres, L — 66,6 D, c'est-à-dire que

IE TRE se à D est tout à fait du même ordre. La forme des courbes se

les aciers extra-doux 1 et 3, ces courbes seraient même absolument identiques à celles trouvées par ce dernier, si nous n'avions pas au début une augmentation progressive des ordonnées qui va jusqu’à 2500 pour le n° 1 et à 200° pour le n° 2.

Nous n’avons pas déterminé, d’une manière bien décisive, la nature de cette augmentation. Toutefois, pour l’acier n° (C = o,o6), tout au moins il semble très probable, comme nous le montrerons plus loin, que la diminution de l’induction aux basses températures est due en partie à l’état d’oxydation du métal. La viscosité magnétique des aciers très doux peut y être également pour quelque chose.

Pour les aciers n°5 4, 5, 6, 7 et 8, nous constatons tout d’abord une inflexion à peu près réversible au voisinage de 2000, qui s’accentue au fur et à mesure que la teneur en carbone augmente. Elle est donc bien liée avec celle-ci. Des anomalies du même genre avaient été signalées, nous l'avons vu, dans les recherches sur les aciers durs, de Jamin [16} Favé [23] et Berson [33]; et surtout dans celles de Poloni {26|, Maurain {105}, Honda et Takagi [150], Saïto [167], etc. En revanche, il n’en est pas question dans les Mémoires de Curie [48], Ledeboer [35], Morris [53] qui n'ont étudié que des métaux très peu carburés.

Wologdine /96] a montré le premier, en 1909, que cette variation de magnétisme était due à la transformation magnétique de la cémentite FeC. Des expériences directes que nous fimes à la même époque sur du carbure de fer préparé en attaquant un acier par l’acide sulfurique étendu, nous ont confirmé ce résultat qui a été retrouvé depuis par de nombreux expérimentateurs, dont nous avons signalé les principaux.

Pour les aciers 1 et 3, la disparition totale du magnétisme

rapproche aussi de l'allure théorique admise par P. Wriss (fig. 14). Ceci nous confirme bien que les courbes de la figure 33 sont déformées par suite de l'influence démagnétisante des pôles-

au chauffage et sa réapparition au refroidissement sont sensiblement réversibles, comme l’avait indiqué Curie, et la température à laquelle se produit la variation de magnétisme la plus brusque correspond à peu près au point critique À, qui est bien, lui aussi réversible. |

Pour les aciers n°$ 4 et 5, contrairement à ce que nous avions noté sur les courbes de la figure 33 (échantillons type A), la disparition du magnétisme, au chauffage, se fait en deux temps. Une première inflexion correspond au point critique Ac, et la disparition complète se produit à une température qui correspond à celle de Ac,. La réapparition, au refroidissement, commence sensiblement à la même température à laquelle s’est produite la disparition. Le point Ar, est donc bien sensiblement réversible avec Ac,. Quant à la seconde inflexion que nous rencontrons, elle coïncide bien avec le point critique Ar, et elle est, comme lui, irréversible par rapport au point de chauffage Ac:.

La deuxième série de mesures a été faite avec un champ maximum : Jy = 1,5 gauss (fig. 35). Nous remarquons tout d’abord sur ces courbes une augmentation progressive de la perméabilité depuis latempérature ordinaire jusque vers 650?, Cette augmentation est intimement liée, comme l’a nettement montré Hopkinson [4o}, à une diminution progressive de la force coercitive quand la température s'élève ; à part cela, le point de 200 se trouve très atténué, ce qui s'explique par ce fait que la perméabilité du fer dans un champ de 1,5 gauss est près de cinq fois plus forte que dans un champ de 20 unités. Il s'ensuit que la perméabilité du carbure qui varie peu en fonction du champ est tellement faible par rapport à celle du fer que ses variations ne se font pour aïnsi dire pas sentir. Nous notons en outre, comme précépemment, la disparition du magnétisme en deux temps, l’un correspondant à A, qui est irréversible et l’autre à A, réversible.

Le point le plus intéressant à relever dans cette série est l'allure de la courbe de l'acier n° 1. Cet acier très oxydé et

probablement riche en gaz dissous, puisqu'il a été prélevé, dans un convertisseur Thomas, en cours de sursoufflage, se

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