‹ Étude expérimentale sur les transformations magnétiques du fer et des aciersChapitre 14 sur 35 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

* CHAMP DÉMAGNÉTISANT D'UNE SÉRIE DE CYLINDRES D’ACIER EXTRA-DOUX DE PLUS EN PLUS COURTS

L'influence de la forme extérieure d’un échantillon de substance ferro-magnétique sur l'intensité d’aimantation dont il est le siège, lorsqu'on le place dans un champ magnétique, a donné lieu à de nombreuses études.

Neumann [7] attaqua le problème au point de vue analytique et montra que l’aimantation induite dans un corps est uniforme et peut se calculer lorsqu'il est limité par une surface du second degré. La seule surface du second degré, pratiquement réalisable, et par conséquent sur laquelle ont porté les études de divers expérimentateurs, est l’ellipsoïde. Mais, comme la confection d’ellipsoïdes corrects est très délicate, on a souvent cherché à les remplacer par des cylindres en tâchant de trouver un facteur de correction pour tenir compte de l’inégale répartition du magnétisme dans un tel solide.

Que l’on opère sur des ellipsoïdes ou sur des cylindres, on constate que, lorsqu'un tel corps est placé dans un champ (extérieur) uniforme, 3, son magnétisme propre produit un autre champ y, qui se superpose à lui. L’addition vecto-

rielle de ces deux champs donne la valeur du champ (agissant) résultant %, auquel est liée l'intensité d’aimantation en chaque point de l’échantillon. Dans la région médiane y est directement opposé à 3 d’où le nom de champ

démagnétisant qui lui a été donné. De sorte que le champ

résultant est :

Ja = Ke — Lo (25)

Les premières études faites sur le champ démagnéti-

sant avaient montré qu'il est sensiblement proportionnel à l'intensité d’aimantation 5, ce qui fait écrire souvent :

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