‹ Étude générale de la membrane cellulaire chez les végétauxChapitre 108 sur 117 · FR · texte numérisé non relu

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Ee- 1° Matières colorantes se fixant sur la gomme :

1 Rouge neutre de Cassellas 4%. 0e 0,2 | AICOOIP AU EEE RE DR CRE 20 & Eau dEMIées es. te Ter 7 30

90 Malières colorantes se fixant sur tous les autres Lissus :

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D. Alcoûl à 0e ETC PE EME NES I ON 20 | Eau diftfilée 2e ON SORTIE 30

Il faut opérer en milieu neutre ou faiblement acide, et éviter, dans les lavages ou traitements, tous les liquides pouvant changer la réaction du milieu.

En Après avoir immergé les coupes pendant quelques minutes dans le colorant : rouge, on les lavera très rapidement à l'eau pour enlever l'excès du colorant ; D on les portera ensuite dans le vert, el finalement, on lave de nouveau rapi-

“2 dement. La coloration est fugace et l'observation doit être immédiate,

a. ed

S III. — Mucrraces

L'origine des mucilages est la même que celle des gommes, et leur nature aussi très souvent pectique. Les uns sont éntracellulaires, prennent naissance à la face interne de la membrane, dans la couche secondaire, comme le mucilage de la graine de Lin, celui des cellules parenchymateuses des Malvacées qui montrent une stratification très régulière de cette zone.

D’autres fois’ils sont superficiels el naissent sur la face externe de la membrane. C'est le cas des Conjugées. Chez les Zygnema, par exemple, algues vertes filamenteuses, chaque filament est entouré d'une gaine mucilagineuse hyaline, peu réfringente, dans laquelle se trouvent inclus de petits bâtonnets plus denses fixés perpendiculairement à la membrane. Ces bätonnels peuvent être isolés par l’'ébullition qui provoque la dissolution de la gelée.

La gelée est colorée par le bleu de méthylène, le violet de méthyle, la vésuvive, tandis que les bâtonnets restent incolores.

Cette gaine jouit d'une propriété très curieuse signalée par KLeBs (13).

Après avoir absorbé certaines substances pulvérulentes, comme

le bleu de Berlin ou le jaune de chrome, elle les rejette en perdant .

une partie de sa substance.

L’absorption de ces matières pulvérulentes se fait en les précipitant par voie chimique dans la gaine. On détermine par exemple la formation du chromate de plomb en prenant quelques Zygnema à l'extrémité d’un fil de platine et les laissant, pendant quelques minutes, dans une solution de chromate de potassium ; on lave rapidement à l'eau eton plonge les algues dans une solution d'acétate de plomb. I se forme alors dans la gaine un précipité de chromate de plomb, qui sera bientôt expulsé à l'extérieur. Le phénomène est d'autant plus singulier, qu'il se produit même sur des algues mortes. -

K£ess a encore observé les faits remarquables suivants : les gai--

nes gélatineuses, dans une dissolution de glucose et de peplone, s'accroissent en épaisseur par absorplion d'une substance dont la constitution n'est pas connue. Cet épaississement se fait aussi s'il y a, dans le liquide environnant, des albuminoïdes solubles et une substance sucrée; et, de même que l'expulsion des particules pulvérulentes, il a lieu aussi bien sur l’algue vivante que sur l'algue morte.

Ailleurs enfin, le mucilage sera d'origine intercellulaire. C'est de celte façon qu'il se produit encore dans de nombreuses algues (Laminaire, thalle de Fucus vesiculosus, Agar-Agar, etc.) Chez quelques Laminariacées décrites par Guiexarp (48), il se produit des canaux mucifères, débutant sous forme de méats provoqués par la gélification de la lamelle moyenne de la cloison radiale commune à deux cellules épidermiques. Ces canaux, en s'anastomosant, forment un véritable réseau dans lequel se différencie, ‘vers la base de la cavité mucifère, un petit groupe de cellules sécrétrices spéciales qui restent localisées en un seul pointetne s’étendent jamais sur toute la surface de la cavité. Ce sont, en somme, de véritables glandes secrétant constamment un mucilage qui ne s'écoule pas au dehors, l'épiderme de l'organe établissant toujours une séparation entre les canaux et l'extérieur.

Le mucilage sécrété fixe le vert de méthyle acidulé par l'acide acétique. Il se colore facilement aussi avec le violet d'éthyle, le violet de gentiane, le dahlia, etc.

Classificalion des mucilages

En se basant sur leur origine et sur la nature de leurs réactions "1 MawGi (3) a donné une classification bien connue des mucilages, el que nousne ferons que rappeler ; il les divise en mucilages simples, mucilages mixtes et mucilages indéterminés.

Les mucilages simples comprennent : +4

lo Mucilages cellulosiques. — Ne possédant que les réactions de la cellulose, à l'exclusion de celles des composés pecliques. Le mucilage des bulbes d'Orchidées est le seul exemple qu'on en puisse donner.

2 Mucilages pectosiques. — Donnant exclusivement les réactions des composés pectiques. Ils ne renferment pas de cellulose : muci-

lages des Malvacées, des Rosacées, des cellules à raphide (OEno- thera), des canaux des Tilleuls.

3 Mucilages callosiques. — Ne possédant que les réactions de la callose. Ces mucilages se rencontrent dans tous les tissus exposés à une prompte liquéfaction : cal des tubes criblés, membrane du sporange des Mucorinées, membrane des cellules-mères des grains de pollen, etc.

Parmi les mucilages mixtes, les seuls qui aient été rencontrés jusqu'ici, renferment à la fois de la cellulose et des composés pectiques, et leurs réactions tiennent, par conséquent, des deux substances, tout en montrant le plus souvent la prédominance de l'une ou de l’autre. C'est ainsi que les uns passent aux mucilages pectiques: mucilage de graine de Lin, de Plantago Psyllium, tandis que les autres passent aux mucilages cellulosiques.

MAxGiN comprend, en outre, sous le nom de mucilages indéterminés,ceux qui, étant données leurs réactions toutes particulières, ne peuvent rentrer dans aucun des groupes précédents.

TECHNIQUE

a) Coloration du mucilage

On suivra une technique analogue à celle déjà indiquée pour la gomme. Il importe d'éviter le gonflement trop rapide du mucilage dans les liquides employés. Il est done nécessaire de le coaguler avant de le porter dans les bains colorants. :

Les coupes faites à sec sont placées pendant quelques minutes dans une solution d'acétale neutre de plomb à 10 0/0, puis traitées par le mélange de vert acide et de rouge neutre (v. p.161). On lave à l’eau et on observe dans l'eau ou dans une solution d'acide borique à 2 0/0, en lutant avec de la paraffine vaselinée. Le gonflement ne tarde pas à se produire, mais la stratificalion des couches est très nette si l'opération est conduite assez rapidement. Le mucilage ne se gonfle alors que très lentement et peut être facilement étudié.

b) Gonflement et dissolution consécutive du mucilage.

On pourra suivre ce phénomène dans des coupes faites, par exemple, dans la graine de Lin. Ces coupes, sans traitement préalable par l'acétate de plomb, seront placées dans des solutions de glucose de concentration variable

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