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27 HE nulle part celle-ci ne possède en dehors des plasmodesmes, « un système de ponctuations ouvertes ».
Mais STRASBURGER (/. c.), lient un langage différent, et fait des réserves très nettes relativement à l'analogie qu'il faut voir entre les poncluations ordinaires des membranes et les plages criblées. Les membranes criblées des Angiospermes sont seules perforées lorsqu’elles ont atteint leur développement complet. Ici la lamelle moyenne se résorbe sûrement et fait place à un crible largement perforé de nombreux pores, entre lesquels les matières plasmiques peuvent librement çirculer.
Le phénomène est en tout semblable à ce qu'on observe chez certains laticifères, par exemple, et dans beaucoup d'autres cas. Une partie de la membrane transversale se résorbe, dans chaque maille du crible, comme elle se résorbe dans un laticifère de Chélidoine, dans un vaisseau ouvert quelconque ou dans ces tannifères que j'ai décrits chez les Euphorbiacées (20), ne laissant après sa disparition qu'un cadre transversal ou un anneau qui indique son existence passée. Ce cadre est l'homologue du grillage qui reste après achèvement du crible.
Il y a bien aussi perforation chez les Gymnospermes et chez le Pinus en particulier, comme l’a montré A. W. Hz (24) et comme l’atteste après lui SrRAsBURGER (8), mais perforation extrèmement étroite et fermée, pendant toute la période d'activité du crible, par les plasmodesmes qui, cependant, « mettent en communication les cellules séparées par la plage criblée ». C'est donclà,ce me semble, une forme de passage vers la ponctuation ordinaire, la ponctuation d'un parenchyme quelconque, pour laquelle, comme nous allons le voir, STRASBURGER n'admettrait pas la perforation.
Pour rechercher la nature des communications entre les cellules parenchymateuses, le cas de la greffe était particulièrement instructif. Si, pour que les matériaux de nutrition puissent passer d’une cellule à l'autre, ou d’un tissu à un autre, la perforation du « mur miloyen » est nécessaire, l'étude d'un greffon et de son porte-greffe ne pouvait que fournir de précieux renseignements.
Malheureusement, tous les essais faits dans cette voie sont restés sans résultat, en raison même des difficultés de l'expérience, Tentés par Ztænirz-GERLOFF, repris par quelques auteurs, el tout dernièrement par STrASBURGER, ils n'ont pas donné ce qu'on en attendait.
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ue OTACORE STRASBURGER est arrivé pourtant à saisir la limite entre le greffon et le sujet et à reconnaître que des plasmodesmes se montrent dans toute la zone frontière. Il a pu observer que les parois sont très minces au contact des deux tissus voisins et aussi faciles à percer par les plasmodesmes, que des parois provenant dela division cellulaire, mas sans pouvoir formuler des conclusions plus précises. Y-a-t-il réellement passage des filaments protoplasmiques à travers la membrane ou simplement contact entre leurs extrémités ? Nos procédés de technique sont encore trop imparfaits pour qu'on puisse répondre à cette question. Dans tous les cas, STRASBURGER penche plutôt à croire au simple conctact sans mélange matériel. Il n'y aurait donc pas de courant protoplasmique traversant la membrane. Les plasmodesmes proviennent de la couche externe du protoplasme et se dirigent vers la paroi. Ils se correspondraient là, exactement, d'une cellule à l’autre, comme se correspondent les ponctuations ; c'est donc la question de l'individualité cellulaire qui reste en suspens. Elle est liée, comme on le voit, à celle de la communication des plasmodesmes et paraît toutefois devoir être maintenue dans la science, tant qu'on aura pas démontré la continuité du protoplasme entre deux cellules voisines.
En résumé, les plasmodesmes peuvent être considérés comme répandus chez tous les végétaux. Qu'ils se prolongent à travers la membrane ou communiquent simplement par contact, ils paraissent remplir diverses fonctions importantes. Ils servent à la transmission des sensations multiples perçues par l'organisme et, par leurs concours, on comprend comment les cellules les plus profondes peuvent, suivant l'expression de GARDIXER, « télégraphier » leurs besoins aux cellules de la périphérie, « celles-ci prenant connaissance, l'ane après l’autre, des termes du message, et comment, d'autre part, les cellules périphériques peuvent communiquer aux cellules internes leurs sensations de pesanteur, de lumière, de chaleur et de conctact, sensations auxquelles l'organisme tout entier peut alors répondre, dans le sens voulu ». On a vu également quel rôle important ils paraissent jouer dans le transport des subslances nutritives et même de certains ferments.
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