‹ Étude générale de la membrane cellulaire chez les végétauxChapitre 59 sur 117 · MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES (MANGIN · texte numérisé non relu

MATIÈRES COLORANTES ARTIFICIELLES (MANGIN

Couleurs tétrazoïques en bain alcalin.

On peut se servir, comme on l'a vu, du rouge Congo, de la Benzoazurine, etc. (1).

Ces réactifs s'emploient en solution aqueuse. Ils se fixent directement sur

(1) Ces matières colorantes sont fabriquées par la maison Bayer et Cie, à Elberfeld, dont le représentant est M. J. Kahrès, 33, rue d'Enghien, Paris.

la cellulose de certains lissus, et notamment du liber ; mais pour avoir une coloration instantanée et bien franche, il est bon, dans lous les cas, de faire subir au préalable, aux membranes, l'action des alcalis.

L'objet à examiner, préalablement déshydraté par l'alcool, est additionné de quelques gouttes d'une solution alcoolique saturée de potasse ou de soude ; après cinq à dix minutes d'action, on enlève l'excès d'alcali et on ajoute quelques gouttes du colorant, en solution aqueuse.

Laver ensuite à l'eau. Il sera bon, après lavage, de fixer la malière colorante au moyen d'une solution de sulfate de cuivre à 1 °,,. On conservera les préparations dans la glycérine.

On verra plus loin que la callose est aussi colorée par ces réactifs.

Certains d'entre eux, cependant, ne donnent pas à la callose la même teinte qu'à la cellulose ; ainsi l'azobleu, l'azoviolet, la benzoazurine colorent la cellulose en bleu parfois un peu violacé et la callose en lie de vin.

Il y a très peu de différence, comme on voil ; aussi préfère-t-on, quand il s'agit de distinguer l’une de l'autre, se servir des méthodes de double coloraion que nous indiquerons plus loin, à propos de la callose.

Page 1