AT
bons résultats est celui du bleu naphtylène R en cristaux et du vert acide JEEE (Poirier), employé suivant la méthode indiquée plus loin.
RÉACTIFS MINÉRAUX Rouge de rulhénium
C'est surtout avec le rouge de ruthénium ou oxychlorure de ruthénium, découvert par Jory et appliqué par Mana (7) à l'étude de la membrane, qu'on peut caractériser les composés pectiques. De nature basique, il est très apte à se fixer sur ces substances, tandis qu'il est inerte vis-à-vis de la cellulose et de la callose. Les tissus lignifiés ne sont pas colorés par ce corps, ou ne le sont que faiblement, après l'action des alcalis ou de l'eau de Javel ; néanmoins, comme leur affinité pour le rouge de ruthénium est toujours moindre que pour certains colorants basiques (vert Victoria B, bleu de méthylène, etc.), on peut obtenir, en le combinant à ces substances des doubles colorations du plus bel effet.
Enfin, il a l'avantage de donner, même en milieu acide, des préparalions inaltérables, de sorte que les coupes peuvent être déshydratées par la glycérine ou l'alcool et montées ensuite dans le baume, ce qu'on ne peut pas faire avec les matières colorantes artificielles.
Combinaisons salines
Perir (414) a indiqué, il y a quelques années, un procédé de coloration fort ingénieux, qui consiste à déterminer, dans la membrane, la formation d'un précipité coloré par action successive de deux sels. Devaux (42) a montré, quelque temps après, que ce sont exclusivement les composés pectiques qui retiennent ces combinaisons salines, en raison de la grande affinité qu'ils ont pour les métaux.
Cette affinité est telle qu'elle permet de déceler, dansune solution des traces excessivement minimes d'un métal comme je cuivre ou le plomb. Ces métaux se fixent surtout sur la membrane, mais aussi sur le protoplasme et le noyau.
La cellule devient donc, à son tour, un réactif extrêmement sen-
sible et précieux des mélaux. Des coupes de plantes placées dans une solution de sulfate de cuivre contenant seulement 1 billionième de cuivre métallique, prennent une coloration sensible par le ferrocyanure de polassium (18, 14).
Il y a plus, une fois fixés, les métaux peuvent être déplacés les uns par les autres. Les métaux alcalins peuvent être déplacés par tous les autres et, en particulier, par le calcium, et inversement celui-ci peut être chassé parles métaux alcalins (14).
Les tissus lignifiés présentent aussi une certaine affinité pour les sels métalliques ; quoique beaucoup plus faible que les composés pectiques, cette affinité se manifeste surtout quand on les a traités au préalable par l'eau de Javel; mais si l'on évite ce traitement, les parois lignifiées restent ordinairement incolores (45).
Les réactions étudiées par Perrr sont les suivantes :
1° Sion plonge une coupe d'organe dans une dissolution de perchlorure de fer, puis, après lavage, dans du ferrocyanure de potassium, le bois reste incolore, la membrane prend une teinte bleue beaucoup plus intense dans le tissu collenchymateux ;
2° Si on remplace le sel de fer par de l’acétate de cuivre, on obtient une coloration rouge ; |
3° Si on plonge successivement la coupe dans de l'acétate de plomb, dans de l'eau, dans du bichromate de potassium, les membranes pecto-cellulosiques se colorent en jaune, le bois se colore à peine ;
4° Enfin, réaction extrèmement sensible el qui permet de reconnaître l'existence de membranes en voie de formation, si l'on plonge un issu végétal dans du perchlorure de fer, puis qu'on le place au-dessus d'un verre de montre contenant du sulfhydrate d'ammoniaque, les issus jeunes se colorent les premiers en noir, le bois ne se colore qu'ensuite.
Des observations dues à GENEAU DE LaMARLIÈRE (47) et de même nature que celles-ci, ont montré aussi avec quelle facilité les membranes absorbent cerlains composés minéraux, comme le sesquioxyde bleu de molybdène, obtenu en traitant successivement le phosphate tribasique de calcium par le molybdate d'ammonium en solution azotique etle chlorure stanneux. Il se forme d'abord un précipité jaune cristallin de phosphomolybdate qui est réduit par le chlorure d'étain à l'état d'oxyde de molybdène. La liqueur, d’une
le
Le, à) ñ + OUEN PTT EL pe Pret CT LANRE LCR, D Fe de.
ASS belle couleur bleue, se fixe sur toutes les membranes cellulaires. L'action est énergique pour les membranes pecto-cellulosiques qui prennent une teinte bleu foncé ; elle est beaucoup plus faible pour les membranes lignifiées, subérifiées ou cutinisées qui ne se colorent qu'en bleu pâle.
Les phosphates se fixent aussi de la même facon (phosphate de fer, d'’ammonium, phosphate bibasique de potassium, phosphate tribasique de calcium). Il est facile de s'en convaincre en effectuant sur des coupes qui sont restées pendant plusieurs jours dans la solution d'un de ces sels, les réactions qu'on vient d'indiquer pour la préparation de l'oxyde de molybdène. Si les tissus traités par: le molybdate d'ammonium, puis parle chlorure stanneux prennent une teinte bleue, c'est qu'ils auront absorbé un phosphate. Or, l'expérience montre que les phosphates se fixent indifféremment sur tous les tissus lignifiés ou non. Ces résultats concordent, sinon d'une façon absolue; du moins d'une façon très approchée, avec ceux de Devaux et de Perir.
Bien qu'ils attestent une certaine affinité des membranes incrustées par la lignine ou la subérine pour les composés minéraux, ils n'infirment en rien l'hypothèse de Devaux, pour qui la fixation des métaux dans la membrane est due aux composés pectiques. DEvaux, en effet, reconnaît que les tissus lignifiés fixent, quoique faiblement, les sels métalliques, et GENEAU DE LAMARLIÈRE, de son côté, admet que ces mêmes membranes contiennent des composés pectiques (£. c. 195, 48, 158). Que si enfin, les membranes pecto-cellulosiques manifestent, dans de nombreux cas, une affinité plus grande que les autres, c'est que, vraisemblablement, elles contiennent une plus grande quantité de composés pectiques.
TECHNIQUE
Il est souvent nécessaire, pour s'assurer de la présence et de la localisation des composés pectiques dans une membrane, de les isoler en éliminant la cellulose qui leur est mélangée. On peut, inversement et comme moyen de contrôle, dissoudre les composés pectiques en ne gardant que la cellulose des membranes. En colorant, dans les deux cas, les préparations par les réactifs des composés pectiques, on s'assurera que ceux qui se fixaient dans la première opération ne leignent plus les tissus dans la contre-épreuve. La technique à suivre est celle qu'a indiquée MAnGix (L. c.).
D pe à
x 5 didtel
ii de
Elimination de la cellulose des tissus.
Les coupes minces sont placées dans le réactif de SCHWEIZER récemment préparé (1); on les y laisse séjourner plusieurs jours, en renouvelantle liquide toutes les vingt-quatre heures. Si les coupes sont minces, au bout de trois ou quatre Jours, la cellulose renfermée dans les membranes a été entièrement dissoute, au moins dans les lissus mous ; celle qui constitue les lissus lignifiés résiste beaucoup plus longtemps à l'action du dissolvant.
Quand on juge que la macération est suffisante, on étend d'eau le réactif cupro-ammoniacal et on lave à plusieurs reprises, d'abord à l'eau pure, puis à l'eau acidulée par l'acide acétique (3 à 5 pour 100), de manière à enlever toute trace de sels de cuivre. Si on examine les coupes avec précaulion, car elles sont devenues très fragiles, on reconnait que la structure a été entièrement conservée et que les matières azolées ont disparu en grande partie.
La coupe élant traitée par un des réactifs iodés de la cellulose, on conslate que les membranes se teignent en jaune. La coloration bleue n'y apparait jamais, sauf dans les tissus lignifiés. Mais si d'autres coupes, après avoir été soigneusement lavées de manière à enlever l'excès d'acide, sont colorées par la safranine, le bleu de méthylène et le rouge de ruthénium, les membranes se teignent immédiatement, en montrant tous leurs détails de structure.
Elimination des composés pecliques
Les coupes sont mises à bouillir, pendant une demi-heure, dans l'eau additionnée d'acide chlorhydrique à ? pour 100, ou encore mises à macérer, pendant 24 heures, dans de l'alcool additionné d'acide chlorhydrique (1/4 d'acide et 3/4 d'alcool).
Si, après lavage à l'eau distillée, pour enlever l'excès d'acide, on essaye, sur les tissus, les colorants des composés pectiques, on constate que l'acide pectique, qui est insoluble et que l'acide chlorhydrique a mis en liberté (il existait, on le sait, à l'état de peclate de calcium dans la lamelle moyenne), se colore plus fortement que les composés pectiques associés à la cellulose, dans l'épaisseur des membranes propres à chaque cellule. C'est ce ciment d'acide pectique qui maintient accolés les uns aux autres les divers éléments du tissu. |
Mais, vient-on à ajouter une solution d'oxalate d'ammoniaque, dans lequel l'acide pectique est soluble, le lissu est immédiatement dissocié et les membranes ne manifestent plus aucune coloration caractéristique des composés pecliques.
(1) V. p. 130 la préparation du réactif de SCHWEIZER.
2, cest pond HSE ST SEE RE og ES e ART PTT