‹ Étude générale de la membrane cellulaire chez les végétauxChapitre 86 sur 117 · M = CONSTITUTION CHIMIQUE DE LA MEMBRANE LIGNIFIÉE · texte numérisé non relu

M = CONSTITUTION CHIMIQUE DE LA MEMBRANE LIGNIFIÉE

On sait depuis longtemps que la cellulose, ou plutôt une des celluloses dont nous avons déjà bien défini les caractères, est la partie fondamentale de la membrane lignifiée. C’est cette cellulose, si répandue dans les Lissus parenchymateux et probablement formée, comme nous l'avons dit, par divers hydrates de carbone. En 1839 Paye, en traitant le bois avec l'acide nitrique, avait obtenu un corps qui, par sa composition centésimale, par sa solubilité dans l’oxyde de cuivre ammoniacal, par sa coloration bleue en présence de l'iode et de l'acide sulfurique ou du chlorure de zinc iodé, correspond tout à fait à la cellulose des parenchymes. Plus tard, on s'apercevait qu'avec cette substance, se trouvaient mélangés d'autres hydrates de carbone de propriétés tout à fait différentes.

Recherchant le principe à qui devaient être attribuées les réactions si spéciales du bois, FRéÉMY et URBAIN en isolaient la vasculose. C'est la substance à laquelle on donne plus communément le nom de lignine : ils reconnaissaient en outre, à côté d'elle, l'existence de la cutose, l'une des substances constitutives des parois subérifiées et cutinisées. Enfin, on a admis récemment, qu'à tous ces corps, on devait encore ajouter les matières azotées et des matières minérales,.

En résumé, par conséquent, il y a trois sortes d'éléments dans la membrane lignifiée : des hydrates de carbone de diverse nature, qui en représentent les substances fondamentales; un corps que j'appellerai le principe lignifiant, parce que c'est sur lui et sur lui seu] que portent les réactions de la membrane lignifiée ; enfin une série d’autres éléments que je réunirai sous la dénomination de substances accessoires, attendu qu'ils ne sont ni constants, ni toujours en proportion égale, dans le tissu ligneux.

a) Substances fondamentales de la membrane lignifiée

Lorsqu'on traite la fibre ligneuse par l'acide nitrique, suivant la méthode de Payen, par la macération de Scuucze (mélange d'acide nitrique et de chlorate de potassium) ou encore par la potasse concentrée, à 150-200°, suivant le procédé de Hopre-SeyLer (9),

on en isole un corps, qui se dissout dans le réactif de Scawelzer el se colore en bleu par le chloroiodure de zinc. C'est donc bien une cellulose, c’est même la cellulose proprement dite, car J.-B. Linpsex et B. Tozcens (40) en ont obtenu du dextrose par hydrolyse ; Gizson (12) l'a, de plus, obtenue cristallisée. Il existe donc bien, dans la membrane lignifiée, une cellulose identique à celle si généralement répandue dans les parois non lignifiées. D'autre part, il résulte des recherches de Linpsey, VWHEELER, ALLEN el Tocrens (14, 13, 44), surtout de celles de G. BerrranD (45), qu'il exisle, en outre, dans le bois des Angiospermes, un autre hydrate de carbone, le xylane, ou gomme de bois, déjà isolé par PommarÈne et Fieuter, et qui donne du xylose. Le xylane fait défaut chez les Gymnospermes et est y remplacé par du mannane et du galactane.

Ces fails, mis à côté de ceux avancés par ScnuLze, font donc concevoir la membrane des plantes supérieures lignifiée ou non, comme renfermant d'une manière tout à fait générale, des anhydrides de divers glucoses diversement combinés suivant les tissus et suivant les plantes. L'un d'eux, qui est le plus fréquent, donne du dextrose el se trouve associé à d'autres hydrates de carbones, fournissant, suivant les cas, du mannose, du galactose, du xylose, etc.

Remarquons, en terminant, que comme certains de ces anhydrides, tels que le xylane, sont solubles dans l'eau et qu'on ne peut cependant les extraire par l'eau, de la membrane, on a été amené à penser qu'ils formaient une combinaison éthérée avec d'autres subslances du bois, combinaison qui se trouve saponifiée après lrailement par la potasse concentrée el sous pression. ITest de fait qu'après ce traitement, la cellulose proprement dite paraîl être mise en liberté, puisqu'elle se colore par le chloroiodure de zinc, ce qui n'arrivait pas auparavant. Celle remarque aura plus loin son importance.

b) Principe lignifiant

A côté des hydrates de carbone qu'il a retirés des tissus lignifiés, G. BerrranD en a séparé un corps analogue à la vasculose de FRÉMY et Urpaix, el une autre substance, le Lignol, qui est une résine phénolique. La vasculose n'est pas autre chose que ce qu'on a toujours nommé lignine ; c'est à sa présence qu'a loujours été attribué ce qu'on est convenu d'appeler la « réaction de la lignine ». Quant à

PNR UT

pa

CTI PES POITIERS SRE En

DR LU TEE

rt <

At

Page 1