CONCLUSIONS
Entre l’albuminurie gravidique, l’éclampsisme et l’éclampsie d’une part, la néphrite chronique d’autre part, il est facile de concevoir une très nette différenciation se fondant, en particulier, sur les signes d'insuffisance rénale, absente dans le premier -groupe et présents dans le second.
Mais, dans nombre de cas, la différenciation est moins bien tranchée: des albuminuries, des éclampsismes, des éclampsies, qui ne sont pas causées par une néphrite chronique préexistante donnent des signes de ia série néphritique, de façon passagère ou durable. Ce sont, sans doute, à ces cas qu’il faut réserver le vocable de néphrite gravidique: ils relèvent d’une atteinte de l’épithélium rénal par la gestose, atteinte plus prolongée ou plus sévère que celle des cas sans élément néphritique.
Dans un certain nombre de cas, ce dommage rénal est défi-
nitif et c’est par la gestose et la néphrite gravidique que la femme entre dans la néphrite chronique patente ou latente.
Vu k Vu Le Doyen : Le Président de la Thèse :