‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 105 sur 200 · Œuvres complèteSy t. I«S p · texte numérisé non relu

Œuvres complèteSy t. I«S p

4. Deux fois il a écrit dans ce sens à M. Dade (ou Dadou) son gendre.

quoique tardif, est à enregistrer], j'espererois luy faire un des signalez services que pauvre soldat ait jamais faict à Prince, mois Dieu ne permet pas qu*il y ait oreilles pour nous* • » La politique française menacet-elle les alliés naturels delà Réforme, veut-elle contrecarrer leurs desseins, d'Aubigné combat cette influence et ne ménage pas ses avis aux membres de TUnion ; Il détourne Rohan de toute alliance, hors celle de Venise : « Tout ce que vous negotierez avec qui que ce soit, horsmis les Vénitiens, se tournera en infidélité, et changement pourpensé de longue main, et pour les voisins, en mesûances, longueurs et mortelles stupiditez '. j»

Dans une autre lettre il revient plus clairement sur ces «c mesûances, » et conseille à la Serenissime Seigneurie « de ne confondre pas les forces Vénitiennes dans les forces Fransoises, mais les apliquer au grand bien de TUnion et à Tavantage de Venise, pour le fruit de ses despenses et labeurs. » Enûn, dans une lettre sans suscription, probablement à M. de Cavassa^, d'Aubigné met à la charge d'un ami un plan qui consistait, avec une assistance de 200 000 escus aux Grisons, à intervenir dans leur différend et à contrebalancer l'influence en ce moment prépondérante de la reine mère. Cette année môme, Fargis négociait pour Richelieu un traité conclu à Madrid à Tlnsu de Venise, de Turin, du duc de Savoie : le culte catholique était seul autorisé en Valteline, les Grisons étaient sacrifiés et durent s'incliner comme leurs alliés. N*est-ce

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