Histoire universelle, t. III, col
SUR TH. «AGRIPPA D'aUBIGNÉ. 159
dit rien, sous prétexte que « sa profession l'empesche de ladesduire davantage^ ? » Passant presque sous silence cette conférence fameuse, il pouvait se dispenser de rappeler que «cesto même disj^ute fut relevée à quinze jours de là ' par un Gentilhomme (qui signe comme pour rassemblée de Cuistres) contre le mesme Evesque, dont les extraicts déposés entre les mains du Roi se pourront voir imprimés. » Un passage de la correspondance prouve d'ailleurs qu'en ce duel théologique, d'Aubigné ne relève qu'une faute en Duplessis, capitale, il est vrai, c'est a de s'estre persuadé tant de services et de mérites envers (le roi), qu'il presideroit favorablement pour luy '. » S'il ne lui a manqué pour triompher que la faveur, c'est-à-dire Timpartialité royale, pourquoi d'Aubigné ne relôve-t-il pas le vaincu dans son Histoire^ comme il fait dans sa correspondance? L'événement en vaut la peine, par le retentis* sèment que lui donnèrent les catholiques^.
Il faut dire que Duplessis n'aime pas plus d'Aubigné qu'il n'en est aimé. Quand on voulut confier à ce dernier, en sa place de Maillezais, la garde du Cardinal de Bourbon, Duplessis s'y opposa, objectant «c les grands mécontentements de d'Aubigné et ses perpétuelles, riottes avec son maistre'« » C'était, nous l'avons dit, méconnaître sa probité et le calomnier. En résumé,