‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 113 sur 200 · Œuvres complètes, t. l«', p · texte numérisé non relu

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sang nier que ces dissentiments arec un homme tel que Duplessis puissent jeter un jour fâcheux sur le caractère de d'Âubigné, reconnaissons que l'accord était difficile entre deux serviteurs dont l'un « lé Pape des Huguenots» a joué toute sa vie le rôle de conciliateur, dont l'autre ne brilla point par des qualités de modération.

Peut-être pourrions-nous encore réclamer en faveur de quelques autres personnages de moindre étoffe. Ainsi, Ségur, que nous voyons jouer un rôle important dans la correspondance de Henri IV, et fréquemment envoyé par le roi auprès d'Elisabeth, figure deux fois^ et seulement à côté de d'Âubigné, dans VHistoire, pour y jouer un rôle diplomatique des plus effacés. Dans la fameuse négociation de Languedoc', si habilement menée par d'Aubigné, Ségur est « un homme faciley » une sorte d'homme de paille et de comparse que le maréchal Danville trompe et joue à plaisir. Un passage de la Vie, déjà cité, où d'Aubigné menace Ségur de le faire passer par une fenêtre, nous rappelle à propos les sentiments de notre historien pour son collègue d'ambassade. D'Aubigné a, comme il le dit, servi son maître « à sa fantaisie » et il est difficilement impartial pour ceux qui, ayant servi le roi à la sienne ou à la leur, s'en sont bien trouvés. Mais qui lui reprochera ses justes sévérités pour la trahison d'un Condé, pour l'insolence d'un d'Ëpernon, dont il connaît «la pesante haine',» pour un apostat comme Sancy, que, dans Y Histoire , il a plutôt ménagés.

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