‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 12 sur 200 · Histoire universelle, t. II, col. 665 et suiv · texte numérisé non relu

Histoire universelle, t. II, col. 665 et suiv

SUIl TH. -AGRIPPA d'AUBIGNÉ. i7

Quelques reparties courageuses à la reine-mère ne rachètent pas sa présence à la rencontre de Dormans; on ne saurait Texcuser de s'être rencontré avec les reitres appelés au secours des Réformés, trois ans après le. massacre delà Saint-Barthélémy. Il a heau nous dire « que tout ce qui demeuroit à la cour estoit sifflé, que le roi de Navarre envoyoit sa maison, ses gardes, et sur tous ceux qui sentoyent le fagot et travailloyent à sa liberté S >* on regrette de voir le « jeune guidon de Fervacques » acheter son accès à la cour par de semblables concessions. S'il joue un rôle moins compromettant au siège de Domfront, où il tenta de délivrer le comte de Montgommery qui y était enfermé, les explications qu'il donne à la décharge de sa conscience sentent trop les subtilités de la casuistique. « On lui apprit que, ne prestant point de serment, il pouvoit sans reproche laisser penser à ses ennemis ce qu'ils vouloyent, et estre dedans leur armée comme ennemi, mesmement s'il se pouvoit garder de prononcer paroles desrogeantes à ce qu'il estoit*. » Les Jésuites Arnou et May qu'il devait poursuivre de ses épigrammes', n'ont jamais mieux trouvé. Guise et le roi de Navarre, à cette époque, « couchoyent, mangeoyent et faisoyent ensemble leurs mascarades, balets et carrousels. » Guise n'est guère plus catholique que le Béarnais protestant; là est l'excuse pour le jeune écuyer du prince qui leur fait des vers, compose son

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