‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 11 sur 200 · Œuvres complètes, t. III, p · texte numérisé non relu

Œuvres complètes, t. III, p

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gné d'assister au siège de la Rochelle dont il a cependant rapporté en grands détails les péripéties, d'après quelques relations du temps ^. C'est à l'époque de la paix de la Rochelle, qu'un maître d'hôtel du roi de Navarre fit souvenir son maître des services de Jean d'Aubigné et lui conseilla de se servir du fils, alors âgé de vingt et un ans^ « comme d'un homme qui ne trouvoit rien de trop chaud *. »

Sous le coup des menaces, le Béarnais avait dû consentir un édit, à l'effet « d'abolir la Religion Reformée aux terres de son obeyssànce '. » Il avait figuré avec Monsieur et le duc d'Alençon, son frère, le prince de Gondé, les ducs de Guise, d'Aumale, Nevers, et toute la fleur de la noblesse au siège de la Rochelle. L'arrivée des ambassadeurs Polonais, venus offrir la couronne à Henri, fut l'occasion d'une entrée solennelle par les portes Saint-Martin et Saint-Antoine, de ballets et féeries oii brillait confondue la jeunesse catholique et protestante. Catherine faisant, pour ces fêtes, couper un bois de haute futaie aux Tuileries, semblait préluder aux somptuosités de Louis XIV. S'étonnera-t-on qu'à ce moment le serment d' Amboise fût loin du cœur de d'Aubigné, que, de vingt et un à vingt-deux ans, il ait oublié la malédiction paternelle suspendue sur sa tète?' En écoutant le récit détaillé de quelque frasque peu honorable, «dont trois Rois et plusieurs Princes ne se sauvèrent que miraculeusement * , » le jour même où mourait THospital, nous soupçonnons fort que d'Aubigné était de ces équipées princières.

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