‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 15 sur 200 · Histoire universellCj t. II, col. 772 et sniv · texte numérisé non relu

Histoire universellCj t. II, col. 772 et sniv

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mesmesTetc. » G*est le chant de TEzode; le sort en est jeté, l'instant est solennel, le maître est digne de son seryiteur et le serviteur du maître. Gomme le dit magnifiquement notre historien : « L'Ame du prince va répudier les délices, et son coeur espouser les dangers.» La fuite est décidée, l'entreprise hien menée. Au bout de quelques jours, le roi qui avait couché à Senlis est rejoint à Alençon (3 février 1576), par deux cent cinquante gentilshommes, premier noyau de cette armée qui allait lui conquérir un trône. D'Auhigné est désormais, comme il le dit, « au cœur de son Hisicire ' • »

Pour avoir écouté et fait entendre la voix du devoir, ne demandez pas plus de prudence à d'Aubigné ; il semble au contraire redoubler de folles témérités qu'il se complaît à raconter dans sa Vie comme dans l'ffisioire universelle. Un jour, à Pithiviers, à la tète de trente hommes, il se démêle d'une suite de plus de huit cents chevaux. Une autre fois (1576) il veut, chargé d'une mission, pénétrer à Blois, où se tiennent les Etats assistés de dix mille hommes. Il se Bait reconnu et n'entre pas moins dans la salle de bal; le lieutenant des gardes est à ses trousses, mais lui, « se coullant derrière les Majestez, puis par le cabinet de la Roine, » se sauve ensuite jusqu'aux écuries et à la rivière*.

Au siège de Marmande, opéré par la Nouô, l'historien s'excuse de raconter plus expressément une charge, parce qu'elle est estimée « la plus desraisonnable de celles qu'a falotes le plus hazardeux Capitaine de son siècle • . » Le lieutenant de Vachonnière, qui y fait rage,

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