Histoire universelle, t. III, col
4. Voir la Satire en France au seizième siècle^ de Ch. Lenient, qui a résumé et apprécié avec un esprit et une verve dignes des auteurs eui-mémes ce spirituel pamphlet de la Menippee (t. II,
&, 125-149.) Voir également l'éailion de /a Satyre Menippee de . Ch. Read (Paris, libr. des bibliophiles, 1876), qui a relevé (p. 310) sur un exemplaire de la bibliothèque de l'Arsenal (n» 5892) cette note manuscrite, laquelle paraît émaner d'un contemporain bien informé : « L'autheur. ou au moins celuy qui a eu le premier dessein du Catholicon d'Espagne, (premier jet de la Ménippée), a esté un petit homme nommé M. Le Roy. anmosnier et chappelain dn cardinal de Yendosme, qui a esté chanoine de U Samcte-Chapelle à Paris, qui est mort aveugle, de vieillesse, chanoine à Rouen, Tan 1627.
Rapin n'a du tont fait que les vers latins, et Passerat, les
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D'Aubigné insiste un pea plas sur les écrits qui ont une portée politique; ce sont même les seuls auxquels il daigne consacrer quelques lignes et nous ne saurions l'en blâmer, car, tout éphémères qu'ils paraissent, ils furent un Jour des armes de combat redoutables. A ce titre « la Gaule française ^ de Hothoman, premier jurisconsulte de son temps ', » et « la Défense cùntre les tyrans^ de Humbert Languet » avaient droit aux honneurs de VHisioire. Le livre de la Servitude volontaire ou Contr'un de la Boétie ne serait pas, comme on Ta dit, inspiré par Tindignation des atroces représailles que ' vint exercer Montmorency sur les Bordelais. D'Aubigné reproduit une version différente. « Le jeune escholier voulait voir, au Louvre, la salle du bal ; un archer lui laissa tomber sa hallebarde sur le pied; » la victime irritée et criant justice par le Louvre « n'eust que des risfdes des grands. » C'est assigner une cause bien mesquine à cette éloquente déclamation.
Parmi les œuvres « d'esprits aiguisez et afânez entre les dures affaires, » Thistorien cite : « L^excelleni et libre discours, attribué au Faï, petit-fils du Chancelier de THospital^. » Michel Hurault, sieur du Fày,
françois ; Florent Chrestien, la harangue du Recteur Roze ; M. Gillot, conseiller de la Grand' Chambre, la harangue du cardinal Pellevé; M. Pierre Pithou, celle du sieur d'Aubray (optima, quamvis longissima).
Ce livre fut premièrement intitulé par M. Le Roy : VAme des Estais de Paris, puis changé en Catholicon d'Espagne par Rapin et Passerai. » M. Gh. Read a pour la première fois publié ce texte primitif avec son titre exact. (Cabinet da bibliophile, 1878.)