CHAPITRE \l
d'AUBIGNÊ méconnu de son siècle. D (VERSES OPINIONS DE SES CONTEMPORAINS ET DES AGES SUIVANTS : BRAN- TOME, DAVILA, l'eSTOILE, DUPLESSIS-MORNAY, SULLY, Mme DE MAINTENON, SA PETITE-FILLE, BAYLE, ETC. INDIFFÉRENCE OU INJUSHCE DU DIX-HUITIÉME SIÈCLE : LE MARQUIS d'aRGENSON, ETC. LE DIZ-NEUVIÉME SIÈCLE PLUS ÉQUITABLE : L*ACADÉMIE FRANÇAISE, SAINTE-BEUVE, VILLEMAIN, LA CRITIQUE ET L*ÉRUDITI0N, MICHELET.
Pourquoi d'Aubigné semble-t-il , presque de son vivant, avoir été enseveli dans Toubli? Pourquoi sur rhomme, sur son œuvre, quelques dédaigneuses critiques, quelques éloges plus rares encore, un silence presque universel? Notre Étude a répondu d'avance. La vie de d^Aubigné, son caractère, les défauts et plus encore les beautés de ses écrits expliquent cette longue conspiration, ou plutôt cette connivence de la rancune et de rinjustice.
« Que voulez- vous que j'espère parmy ces cœurs abastardis, écrivait l'auteur des Tragiques, sinon de voir mon livre jette aux ordures ^ » Ses œuvres, conservées dans les familles protestantes, puis insensiblement délaissées pour leur langue rude et archaïque, auraient pu y espérer un retour de faveur, m.ais la