‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 18 sur 200 · Histoire universelle, t. Il, col · texte numérisé non relu

Histoire universelle, t. Il, col

SUR TH.^AGRIPPA D*AUB1GNÉ. 23

quel profit possible, au point de vue de l'art militaire, de ces boucheries presque invraisemblables. Le roi de Navarre appela c menteur »', le jeune l^icouë qui lui rapportait à Agen ce combat et les exploits de d'Âubigné. Il est vrai, si nous Ten devons croire, que le roi est jaloux de son serviteur.

C'est à ce terrible combat de Ga8tel-Jaloux(1577) que nous devons les Tragiques. Retenu au lit par ses blessures, enflammé d'une iiôvro dont l'oeuvre a gardé la trace, le poôte en dicte « au juge du lieu les premières clauses*. »

La paix s'est faite, en 1 577, sans aucun profit pour d'Aubigné. A vingt-cinq ans, il n'est encore qu'écuyer du prince et lieutenant. En vain ceux de Gastel-Jaloux le réclament comme successeur de Vachonnière, en vain il s'empare de villes et de places, le ressentiment du roi ne lui permet pas d'espérer le moindre gou* vemement. D*Aubigné dit adieu à ses amis, à son maître, non sans lui reprocher « ses douze playes sur son estomac. » Il a résolu de s'attacher au service de Casimir, fils du duo de Bavière, mais « en arrivant à Saint-Gelais, notre malcontent vit par une fenêtre Su* sanne de Lezay (de la maison de Vivonne) et fut tellement picquédecet amour, qu'il trouva son Allemagne chés les sieurs de Sainct-Gelais et de la Boulaye'. » Ce nouvel amour, mêlé d'impatience de repos, ne devait pas laisser longtemps d'Aubigné au logis et l'empôcher de reprendre ses courses en Gascogne.

C'est à peu près à cette époque que se place un épisode douloureux. On a repj^ché, non sans raison, &

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