Histoire universelk, t. II, col
d'Âubigné fait encore la guerre en partisan, par ooups d'andace et de surprise.
Avec un homme qui ne songe c qu'à briguer les recherches de péril et d'honneur, » sans compter les compagnoni qui le sollicitent « d'aller chercher de quoi faire fumer le pistolet, » il faut négliger appels, défis, escalades, celles même où, comme au château de Marmande, c le lieutenant de Vachonniere » reçoit arquebusade qui l'envoie rouler au pied des rochers. Mais, en nul endroit, d'Âubigné ne nous fait assister à plus furieuse bataille qu'à Gastel-Jaloux. c Je suis après, écrit-il, à vous conter un des plus opiniastres combats que j'aye veu, leu, ni ouy dire ^ » et nous sa* Tons s'il en a vu d^à de terribles I Gomme presque tou* Jours, c'est une affreuse mêlée, où chacun agit c suivant sa chaleur, et prenant les avantages du pals, comme l'occasion l'instruisoit. » Du cdté des chefs, c'est une lutte homérique, sans merci, sans quartier. Vachonniere, les reins coupés d'une balle ramée et brûlant de quatre arquebusades, tombé entre les jambes du cheval de son lieutenant, le prie de se sauver, mais les voici bientôt compagnons de chute et recouverts de trois de leurs soldats morts. Le combat n'en continue pas moins: on se coupe la gorge avec les poignards. Pour sa part, d'Âubigné blesse encore trois ennemis en jouant de l'épée. Enfin, quatre compagnons le hissent sur un cheval et le sauvent blessé en cinq en* droits. En ce récit, comme en beaucoup d'autres, d'Aubigné, qui se rappelle son Montluc, donne aux jeunes capitaines des conseils précis, tirés de l'action mémo qu'il vient de raconter. Nous nous demandons