‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 190 sur 200 · ICI LA CINQUIÈME BRANCHE · texte numérisé non relu

ICI LA CINQUIÈME BRANCHE

Antoine.

Jean P'.

Pierre.

Jean II, Qualifié Chancelier du Roi de Navarre. Il espousa Tan 1550 Cath. de Lestang.

Th. Agr. d'Aubigné.

Le dit Jean d'Aubigné et Catherine de Lestang n'eurent qu'un fils.

Ce fut un des plus beaux esprits de son siècle, des plus braves et des plus avancés pour son mérite dans l'honneur des bonnes grâces de son Roi. Il n'en faut point d'autre témoignage que la beauté de ses écrits, les grandes charges desquelles il s'est dignement acquitté et les fortes récompenses qu'il a toujours eu de S. M. ' Je le vois dans quantité d'actes qualifié des plus beaux titres qu'on puisse jamais avoir corne de haut et puissant...

La maison des Lezai est fort illustre en Poitou, M* le marquis de Lusignan est Tainé de cette maison.

1. Semble du style de M. Barentin (voir Tartide Agr. d'Aobign^, France Protestante,) On a vu que Th.-Agr. d'Aubigné, aui ne s'éleva jamais au dessus du grade de Maréchal de camp, rat Join de jouir « des bonnes grâces de son Roi ».

294 PlACBS JUSTfFICATIYCS.

if Brevet d'une prasion de 2700 francs aeeoidé IMir le Roi, le 23 Février 1606» à la dame Françoise d'Aubigné, venve du feu Sieur Scaron, tant en eoosidération des services du dit Sieur Scaion qu'en considération de ceux du feu S' d'Aubigné, ayeul de la dite dame, et de ce que la feue Reine mère de S. M. lui avoit aussi accordée une pension, dont elle Tavoit fait payer jusqu'à son décès ^

Ce brevet est signé Louis et contresigné Letellier.

1. n est assez carievx de voir d*Aabigné, trente-six ans après sa mort, valoir à sa petite-fille une pension double de celles qa*il touchait avant sa disgrâce. Loms XIV s'est-il jugé mieux servi par la petite-fille que Henri IV par Taîeul? On se demande aussi quels eenrices le dit Sieur Scanon a bien pu rendre au roi?

Nous savons à quoi s'était réduite la pension payée k Agr. d'Âubigné par la Reine mère. (Voir notre Etude, p. 51 et au t. I«r, p. 4^ des Œuvres complètes ce passage d'une lettre -à M. de Loménie (1618) : « Cette lettre ne vous importunera ny de mes trois pensions ostéêSy etc.)

LETTRE DE CONSTANT d'AUBIGNÉ A SON PÈRE (inédite*).

{Bibliothèque deBessingeSy man. t. III, fol. 51 et 58.)

Monsieur mon Père,

L'honneur de yoitte lettre qui m'a apporté beaucoup 4e consolation ne m'a pas mis pourtant hors de pêne, d'autant que vous ne m'esclaircissez point de trois choses : la première est qu'on ne me délivrera point l'argent de la compaignee sans cotion, à cela j'ay pourveu à vostre seureté, si vous doutez de ma conduite, qui est que, me donnant M. Vaxelles pour plege, vous pseniez tout l'argent, si dans le Daulphiné et dans nostre voisinage tous voulez ou pouvez fayre toute la compaignee, pour que vous m'ordonniez ce qu'il vous plaira, tant pour ce qu'il fault que je levé que pour mon train; mais souvenez vous que> pour l'argent qu'on nous donne, nous demeurerons obligez à mener nos gens jusques prez de Venize, la place monstre^ ce qui

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