Voir p. 156 et suiv. de notre Étude
Cette lettre a été publiée par M. Ch. Read, au Bulletin de la Société de FHistoire du Protest. (24« année, 1874). Nous pensons cependant que nos lecteurs ne nous sauront pas mauvais gré de la reproduire ici fidèlement, suivie d'un fragment inédit, d*après notre copie du manuscrit de Bessinges.
advisez en font leur nudttrea une fois le jour. Je n'ay que fayre de vous exhorter à la continuation de tous ces bons offices. Gela ne peult venir en doute qu*à ceux qui ne tous ont pas cognu ou qui maleureusement Toudroient oublier les preuves de vostre magnanimité. Or, pour ce que tous les gens de bien de nostre confession sont fort regardez en me visitant, et que vos pas n'y seront pas indifférents, je vous donne adresse à deux de mes femmes, afin que vous envoyiez vers elles prendre Theure à propos. L*une est la Motte, l'autre ma More, laquelle vous nommastes au Montde-Marsan Melayne, et on Tapelle Melanie. Je voudrois qu'il y eust autant de François aussi bUmcs en pieté comme ceste nègre. A Dieu, jusques à vostre veué, qu'avec vostre prospérité désire Vostre meilleure et plus affectionnée
Amie.
FRAGMEMT DE lA HÊHS (Inédit).
... est que le Roy mon frère ha désiré de moy que, puisque je me rends opiniastre en ma religion, je face voir à chaquun que ce n'est pour un zèle sans science, en faisant faire une conférence de quelques docteurs choisis par luy, et d'autant de mon élection. J'ay pris quant et quant l'avis de Mgr de Buillon et de mes ministres. Le premier n'a pas seulement esté d'advis d'accepter l'offre, mais m'a prié de le laisser conduire cette troupe, la loger chez luy et en porter le soin. Je luy ay laissé le choys des douze, hormis de trois que j'ay voulu nommer: à sçavoir vous, Mons' de
GourdoD,. et M^ Feugueray, mon Pasteur ^ Il ha aprouyé mon désir et vous eu doit escrire, pour vous ooDjurer de ne frauder point nostre espérance, ni par la proffesion que vous faites d'un autre métier, ny par les haines que vous avez desja aquises par la violence qu'on vous impute, car au contraire je prend de là de quoy vous prier, et mesmes contraindre, de satisfaire à mon hon désir, puisque œ sont les violents qui ravissent le Royaume de Cieulz (Melayne) *,
Il coroae les Haines Que vous supportez pour La vérité, du chapeau De fleurs que produit Son amour.
à entreprendre pour la cause de Dieu et de votre constance, à ne démordre pour péril qui se présente ce que Dieu vous ha donné de propozer une fois. Le Ciel vous ha partagé de ceste vertu hien plus avantageusement que celle de qui vous avez dit que la Loy Salique n'avait pas partagé la constance en sa maison, l'ay pris, selon mon devoir, ce beau trait, non pour la louange méritée, mais pour règle à la mériter. Quant Beauchamp me donna vostre letre, en celant l'auteur, je ne le cognus pas au chiffre, mays aux six premières lignes où je pris plaizlr à voir comment, au
1. Voir I). 158 de notre Étiide. M' de Ck)urdon et M^ de Gourde désignent évidemment le même personnage.
2. C'est le nom de cette « More » une des femmes de Catherine, que d'Aubigné surnomma Melayne (ou Melanie) an Montde-Marsan, comme il est dit dans la lettre qui précède.
Que viennent faire ici ce nom et cette prose alignée sous forme de vers et que nous reproduisons tels que les donne le manuscrit? Ils coupent bizarrement la phrase dont les deux parties réunies présentent un sens à peu près intelligible.
304 ?IÊCI8 JUSTIFICATIVES.
lieu que les escrits de ce temps tournent les choses sérieuses en vanités, d'une de vos gayetez vos discours silutayres ont pris exorde et argument. C'est ailleun qu'à vous que Je dois adresser les louanges de vostre fllle; Je me contente de tous dire que tous me teniez pour indigne de vostre pêne, si je n'en fais pas mon proffit. J'aj à tous donner un adris et, avant Isdsser la plume, convertir en une ardente prière mon advertissement
OECÀBVINDC SN PRUSSE CI 26i FiYlUBR 1626*.
BibUathiqw de Bemngei^ t. III, p. 61, recto.
(inédit.)
Monsienr, Qaand mes voyages de France ne m'auroyent sinon donné cette belle langae et fait lire tant d'escrîts excellents qne nous ont produit ces courages flamboyans, triez entre les délices du ciel, j'en deyroîs ressentir toute ma Tie un contentement sans mesure. Mais la courtoisie de la Nation m*en a ottroyé un qui n'est pas moins à estimer : c'est Tamitiô favorable de tant de grans hommes qui n'ont rien de pareil ni en la paix ni en ht guerre. J'y en ai reu et hanté, en deux lustres, un bon nombre : pour les autres, mais tous ensemble, je les contemple et révère dans rostre belle Histoire^ et aux tableaux posez et sacrez en marbre permanent, où TOUS les avez gravez avec tant de remarques admirables, ignorez ou supprimez auparavant. Vous m'avez maintenant fait l'honneur de vous souvenir de moy et me prévenir par vos lettres dont je vous rens grâces immortelles, bien marry que mon oubliance ne m'a permis do vous rendre les services que je vous devois, lorsque mon bonheur m'aprocha quelquefois de vous