CIG 10 G XXX APRIL. D. XXIX
Au nom de Dieu très-bon, très-grand. Voici, mes enfants, le souhait que je fais pour tous. Ce repos
i.Voir page 73 de notre Étude.
Lorsque le cloître de St-Pierre, aa siècle dernier, cessa d'être
que dans une vie agitée et malgré les vents contraires, je TOUS ai acq[uis par la seale protection de Dieu et par des moyens légitimes,si tous servez Dieu, si vous imitez votre père, je souhaite que vous en jouissiez. Si non, que le contraire arrive. Voilà ce que votre père, deux fois père, par qui, et non de qui, il vous a été donné de vivre et de bien vivre a écrit à l'honneur de ses héritiers s'ils l'imitent, à leur honte s'ils dégénèrent. Théodore Agrippa d'Auhigné, octogénaire, mort le 29* jour d'avril, 1630.
employé aux inhumations, cette épitaphe, on plutôt cette recommandation un pea comminatoire du père k ses enfants, gnyée en lettres d'or sur une plaque de marbre noir, fut transportée dans le temple, oii elle se voit encore à droite, en entrant par le péristyle.
MM. Lud. Lalanne et Th. Heyer ont donné cette inscription (onyrages déjà cités).
M. Lud. Lalanne nous parait avoir à tort corrigé apttu en nactu». Apttu est la forme abrégée de -adeptus (ayant acquis) comme apiscor est une forme contractée de adipiscor.
Nous ne nous expliquons pas bien les mots : sipalris êaiis^ évidenmient dans le sensdettpaM satit, La duplication d*une lettre {pairià iatù) est fréquente dans les inscriptions.
Per quenij non à guo,„ D'Auhigné veut dire que ses enfants lui doivent moins la vie physique que la vie morale. Au reste la latinité de cette épitaphe est aussi obscure que bizarre.
StwUor. hâpredibf lisez studMorum hseredibus.
LETTRE DE LA. REINE CATBBRINE, SŒUR DU ROI A d'AUBIGNÉ^.
{BibUothique de Bessinges^ man. t. III, fol. 75-76-77.)
M' d'Aubigné, vous avez satisfait à trois devoirs ou offices tout à la fois d*un chrestien, d'un amy, d'un serviteur, et fourny à tout en perfection : d'un chrestien, en ce que vos entrailles esmeûes des douleurs des enfans de l'Eglise ont montré que vous estiez membre de ce corps pour lequel Jésus est mort; d'un amy, en ce que vous n'avez point craint la hayne des puissances qui dominent auiourd'buy, pour m'instruire à mespriser ce que ces lascbes et ignorants adorent, en me faisant part de vostre entendement etdevostre cœur. Mais le soin continuel que vous avez montré des choses eslougnees est d*un vray et fidelle serviteur, je dis de telle sorte de serviteurs que les princes bien