Œuvres complètes, t. !•', p
SUR Tn.-A6hIPI»A D'AUtllGlIt. 31
que fut reetiM» une mauvaise disposition de l'armée des Réfoi^més, qui n'avaient à leur gauche auoune in- &Dterie. 61, dans ÏHkMre, le narrateur s'efface devant le roi, la Trémoiile, Harambure, ses grands amis, et une foule d'autres seigneurs et gentilshommes de marque, il se remet en scène dans sa Fié et complète le récit d'un duel pendant la bataille, où < le compagnon de Fouqoerolles S ^ passa l'espeo en la visi^ de Vaux. Ge compagnon, qui epercea la teste * » de son adversaire, c'est lui-même. La Roche Ghandieu ayant commencé la prière, d'Aubigné fait entonner son psaume favori : a La voici l'heureuse Journée. » Plusieurs catholiques s'écrièrent : a Us tremblent, les poltrons, ils se confessent. » Vaux, c qui avoit plus souvent frotté ses genoux avec ces gens là que les courtisans, i» répondit: a Quand les Huguenots font cette mine, ils sont prests de se bien battre*, n fin n?n^ datit ainsi Justice à son ennemi^ le vainqueur relève encore sa victoire.
On sait comment le roi, e donnant sa victoire & Ta^ mour, » en perdit le fruit. 8uivi d'une troupe de cava*lerie, il per^a toute la Gascogne pou» aller porter drapeaux et trophées aux pieds de la comtesse de Gratnont, br» en Béafn. Le prince était au plus fort de sa passion pour « la belle GorisaUdre. »
C'est au retour du siège de Beauvais^sur-Mer qu'il faut placer un entretien que le Béarnais eut, à ce sujet, entre Saint-Jean et la Rochelle, avec le vicomte Tu« renne et d'Aubigné. L'amoureux monarque avait fait promesse absolue do mariage ; après avoir exposé ses
i. Histoire universelle, t. III, col. 86.