‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 28 sur 200 · Histoire universellâf t. III, (Sot. S · texte numérisé non relu

Histoire universellâf t. III, (Sot. S

perplexités à ses deux canfidents, « il pria Tunet commanda à l'autre » de lui donner leur avis le lende>main» Le vicomte « appréhendant le paquet n esquiva cette délicate consultation en gagnant de nuit Marans. D'Âubigné n'eut garde de manquer l'occasion d'un service à rendre et d'unédifiuit discours à prononcer^ Le roi remercia son conseiller et ajourna ses projets d'union à deux années; c'était plus qu'il n'en fallait pour tourner ailleurs ses volages désirs. C'est ainsi que Sully devait plus tard s'efforcer de refroidir la passion de son maître pour. Gabrielle d'Ëstrées, mais cette fois, l'amour, aggravé de longue accoutumance, menaçait, sans le poison, de couronner la maîtresse reine de France.

Après Gotttras, le roi se sentant les coudées plus franches, songea à réaliser « un notable projet » dont d'Âubigné l'avait entretenu dès l'année 1570. En s'assujettissant les embouchures de la Loire et de la Vilaine, et fortifiant Saint-Nazaire, Guérande, le Groizic par un système de retranchements, on s'assurait des revenus considérables sur les rivières et la domination absolue. sur toute la contrée. Dix-huit ans après, le roi revint à ce projet^ mais n'en voulut confier l'exécution ni à La Noué,, ni au vicomte de Turenne, parce qu'il craignit « de rien ajouter à la gloire de l'un et à la puissance de l'autre. » L'affaire fut mise entre les mains de Daplessis-Mornay, « plus au roi, plus ductile à ses volontés v et d'Âubigné forcé, ce comme autheur et nécessaire à la besogne, d'y assister. »

La fin de cette année (décembre 1588) voyait s'accomplir le drame des états de Blois. Le duc de Guise

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