‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 33 sur 200 · Ce signe était celui-ci · texte numérisé non relu

Ce signe était celui-ci

être Lagny n'eût pas été emporté « sous la moustache du Roy » et la route de Paris ouverte au duc de Parme.

En cette aunée (io91), d'Aubigné, de retour en Poitou, sous les ordres de la Boulaye, y accomplit quelques-uns de ces exploits auxquels il nous a habitués; Ainsi, à la Boucherie^ il se fait enlever par ses soldats au haut de la muraille et de là, « s 'estant jette au bas, accompagné d'un seul Gentilhomme, donne aux basses-cours, mesle ceux qui se retiroient auchasteau » et y entre avec eux. Montreuil, près Poitiers, est encore emporté par sa témérité, après un rude assaut, • *

Deux entreprises tentées sur Maillezais furent déjouées par son Gouverneur. Il lit pendre les traîtres qui avaient ménagé la première et « degousta » le chef qui avait mené la seconde. Ces efforts sur Maillezais s'expliquent par l'espoir qu'avaient conçu les Ligués de délivrer leur roi Charles X, le cardinal de Bourbon, dont la garde avait été confiée à d'Aubigné ' , malgré les avis de Duplessis-Mornay. Il montra pourr tant combien il en était digne, en bravant le poignard du capitaine Dauphin et repoussant avec indignation les deux cent mille ducats offerts par la duchesse de Retz.

i Au siège de Rouen, d'Aubigné fut contraint de s'avouer vaincu en témérité par le roi (c'est le plus bel hommage à ses yeux). Un jour l'Anglais Roger Willems et lui n'osèrent, au moins sur le moment, suivre Henri qui venait de passer la rivière en poussant son cheval et le forçant, « que du ventre, que des pieds, )» à la traverser

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