Œuvres complètes, t. I«% p
SUR TH.-AGRI^PA d'AUBIGNË. 39
suruabatardeau. «Ici je me oomme, s'écrie Thistorien, poar donaer gloire à mon maistre aux despens d'un des plus vaillans hommes du monde et aux miens^. » D'Aubigné n'a pas un accent aussi solennel pour Goutras et Ivry. Ne dirait-on pas, dans ces bravades où l'enjeu n'est qu'un point d'honneur parfois puéril, qu'il existe une sorte de rivalité jalouse entre le maître et le serviteur et que l'admiration désarme un instant le vaincu en présence d'unefolie supérieure à la sienne ?
D'Aubigné ne manque jamais de s'incliner devant ces actes de témérité et le mépris de la vie, qu'il s*agisse d'un roi ou d'un bouffon. Ainsi il paie en pas* sant sa dette à Ghicot ', « bouffon quand il vouloit, » qui, acharné à la poursuite de Mayenne, s'était fait tuer entre les jambes cinq chevaux en deux ans, et périt d'un coup d'épée au siôge de Rouen.
1. Hùtoite universelle, t. III, col. 359. D'Aubigné rappelle dans sa Vie {CEuvres complètes, t. I«r, p. 67) cet honneur renda an pnnce à ses dépens. A ce moment, par hasard, maître et servitear semblent contents Tun de l'autre. « En ce siège, dit le second, le roi Thonora de sergent de bataille i la présentation du duc de Parme. »