Œuvres complètes, t. I«', p
3. Dès 1616, d'Aubigné supplie le duc de Rohan de ne pas permettre aue « la misère le race aller manger l'argent de sa maison à Venise {Œuvres complètes, t. !•% p. 349). Dans une autre lettre de 1617, il écrivait au même duc de Rohan, après ravoir entretenu des haines de M. d'Espemon « qui n'est pas chiche de menaces, et, oultre les menaces, d'employer les siens à lui nuire : « II est nécessaire ou que je quitte ma maison en la vendant à quelqu'un qui aye les reins plus forts que moy pour la garder, ou que je cerche ma sûreté dans une Venise, ou que je sois assisté par qui que ce soit. » (Œuvres complètes, t. !•', p. 338.) Ces passages prouvent que, malgré ses
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Biaa que l'exilé trouve exagArét let hoaneun et eoortoisies rendus à un réfugié par les principaux magistrats de la Tille, visite du j^remier Syndic, place d'honneur au prêche, festin public où Ton servit des massepains à ses armes, revue de toutes les troupes, sou amour-propre n*est pas fâché de les rappeler à ses enfants'.
D'Aubigné, malgré ses soixante-huit ans, était encore plein de sève,.de zèle pour la Cause. On n'ignorait pas son expérience, ses talents militaires, sa science spéciale d'ingénieur, qu'il n'était pas d'ailleurs homme à taire et à dissimuler.
En 1602, Genève faillit être surprise par le duc de Savoie ' • Le grand mouvement d* Allemagne qui précéda la guerre de Trente ans allait exposer Genève et les villes protestantes de la Suisse à de continuels dangers. Dans une longue. lettre * adressée « aux magnifiques et très
htatains défis, d'Aobigné Toytit clairement st sitiution et son impuissance absolue, trois ou qaatre ans même avant son départ ponr Genève.
Voir sur cette faite, outre le rédt de la Vie, un fragment de quelques lignes aux lettres iiunilières (CEuvres complètes, t. I«r, p. 362^