‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 50 sur 200 · Œuvres complètes, t. I«r, p · texte numérisé non relu

Œuvres complètes, t. I«r, p

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cette heure, Venise était alliée de la France et ne dou* tait pas que le roi de France « n'eust très agréable cest employa, i» Miron, son ambassadeur, en avait décidé autrement, et Venise dut renoncer aux services d'un homme « tant hay de Sa Majesté'. » Le 9 décembre 1623, le Petit Conseil de Genève reçut une lettre par laquelle le roi se plaignait que «( aucuns de ses sujets, secouans le joug de son obéissance et du respect qu'ils lui doivent, s'estans retirez parmi eux, s'emportent imprudemment à plusieurs discours iicentjeux contre son authorité et le bien de son service, ce qu'il a espéré devoir estre reprimé. » D'Àubigné demanda des juges a non passionnez, » offrant, « si sa présence prejudiciait au bien de l'Etat, » de se retirer.

Une des plus rudes attaques qu'il eut à subir de ses persécuteurs de France fut qu'on le condamnait à avoir la tête tranchée « pour avoir revestu quelques bastions des pierres d'une osglise ruinée l'an 1562. » C'était sa quatrième condamnation capitale. Elle pouvait atteindre d'autant plus durement d'Aubigné qu'il était sur le point d'épouser «/lavefve de M. Balbany, de la maison des Burlamasqui de Luques'. » Le jour

1. Le parti protestant avait un instant espéré un schisme, tout au moins une rupture entre Venise et le saint-Siège, à propos d'un différend au sujet des immunités ecclésiastiques. L intervention du roi de France amena un arrangement.

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