‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 51 sur 200 · Voir Th. Heyer : Th.- Agrippa d'Aubigné à Genève, p · texte numérisé non relu

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3. Œuvres complètes, t. !•', p. 105. Dans un ouvrage qui a pour titre : Lucques et les Burlamachij Souvenirs de la Réforme en Italie (Paris, Cherbuliez et Genève, 1848), M. Ch. Eynard a raconté, d'après les mémoires de Renée Burlamachi, la vie de cette femme singulièrement éprouvée par la perte de son

Sremier mari et de ses dix enfants. Ces mémoires, qui sont une iographie de famille, écrite par une âme pieuse et résignée, s'tr-

même du contrat, lui-même alla porter la nouvelle de cet arrêt à la veuve, résolu d'en tirer une épreuve décisive, et, sur sa réponse pleine d'énergique résolution, le mariage fut conclu le 24 avril 1623. ' C'est à propos de ce mariage avec un « proscrit etesté » que le jeune Ësaiô de Baille ^ qui avait passé avec d'Aubigné l'hiver de 1622 & 1623, fait suivre une lettre touchante adressée au vieillard de ce postscriptum : « En eschange de votre beau quatrain, Je vous donne ce malotru, à condition que Madame d'Aubigné ne l'entendra point :

Qaand d'Aubigné se vit un corps sans tesie, Il maria ce tronc pasle et hideux, Très assenré qu'une femme bien faicte Auroit assez de teste pour tous deux. »

M"** d'Aubigné, si elle vit le quatrain, en put apprécier la terrible galanterie, mais elle dut aussi no pas tarder à s'apercevoir que cette tête septuagénaire, encore solide, n'abdiquait point, en fait d'autorité, la part du lion.

Dès le 21 juin 1621 , d'Aubigné, d'abord logé « aux despens de la ville », avait acheté et bâti la terre de Crest, qui en tout lui revint à 1 1 000 écus. Ce petit

rètent à la mort d'une tante Calaudrini(1601). Ils ne contiennent donc rien sur Agrippa d'Aubigné que Renée Burlamachi ne des vait épouser que vmgt-deux ans plus tard.

1. M. Gb. Read a le premier publié cette lettre tirée du t. III des manuscrits de Dessinées {Bulletin 1875, xxiv, p. 323). M. H. Bordier, dans son article à'Aubiqné de la France proiestante, a restitué cette lettre à son véritable auteur et Ta complétée par « le curieux indice des mémoires » dont elle est accompagnée. C'est la liste, en 54 articles, des principaux épisoaes de sa vie.

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manoir, situé à dix kiiomôtres -de OeDÔre^ que nous avons yisité il y a onze ans, existe encore dans son 6tat primitif, avec ses quatre tours et son campanile; sa base disparatt sous la ceinture de verdure et de fleurs qui Tenveloppe» Aucun ne donne mieux l'idée de ces petits castels du seizième siècle, d'où Ton pour vait découvrir au loin Tennemi et diriger au besoin une défense contre Fagresseur. Aussi peut-on croire que, si d'Aubigné, peu de temps avant son mariage, conipédia les gentilshommes qu'il avait entretenus dans sa maison, il sut néanmoins s'y bien garder des entreprises de d'Épernon et de Tarchevêque de Bordeaux qui, pour se débarrasser de lui, «desfrayerent jusques à dix assassins*, v

£n 1625, écrit l'auteur dans sa Fie, « Monsieur le Gonnestable (Lesdiguières), estant à la guerre de Genn.es, envoya le Conseiller d'Ëstat Bullion vers Aubigné. .... G'estoit pour une entreprise pour la Franche- Comté mais cela se sentit de la finguardise (dissimulation) qui parut au reste dex^ste guerre là'. » Deux lettres, adressées à M. Bullion (2 avril et 18 juillet 1625), nous le montrent prenant feu de nouveau pour cette entreprise et pour « la plus difficile besongne à laquelle les François ayent esté descouplez depuis Charles VHP, » et il écrivait à ce propos au comte do la Suze, un de ses plus intimes confidents, qu'il appelait son fils : « Je ne puis vous mentir que ma pièce de milieu (son cœur) ne se pourroit accorder avec mon loisir et mon inutilité, si la

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