‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 69 sur 200 · Histoire universelle, t. !«', col · texte numérisé non relu

Histoire universelle, t. !«', col

3. Histoire universelle, t. !«', col. 216. Nous avons vu (p. 36) un pareil hommage rendu par le duc de Mayenne, vaincu au combat d'Arqués, à la vaillance des protestants. Voici la réponse complète du baron : « Avec les Huguenots j'avoys des soldats, despuis je n'ai eu que des marchands qui ne pensent qu'à l'argent. Les autres estoyent ferrez de crainte sans peur, soudoyez de vengeance, de passion et d'honneur ; je ne pouvois fournir de rennes pour les premiers, ces derniers ont usé mes espérons. » (t. I«r, col. 211.)

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rhisiorîeD, bien des cruautés. D'aUleuss d'AuUgpéest un soldat de guerre civile, ne Toublious pas -, il ne condamne que « les tueries piufiieurs joujrs apicés* » et les capitulations inal gardées.

On s'étonne d'ontendre accuser d'Aubigné d'avoûp marchandé Téloge, par esprit de dénigrem^ent et d'ér troite jalousie. Disons plutdt qu'il le prodigue, aux catholiques comme aux protestants. U a ses héros dai^ les doux camps, et ils sont nombreux ea ces temps de guerres civiles : c'est THospital, qu'il louie si bisjd d'un mot, en l'appelant : et le seul Chancelier ' ; i» c'est l'Amiral Goligny « qui excédait son siècle '; i» c'est un Montbrun dont un jeune capitaine suisse disait: «Jules Cffîsar , le roi François et lui ont deifaict notre nation ^ ; » c'est un Seré qui, mourant, envoie son gant sanglant à sa sœur a danaoiselle de courage qui le garda entre ses plus précieux joyaux^; » c'est Chambaut, qui tout blessé « se fait porter dans une chaire * ; » c'est la Ri* vière, « le plus diligent et plus laborieux oaval loge; qui fust au service du Roi "^ ; y» c'est ce vaillant Mar^ tigues, a un des plus hasardeux et résolus capitaines du royaume^, » loué par d'Aubigné, aussi bien q^e

1. Par exemple à la prise à'Y^Boire (Hûtoire universelle, t. II, col. 903).

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