‹ Étude historique sur ChouillyChapitre 31 sur 44 · ANNÉES · texte numérisé non relu

ANNÉES

Garçons

Filles.

Total.

Total.

Hommes

Femmes.

-lu CHOllLLV. i>87

Une très-belle compagnie de 40 sapeurs-pompiers manœuvre les deux pompes de la commune.

Durant les nuits d'hiver et des vendanges, les rues sont éclairées par 13 réverbères.

Il existait autrefois une tuilerie, à l'ouest du Mont-Saran, en lieudit Rond-Buisson ; mais, après quelques années d'essais ruineux, la difficulté de se procurer le bois et les matières premières, a fait abandonner ce genre d'industrie.

Le bureau de bienfaisance de Chouilly a des revenus trop minimes pour faire face à tous les besoins. Il est vrai que la jouissance d'un legs de 6,000 fr., fait par l'une des victimes du choléra de 1854, M""* Victoire-Sophie Perrier, épouse Laurent, augmentera dans la suite le trésor des pauvres. En attendant, cet établissement de charité se borne à distribuer, chaque hiver, des bons de pain pour une centaine de francs, à procurer l'assistance médicale aux plus nécessiteux des chefs de famille, et l'instruction gratuite à une vingtaine de leurs enfants.

En 1862, le rôle des prestations acquittables en nature , s'élevait à 687 journées d'hommes, 312 de chevaux, 15 de mulets, 612 d'ânes, 198 de voitures à deux roues, et 222 de voitures à âne ; ce qui

288 ETIDE HISTORIOCE

donne : 229 hommes imposés, 104 chevaux, 5 mulets, 204 ânes, 66 voilures à deux roues, et 74 voitures à âne.

Le rôle de 1864 porte : 120 chevaux, 2 mulets et 1 96 ânes. Les uns et les autres proviennent du dehors; on ne fait point d'élèves au pays.

Il y a en moyenne 325 animaux de l'espèce bovine, 600 de l'espèce ovine, 280 de la race porcine, 45 de la race canine.

Depuis l'aliénation d'une partie de ses vaines pâtures, la commune jouissait d'une rente de 1005 francs servie par l'Etat : la soulte de conversion du 4 et demi en 3 pour cent a réduit ce chiffre d'un dixième. Ce qui reste, ajouté aux 2,000 francs de location des prairies communales, au droit de pêche et de libre parcours, ainsi qu'aux centimes additionnels ordinaires, suffit encore pour couvrir les 7,000 francs du budget annuel, avec un excédant de quelques centaines de francs.

Le territoire de Ghouilly louche la Marne l'espace d'un kilomètre. Il est traversé, sur une longueur de 3 kilomètres 57 mètres, par le chemin de fer de l'Est \ dont le tracé remonte à l'année 1845. Sa su-

* Lps lorrains qu'il occupa ont coûté 36.984 fr. 40 c.

SUR CHOlJILLY. 289

perticie totale est de 1612 hectares 07 ares 90 centiares, ainsi divisés :

Terres labourables. . . 1075 h. 23 a. 41 c.

Vignes 247 31 84

Prés 141 82 06

Pâture 20 58 78

Sapinières 38 25 22

Futaie 12 49 62

Jardins 3 30 38

Vergers 2 29 96

Friches 20 50 04

Saussaies 1 47 85

Constructions 6 05 43

Routes et chemins ... 23 09 82

Chemin de fer 8 77 59

Rivière 8 50 23

Terriers » 88 62

Cendrières 1 47 05

Le revenu net imposable au moment du cadastre était de 31,524 fr. 29 centimes.

Les contributions foncière, personnelle-mobilière et des portes et fenêtres, pour l'exercice 1864, s'élevaient à 14,202 fr. 94 cent. Les contributions des patentes, à 626 fr. 91 c; au total 14,829 fr. 85 cent.

'<?yO ÉTUDE HISTORIQl'E

En la même année 1864, on a cultivé à Chouilly :

Froment 429 hectares

Seigle 57

Orge 365

Avoine 79

Pommes de terre 2

Prairies naturelles .... 141 Prairies artificielles . . 110

Vignes 247

Les terres labourables valent de 1,200 à 3,500 fr. l'hectare, et se répartissent en trois classes.

Les prés naturels de 1 ,600 à 3,700 fr. lAIême classification.

Les vignes, de 1650 à 6,800 fr.

Le sol et le sous-sol sont assez variés. Le premier, sablonneux, grèveux, crayeux, siliceux ; le second, généralement crayeux, quelquefois grèveux, sablonneux (dans la prairie), et lufeux (au Mont-Jogasse).

Année ordinaire, l'hectare de froment produit 12 hectolitres 60 litres de grain, et 17 quintaux métriques de paille.

L'hectare de seigle, 6 hectolitres de grain, el 9 quintaux 60 kilogrammes de paille.

L'hectare d'orge, 12 hectolitres 60 litres de grain et 8 quintaux 40 kilogrammes de paille.

L'hectare d'avoine, 9 hectolitres de grain et 6 quintaux 30 kilogrammes de paille.

Le sol des vignes, formé d'une terre creuse et légère, repose sur le hanc de craie. On l'amende avec la terre rougeâtre, sablonneuse ou sulfureuse de la montagne de Saran, préalablement emmagasinée^ c'est-à-dire disposée par minces couches alternant avec celles de fumier.

Avant leur emploi, les marnes ont besoin d'être soumises à l'action de l'air. Sans cette précaution, elles seraient presque toujours pernicieuses, à raison des substances magnésiennes qu'elles recèlent.

Les 57,750 ceps par hectare de vigne, produisent en moyenne, 16 hectolitres d'un vin très-recherché par le commerce à cause de sa mousse et de sa blancheur; ce qui donne un total de 3,952 hectolitres environ, dans l'étendue du territoire.

En 1852, on n'en récolta que 996 hectolitres à 25 francs. C'était un bien mauvais résultat.

Celui de 1856 fut loin de lui ressembler. La pièce de deux hectolitres s'est vendue 300 fr. Chouilly en livra pour une valeur de 615,000 francs.

■•29-2 KTUDE HISTORIQUE

Le vin de 1864, quoique de bonne qualité, n'a pu excéder 190 fr. la pièce; encore en reste-t-il plus de 200 pièces qui n'ont point d'acheteurs au prix réduit de 130 et même 120 fr.

Mais, si l'on excepte la campagne de 1859, qui ne put nous donner à-la-fois Solferino et du bon vin', il y a lieu d'observer que les dix dernières ont été des plus favorables pour le vignoble de Ghouilly. De là cette aisance qui se traduit par un luxe de toilette, peut-être exagéré, et en tout cas fort coûteux.

Les revers sud de Mont-Aigu et sud-ouest de Saran, particulièrement la colline de Partelaine,' à l'est de Bernon, sont les meilleurs crûs du pays.

Les frais de culture par hectare de vigne, sont de 549 fr. '

1 II fut impossible de le vendre plus de 20 fr. Thectolitre, et seulement pour le débit des cabarets, tant il était acide. L'ironie populaire lui infligea le sobriquet de vin de Garibaldi.

2 L'endroit désigné sous le nom de Fergonnette ou de Potence, aux abords du flef de Partelaine, pourrait bien avoir été le pilori d'exécution où les seigneurs du lieu faisaient pendre haut et court certains de leurs justiciables.

3 Un vieux ms. de la bibl. d'Epernay nous apprend qu'en l'année 1540, la queue de vin (environ 410 litres).

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Elle a pour ennemis naturels, l'escargot, le hanneton, le ver et le gribouré. La pyrale, qui désola si longtemps les cépages d'Ay, n'a point envahi les nôtres.

Les prairies naturelles donnent d'excellent foin. Dès qu'ils n'arrivent pas trop tard en saison, les débordements des rivières de Marne et des Ternaux leur sont utiles.

La populeuse cité d'Epernay oftre un débouché facile pour l'écoulement de tous les produits de l'agriculture et de la basse-cour. La plupart des cultivateurs trouvent plus de profit à y faire vendre leur lait, qu'à le convertir en beurre et en fromage. Le bétail fournit cent-trente veaux à la boucherie. On graisse peu.

Il est regrettable que l'apiculture ne prenne aucun développement àChouilly, et qu'on n'y compte qu'une soixantaine de paniers d'abeilles : le miel est exquis.

valait de 8 à 9 livres, el le blé 8 sols 6 deniers le boisseau, « à sçavoir 60 solz tournoiz le septier. » En 1541, la queue de vin. même prix ; le septier de blé 3' 15'. En

1544, la queue de vin. 24'; le septier de blé. 6'. Enfin, en

1545, la queue de vin, 15 à 16'; le blé 6 à 7' le boisseau, « à sçavoir de 48 à 56 solz le septier. G tenipora '

•294 ÉTUUE HISTORlyUE

Habituellement, l'air est pur ; et si l'on n'arrive pas toujours à un âge avancé, cette circonstance, en dehors de beaucoup d'autres, est due moins à l'influence climatérique, qu'à l'absorption abusive de liqueurs alcooliques et de vin blanc, qui débilitent par degrés les nerfs et les muscles, et amènent la paralysie, affection très-commune, et ordinairement fatale, après la seconde ou la troisième attaque. Peu d'habitants se résignent à vaquer à leurs travaux journaliers, sans avoir pris la goutte réglementaire. L'apprentissage se fait vite parmi la jeunesse, et c'est un malheur.

Les ravages du choléra ne prouvent rien contre la salubrité du pays; car, telle localité, réputée malsaine, en sera préservée ; au lieu que d'autres, parfaitement aérées, paieront un large tribut à l'épidémie. Il faut néanmoins convenir que l'entassement des maisons, aussi bien qu'une alimentation défectueuse, paraissent favoriser les atteintes de cette affreuse maladie.

C'est encore par exception (jue, durant les chaleurs excessives de certaines années, régnent le typhus el la dyssentcrie cpidémiques, engendrés pai- les émanations pestilentielles des atterris.sc-

SUR CHOUILLY. 295

ments de la rivière. En septembre et octobre de la présente année 1865, les neuf dixièmes de la population furent éprouvés par ces redoutables affections.

Nous croyons rester dans les limites du vrai, en affirmant que la plupart des habitants de Chouilly sont de belle taille, vigoureux, bien faits.

Si, maintenant, de la constitution physique l'on passe à l'appréciation morale, il n'est pas aussi facile de saisir cette variété de nuances qui résultent de l'âge, du sexe et de la condition des individus. Toutefois, nous pouvons dire qu'ils ont en général l'air libre et décidé, le caractère franc, démonstratif et un peu susceptible ; qu'ils sont vifs et pleins d'énergie, observateurs des coutumes quelles qu'elles soient, laborieux jusqu'à l'excès, économes jusqu'à la parcimonie, sauf à devenir, par intervalles, généreux jusqu'à la prodigalité, dès qu'il s'agit d'une fantaisie d'amour-propre ou de la satisfaction d'un plaisir : double mobile qui semble gouverner toute leur existence.

L'élément chrétien tempère, il est vrai, cette ardeur de sensualisme ; mais son empire, on doit aussi le reconnaître, ne tient pas toujours contre l'attrait

des fêles, des soi-disant bals de société, du cabaret surtout, où bon nombre d'hommes passent bruyamment la soirée du dimanche, tandis que les femmes, réunies en petits comités, se livrent, inter pocula, à l'exercice du triomphe et de Vécarté.

Ce que devient la jeunesse abandonnée à ellemême, on le devine ; aussi bien Tesprit de la famille, l'amour du chez soi en soutirent plus que ne le pensent aucuns des habitants de la commune.

On leur doit néanmoins cet éloge, que les travestissements en général, et les désordres de la mascarade, sont choses à peu près inconnues à Chouilly.

En revanche, la cérémonie des noces est Toccasioii d'interminables journées de réjouissances. Annoncée la veille par les décharges de la mousqueterie et la remise du bouquet d'honneur, elle est suivie de la course des gants, de celle plus tumultueuse de la poule, et enfin du pâté de l'épousée, sorte de bienvenue des nouveaux époux, consacrée par un banquet offert à tout le voisinage.

La coutume de se réunir, de famille à famille, pour le gâteau des Rois, est presque tombée en désuétude, il n'en est pas de même du festin de la mort (lisez : de rawo?^r)du cochon. Il faudrait des

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motifs bien graves pour qu'en pareille circonstance, parents et amis du traitant résistassent aux séductions d'un boudin savoureux ou d'une appétissante grillade.

Le langage suit la marche progressive de l'instruction scolaire. Il n'existe point de patois ; ce sont plutôt des formes surannées et quelques locutions vicieuses. C'est ainsi qu'on dira : je lairrai, pour : je laisserai.

— Se solliciter, pour : suffire à ses besoins, — Resogner, pour : appréhender. — Se défuler, se renfuler, pour : se découvrir, remettre son chapeau — Surger quelqu'un, pour : épier ses démarches. — Il faut aller en allant : vivre selon ses moyens. — Une transition trop brusque des ténèbres à la lumière rend veule, éblouit. — Après avoir fiché les vignes au printemps, il devient nécessaire de hacher, c'està-dire déficher les échalas à l'automne. — J'ai grand deu, grand' pitié, mot-à-mot : grand deuil. — II n'est pas agréable de se voir courte, c'est-à-dire poursuivi. — C'est le rez, la finition d'une chose.

— Drès, pour : dès le matin. — Mes ou meshui, pour : désormais. — Et peu, étou, pour : un peu, encore, le sTt des Grecs. — C'est un course, une maladie épidémique. — Il fait [risque, déjà froid.

— Les anciens disaient ma feigne, pour : ma foi. — L'expression favorite allouer, s'emploie avec aussi peu de succès que les euphonies : un-z-oiseau, beau-z-et hleu,j'ai-t-été, c'est-honteux, etc. — I-z-a rendu très-hié du mal, pour : la besogne a été rude.

— Tnons, pour : nous n'avons. — J'alliens, fveniens, y venions, il étions, pour : j'allais, je venais, ils venaient, ils étaient. — On a cude' d'un tiers à la vendange, signilie que les espérances du viniculteur ont été dépassées d'un tiers. — Ici a pour corrélatif ilà.

Cependant, certaines manières de s'exprimer ne sont pas dépourvues de noblesse et de solennité.

— Cet homme a le verbe haut, il parle avec autorité. — Etre dans son pontificat, signifie qu'on jouit d'une excellente santé ou d'une brillante fortune.

— Quelqu'un est-il à sec de finances? On dit de lui qu'il est comme le crucifix de Sainl-Cloud, désargenté. — Ça va commi comma, syncope de comme ici, comme ilà, comme un peu partout, c'est-à-dire comme à l'ordinaire. Un érudit devant la science duquel chacun s'incline, M. Jules Garinet, de Châlons, nous fait observer que cette locution n'esl point particulière aux seuls habitants de ('houilly.

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et que bon nombre de localités lui donnent droit de bourgeoisie dans leur vocabulaire usuel. Mais il pense, quant à lui, que c'est plutôt une altération de la formule : comme à Cana, par allusion au miraculeux vin de l'Évangile. En ce cas, te sens de commi comma ou de comme à camma serait modifié et voudrait dire : très-bien.

L'antiquaire nous saura gré de lui signaler les quelques objets d'art qui se rencontrent à Chouilly. La liste en sera courte, grâce aux brocanteurs qui sont venus gaspiller ici des christs en ivoire, de fines miniatures, de ravissants tableaux de genre sur cuivre et sur toile, des coffrets en bois de rose, des meubles Louis XIV, des porcelaines Louis XVI, des poteries de Rouen, des incunables, etc., que la dispersion des maisons religieuses d'Argensolles, Avenay, Epernay, en 1792, avait introduits dans le mobilier de plusieurs familles de cette commune.

La planche XXVIl représente l'un des panneaux sculptés d'un bahut du xvi^ siècle, que l'incurie de ses derniers maîtres n"a pas su conserver.

La figure suivante (V. pi. XXVIII), est un plat émaillé, attribué à l'illustre « inventeur des rustiques Figulines du Roy (CliarlesIX), et de la Royne

(Catherine de Médicis) sa mère '. » Cette belle faïence, de la seconde moitié du xvie siècle, porte en demi-relief le baptême de J.-C. par saint Jean- Baptiste, en présence des anges.

Un objet non moins digne d'intérêt est un émail ovale, signé : « Laudin, au faux bourgs de Magnine, à Limoges (V. pi. XXIX). » L'inscription, suivie des initiales L L., ne nous dit pas s'il s'agit de Jean Laudin, né en 1616 et mort en 1688 ; ou bien de Joseph Laudin, né en 1667 et mort à Limoges en 1727. Le sujet est un saint Augustin écrivant ses œuvres.

Citons encore pour mémoire (V. pi. XXIX, fig. 2) un encensoir en cuivre repoussé, et enguirlandé de fleurs de lis et d'anges à perruque, du siècle de Louis XIV ; la grille en fer forgé qui ferme le sanctuaire et provient de la chapelle du couvent d'ArgensoUes ; une toile mutilée, qui décora, jusqu'en 1793, l'autel de la chapelle castrale, et ligure la Sainte-Vierge avec son double attribut d'Immaculée et d'orante Mère, nimbée de douze étoiles, le croissant sous les pieds et en contemplation devant l'Enfant Jé.sus, placé sur ses genoux; enfin, un au-

' Bernard Palissv, né en 1524. vivait encore en 1584.

sLKCHOUlLLY. 'iOi

tographe du littérateur Cazotte, ancien maire de Pierry, aussi célèbre par les prédictions qu'il fit des excès de la Révolution, que par l'inutile dévouement de sa généreuse fille. Cette pièce fait partie de la déclaration des forains, et porte la date du 28 février 1791.

J'ai terminé mon travail.

Le voilà, après bien des délais, tel que la médiocrité de mes moyens l'a fait. Il est temps de le produire au grand jour de la publicité : épreuve périlleuse que je n'eusse jamais osé affronter , si d'encourageantes paroles, qui pour moi sont des ordres, n'eussent triomphé de mes craintes, j'allais dire de mes répugnances.

Le Corps savant auquel j'ai soumis cette Etude ne l'a point jugée indigne de ses suffrages : c'est un devoir pour moi d'en reporter le mérite sur tous ceux qui m'ont aidé de leurs conseils, éclairé de leurs lumières, et dont je ne tairai ici les noms que pour ne pas trop afQigei- leur modestie.

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