Droits seigneuriaux
En outre des impôts, la population de Douillet supportait encore les droits seigneuriaux dont la plupart étaient devenus aussi ridicules que surannés. Nous n'avons pas à revenir ici sur l'organisation féodale; rappelons seulement qu'elle exista jusqu'au 4 août 1789, entraînant pour les uns l'obligation de rendre aveu au suzerain dans les formes antiques, pour les autres de payer un cens, d'acquitter les droits de rachat dus au seigneur de fief, de subir les corvées et les entraves de toutes sortes provenant des droits de banalité, de chasse, de pêche etc. En 1753 M. de Montesson vend son moulin foulleret à Michel Galpin « avec le droit de contraindre les sujets dudit seigneur d'aller » fouler leurs serges et autres étofi"es audit inoulin.... », et promet à l'acquéreur « de l'aider des titres nécessaires », au cas où il y aurait quelque récalcitrant. En 1752 le même M. de Montesson baille pour neuf ans à deux marchands d'Alençon son droit de pêche en la rivière de Corbon. En 1779 Balthazar Michel
(i) Min. Martineau.