‹ Etude historique sur Douillet-le-JolyChapitre 126 sur 188 · Chapitre premier · texte numérisé non relu

Chapitre premier

une misère pnifondo, la levée |irochaine du séijuostre mis sur ses biens (1). En même temps des prêtres ortl]ud(jxes l'cparaissuient dans les environs, et M. Bréai'd, caché à Saint-Aubm de Locquenay, venait h plusieurs reprises à Douillet administrer les sacrements (2). Les Chroniques racontent qu'il fit plusieurs baptêmes dans l'église, avec d'autant plus de liberté que M. Amiard s'était enfui à Fresnay dès le commencement de l'insurrection. Les Chouans avaient bien soin d'ailleurs de se montrer encore de temps à autre, car ni le principal chef des Chouans du Maine, Saint-Paul, ni les officiers de son ctat-major, n'avaient accepté la trêve ; un jour même une bande traversa le bourg à deux heures de l'après-midi et assista à un des baptêmes célébrés par M. Bréard.

Et en effet les excès avaient été trop grands, le désordre trop général pour qu'un premier essai de pacification put être définitif. La politique plus modérée que la Convention avait suivie depuis la chute des Terroristes n'eut pas le temps de produire ses fruits avant l'application de la constitution de l'an III, et l'insurrection, toujours organisée, devait s'empresser de reprendre avec vigueur les opérations à la faveur du changement de gouvernement, au moment où la Convention transmettait ses pouvoirs au Directoire.

(i) Arch. de la Sarthe, L. 5 : 7. — 5 : 10.

f2) M. l'abbé Brôard ou BerarJ, après s'être tenu caché à Saint-Aubin-de-Locquenay, so montra vers Pâques 1795, et disparut de nouveau en novembre. A cette époque il sera présumé caché dans quelque commune voisine de Fresnay, En 1797 il est signalé par la police, comme exerçant les fonctions de curé de Jloitron, et jouissant d'une gi-ande influence. C'était un homme de 48 ans, d'une taille de 5 pieds 3 pouces, au.x cheveux blonds et frisés, au visage coloré. — Arch. de la Sartbe, L. 19 ; 4 — 21 : 21.

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