VL — INSTRUCTION PUBLIQUE
Le service de l'instruction primaire fonctionne à Douillet dans des conditions autant que possible en rapport avec les désirs des familles, étant données les
Douillet-le-Jôly depuis il89
dispositions de la nouvelle loi. L'école des garçons date de \ingt ans : elle a été construite sur les plans de l'administration elle-même, et inavgurée en i863. Une reconstruction ne peut être à craindre, et tout au plus d'ici longtemps des réparations seront-elles nécessaires. L'instruction est donnée par un instituteur communal, M. Fouillé, qui a remplacé le 26 août 4880 M. J.-B. Pasquier, admis à- faire valoir ses droits à la retraite. Depuis l'application à Douillet de la loi du 28 mars 1882, l'instruction religieuse est donnée chaque matin par le curé de la paroisse, sur la demande des familles, dans un local loué spécialement dans ce but' &' côté de l'école. Le nombre des élèves est en moyenne de 50. La commission scolaire est composée du maire, M. de Rincquesen ; du curé M. l'abbé Moulinet , de MM. Robei-t Triger, Auguste Chédor, Arsène Julienne, membres élus par le conseil municipal ; du délégué cantonal et de l'inspecteur primaire^ ■ u-:i;iiiiiiii; 1 ,-)ni;-iil>iu i L'école des filles, fondée en 1828 comme nous l'avons vn ,étdîiligée''par'trcfe' sœurs d'Évron, est une école libre. Son avenir est d'autant mieux assuré qu'en 1875, M"° de La Rochejaquelein a augmenté les ressources de l'établissement d'une rente de 400 fr. Depuis le i'"' avril 1882 et suivant le vœu de la loi, la yratuiié de l'enseignement y a été établie. La commune de Douillet a ainsi le grand a\-antage de Voir l'instruction des jeunes filles assurée dans des conditions excellentes , et particulièrement favorables au point de vue économiqaei' ie nombre des élèves est d'environ 45. . . , . . . , j, J'juu i
;:i .ia;ilii. .. iuo Ui\i j'j .niij^jcî-teion'jcl oinguqmoD
■ ■■:■■ i-.iii.;."i '.il ■•■ nlij lù iiuilKlri f;l lup • ; ôb-aO j-j atioA'I
■- ■ ■■■■■■ il'JVHjn^ ntrous-rSlEJ'' •■••■! iriuoinot
.•iii->i(:iii .Mii..;: , ' r. .|H8|-
L'industrie consiste : 1" dans la fabrication des toiles dites de Fresnay ; 2" dans une laminerie de cuivre en activité, la forge de l'Aune, située sur les limites de Douillet et Montreuil, dirigée par M. Marcel Hedin ; 3» dans trois '■' moulins à blé ayant chacun deux paires de meules, lés moulins dé Moréj Douillet
et Bernay.; ■•' -■■>^-^" -■■ ■:■'>■' - ■-■l'j.-.ni;.]! ■.! ,,ir..icjri/;q':.i. ;,;, -•.■iliii;-;-'.!-;;! j • c-Mi-jij
En 1872 la fabrteation delà toite; atitrefois très importante daïis la eommuHeî,'^ occupait encore une cinquantaine de métiers. Fidèles à leurs traditions, les tisserands fomaaient entre eux uftesorte de corporation : ils choisissaient chaque année deux rois et deux dauphins, véritables souverains électifs dont le rôle était d'ailleurs tout honorifique, et célébraient en grande pompe le 14 juillet leur fête patronale de la Bonaventure.' Gette fête était assez caractéristique pour qu'il nous soit permis d'en rappeler brièvement le progi-amme. La veille, à la nuit tombante, les rois et dauphins, escortés d'un certain nombre de leurs sujets et précédés :5'ji syynii-.il» t(i>;)'j ,>:'.>Ili(iii;t ^.■^\> >-. li'.jli <.-A -ysm Jiuqq),! ao aidissoq 90p iaaiua
Appendice 317
d'un des tambours de la garde nationale, parcouraient le village en chantant le, vieux refrain de la Bonaventure, si populaire dans le pays de Fresnay : nj^e. i4 juillet la Bonaventure, au gué, la Bonaventure »; ils s'arrêtaient .successivement aux portes du maire, de l'adjoint, du curé, des sœurs de charité, de l'instituteur et de quelques notables, et y suspendaient une couronne en mousse,; garnie de roses, d'une forme particulière; Le lendemain matin, toute la corporaiion se réunissait à la mairie, d'où le cortège, précédé du maire et de l'adjoint, ss; dirigeait au son du tambour vers l'église. Là se disait une grand'messe pour la,, prospérité des tisserands et de leurs familles, pendant laquelle le curé bénissait les gâteaux bénits qui devaient être distribués, avec un bouquet, à chacun des membres de la corporation; puis, en,vci,tu d'une .auio^'isation spéciale de Monseigneur l'évêque du Mans, la cérémonie se terminait par un salut solennel. En sortant de l'église le cortège se rendait dans une des auberges du bourg, où tous les confrères prenaient part à un modeste banquet. Célébrée pompeusement encore en 1876, 1877 et 1878, la fête de la Bonaventure s'est maintenue à Douillet jusqu'en 1§81. Par suite de .la prise funeste qui est ypnue. frapper l'in,dustrie de la toile et forcer la plupart des tisserands h changer d'état, il a fallu la supprimer en , 1882, mais on peut dire v. que le combat cessa.... fa,ute de combattants. »
.iVfi{ T "^t ^'il'i-Kf 'ifiiiofrio jt^lliiJuQ
* — .ixai
Comme l'industrie hélas, l'agriculture, qui enrichissait naguère la commune de Douillet, souffre cruellement de l'élévation des impôts, du progrès de l'impor- ] tation étrangère, et du manque de bras. La culture du chanvre, dont la récolte nécessite trop ^e soins et trop de temps, a, d,û| être en partie abandonnée. Les^^ principales productions restent le froment, le méteil, le seigle, l'orge, le blé noir,,f Les terres,, améliorées depuis trente ans pur l'emploi de la marne, sont en,,. général assez fertiles, malgré l'abopdaiiçe d,u schiste appelé vulgairement argélâtrg I, dont il est impossible de tirer parti. Mais les prairies surtout sont recherchées,, à,,. cause des avantages que prés^te.l^,C9rarfiej;çejd,e^ Jbe^^afix, s^i^e^ ;Ççssour(je I du cultivateur à l'heure actuelle,., .,, .v,,.,,,., ,,; ,,,, ,,„„„[ ,., ,,„, ^,,^ ,,,, ,;, , ,,.,,, ..u.tyu
On compte dans la commune 75 exploitations rurales : 2 au-dessous de un, |,
hectare ; 28 de un à cinq ; 9 de cinq à dix ; 9 de dix à vingt ; 7 de vingt à trente ;, .
5 de trente à quarante ; 4 de cinquante à cent. ,lj
,, ,Le commerce ççnsistft, dans l'exportation. des pEQdujta,i<iu> sol, l'élevage, (J.e§ y^
bêtes à coi'nes et des poulains, l'engraissement des boeufs, (les porcs, des oies et ■ ,
Si8 Douillet-le-Johj depuis il89
de quelques volailles. Tous ces produits se vendent aux foires et marchés de Fresnay, Alençon, et Sillé.
Depuis -1870 il faut noter comme remarquables au point de vue météorologique : l'année 1871 célèbre par son hiver rigoureux ; Tannée 1874 signalée par une heureuse récolte ; l'année 1879 par un violent orage qui ravage les communes voisines de Douillet le 28 juin, entre 4 et 5 heures du matin ; le grand hiver de 1879-1880, et la crue exceptionnelle de février 1881, pendant laquelle l'Orthe inonde toutes les prairies de la vallée et les maisons du bas du bourg.