V. — VOIES ET MOYENS DE COMMUNICATION
Le réseau des chemins vicinaux comprend : 1" le chemin d'intérêt commun n° 82, de Gonlie à Villaines-la-Juhel (section de Montreuil à Saint-Georges), qui a été classé en 1868 et traverse le bourg et la commune du S.-O. au N. ; 2° le chemin d'intérêt commun n" 65, d'Assé-le-Boisne à Sillé (section de Sougé à Mont - Saint- Jean) , dont un court tronçon traverse le N.-O. de la commune ; 3» le chemin vicinal n" 1 de Douillet à Fi'esnay ; 4" le chemin n" 2 de Douillet à Mont-Saint-Jean ; 5» le chemin n° 3 de Douillet à Sougéle-Ganelon ; 6" le chemin n" 4 de Montreuil à Assé. Ces différents chemins présentent, sur le territoire de Douillet, un longueur de 18 kilomètres entretenus, dont onze par la commune seule. — Depuis 1870 deux modifications importantes sont à signaler. En 1873, pour contourner la grande côte de la Tasse, on modifie le tracé du chemin n» 1, entre le carrefour du Gué Pelard et la croix des Marnières. En 1883, après cinquante ans de réclamations, la construction d'un pont à More, sur le chemin n» 3, est enfin commencée. Ce pont, qui aura trois arches en maçonnerie et 30 mètres d'ouverture, coûtera environ 47,000 fr. D'après un premier devis qui évaluait seulement la dépense à 43000 fr., la part de la connnune de Sougé devait être de 18,000 fr., celle de Douillet de 25,000 fr. Cette
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dernière somme sera couverte à l'aide d'un emprunt de 5560 fr. contracté par la commune, d'un secours prélevé sur les ressources départementales, et d'une subvention accordée par le ministère des travaux publics. Le pont de More sera d'une très grande utilité pour les habitants de Douillet, en facilitant leurs relations avec Sougé, Assé, Alençon, et en ouvrant enfin un débouché à la route naturelle de la vallée de l'Orthe.
Il y aura lieu ensuite de terminer le chemin n" 4, et de préparer la construction d'un nouveau pont entre More et Fresnay. Le canton de Fresnay, en effet, est intéressé tout entier à ce que de nombreux ponts viennent relier entre elles les communes séparées par la rivière, et multiplier ainsi les relations entre les diverses parties d'une même circonscription. L'agriculture, le commerce, l'industrie, l'administration, la police, sont engagés ici bien plus intimement que dans d'autres questions, ridiculement exagérées, qui absorbent des sommes considérables, en dehors de toutes proportions avec les besoins et les désirs des populations.
Les habitants de Douillet sont d'autant plus autorisés à réclamer des travaux importants sur le réseau vicinal, que leurs intérêts ont encore été lésés par le tracé donné à la ligne de fer de la Hutte à Sillé-le-Guillaume. Malgré les vœux du conseil municipal du 11 janvier 1874 et du 10 octobre 1875, la compagnie de l'Ouest a [persisté à repousser le tracé direct par Montreuil, que proposait la compagnie Benoist-Séguin, et qui eut desservi utilement Douillet, la forge de l'Aune et Cordé ; de telle sorte que la station la plus rapprochée de Douillet est toujours la gare de Fresnay. L'ouverture de la nouvelle ligne, inaugurée le 8 mai 1881, a donc trouvé assez indifférente la majeure partie des habitants de Douillet.
La commune est desservie par le bureau de postes et télégraphes de Fresnay. Toutefois, pour donner satisfaction à un vœu du conseil municipal en date du 14 septembre 1880 , et sur la proposition de M. Gustave Triger, directeur des postes et télégraphes du département, le ministèri a créé au bureau de postes de Sougé un nouveau facteur, avec mission de venir faire à Douillet une seconde levée de boîte, vivement désirée par la population. Le service de la poste est ainsi assuré conjointement par les deux bureaux de Fresnay et Sougé.