‹ Etude historique sur Douillet-le-JolyChapitre 94 sur 188 · I. ÉTAT DE LA PAROISSE AVANT · texte numérisé non relu

I. ÉTAT DE LA PAROISSE AVANT

i. Administration ecclésiastique. La paroisse de Douillet, dont les limites ne s'étaient pas modifiées depuis

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le moyen âge, faisait partie avant 1789 du doyenné de Fresnay et du Grand Archidiaconé ou Archidiaconé du Sonnois.

La cure était à la présentation de l'Évêque qui choisissait le titulaire, sauf les cas très fréquents de résignation ou de permutation, et qui lui conférait toujours, en sa qualité de collateur, les pouvoirs canoniques. — Comme il n'y avait pas de budget des cultes, le curé tirait ses ressources des propriétés territoriales ou des rentes données à la cure, puis des dîmes. — En 1725, d'après l'affirmation de M'= Claude Guyon attestée par M« Jean-Thomas de Montesson, Michel Maignée laboureur et Guillaume Jory, sieur de Louville, la cure de Douillet valait chaque année « plus de 1500 livres (1) ». Ce revenu est porté par Le Paige, dans son Dictionnaire, à 1800 livres. Il compi'enait le presbytère et les terres qui y étaient adjointes rapportant environ 400 livres d'après les Chroniques, le bordage des Prêtrises ou du Ferret, et les rentes constituées pour les fondations. Situé au sommet du bourg, en face du château dont il n'est séparé que par le chemin, l'ancien presbytère de Douillet se compose de plusieurs corps de bâtiments groupés autour d'une vaste cour. Le principal, celui du fond, est flanqué en son milieu d'un pa^^llon carré formant saillie et contenant l'escalier : dans l'aile gauche, agrandie au XVII" siècle, se trouvait le logement du curé : dans l'aile droite, des étables et des écuries. La grange dimeresse grande et solide, percée d'une large porte en plein cintre est placée en retour d'équerre. Dans son ensemble ce presbytère ne manque pas d'un certain cachet et encore aujourd'hui, bien que devenu une simple ferme, il attire l'attention par ses proportions et les dispositions heureuses de son plan.

Le curé percevait ensuite la dime, c'est-à-dire à Douillet la onzième partie des froments, orges, seigles, avoines, sarrasins, cochons, agneaux, chanvres, lins, pois, fèves, laines etc ; mais la totalité de cette dime ne lui appartenait pas. Le curé de Montreuil prenait les deu.^L tiers des dîmes sur six métairies et trois bordages compris dans la commune de Douillet et Montreuil ; le prieur de Fresnay les deux tiers également des dîmes de la Grande-Courbe, plus vingtquatre boisseaux de seigle et douze d'orge ; le commandeur du Guéliant la moitié des dîmes sur soixante journaux de terre ; le seigneur de la DrouUnière la moitié sur sa terre de la Droulinière. Par compensation il est vrai le curé de Douillet percevait un tiers des dîmes sur un canton de la paroisse de Montreuil, compris lui aussi dans la commune, et la dime entière du fief de Maulny, paroisse Saint- Pierre-la-Cour, affermée cinquante livres par an en 1640. En somme, le produit

(1) llin. Urb. Deshais.

ANCIK.N l'UKSHYTÈRE DE DOUILLET

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