B ROTES
lieu à cette façon de parler da temps : « Gare à la tenaUle de Saint' Gelais, « Souvent Françob !*■ faisait aTeo lin asuni de* poésie^ oe Prince commentait le wi, elle pote achevait le sens et les ximes.
Un jour , au moment de monter à cheval , François I*' commença ainsi :
« Pett cberal, gentil cheval ,
* Doiis à nonteTy dont à deioeadra* • « • . .
Le poêle oontimia :
» Bien j)lu-s petit que Bucéphale ,
» Tu portes plus ^tmd Àlexaadre. »
Une autre fois, Uclin de Saiot-Geiais, que sou père avait fitttprètre, allait direk mette devant Fhmçois I", ffàïÛMtda an moment de mouler à Tanldy et hn dit à Tofeille :
L*anlre jour , vaniot de Téede , Je tronTai la duae TItcole , Laquelle était de vert Têtue. . .
Le prèti*e , aussi peu soucieux de la religion que son digne pèrei lépfmdit :
Olê-iDoi dn «m oetle élofo ;
ffiam la gageure perdue.
Hdin de Seîni-Gdais te komlk avec Routard , paiee - ^ cdm-ci avait estropié tue de ses pièc^ de Ters en la
Jisant à Henri II. C'est à lui qiie nous devons le sonnet qu'il fit passer de Tlulie en i^rauce. Nous avons de lui pliukoiftéiégieit des rondems, des épitres, des chansons, et une tni|;édîe mtitdéB Sopl^nMe , qui ne fiit représentée qu'après sa mort. H ent nne fille qa^il fiûsait passer pour sa oièce , et qui est désignée dans les poésies de son père par le nom de Diane*
(4) PA6S 2ie.
Octavieii de Saiut-Gelais , né à Cognac, en 1466, occupa nne place distinguée parmi les poètes de son temps. Il fit passer dans notre langue les beautés des langues anciennes , en ttadnisant pbsîenrs livres de ( Odyssée ^ iÉnéide, ie$ Hénndes et fAri ^mmer d*Ovide , de même que six comédies de Térence. Il travailla au f^ergier d'honneur, avec André (h La Vigne. Cet ouvrage, mélangé de prose et de vers , a pour sujet la conquête de Naples par Charles VIII. Oclavien de Saini-Gelais pamt à la cour de Çbarles VIII et de Umis XII en dievaUer galant, et non en prélat lélé pour son état : aussi, trouTe-t-on dans ses pdénes Fëloge da plaisir, remprcinic de s^ mœurs corrompues, et un grand mépris pour les femmes.
Pour étfe kyd à ta dune , Sam-vous ce qa'il en advient?
De joyeux dolent on devient ; Car point n'est de loyale fémaie.
. Se trop ûner c'est gmid'felis.
Je le Mis bien çiaDt k na part , eie»
Nommé à Févèché d^àngoulème , en 1494 «pto lePÉpe Aleiandre VI , il y monrat en 1809 , à Tâge de trenie-sis
ans, épuisé par ses anciennes débauches , et fut inhumé dans la chapelle connue soas le nom de chapelle de Saint-Gelaiss Cet asyle fimèbre d'une (amiUe podasante était déeoré d'or>» nements Diagnîfîqaes, comme on le voit par ce qui en rester'
Voici le texte de l'ordonnance rendue à ce siqe^ : « Louise^ ÙHnlesse d'Angodesme , dame d'Espemay, de Romoranlln ,
de Chisé et Melle, ayant la tutelle, bail, garde, gouTemement et administra ùo a de nos trcs-chers et très-amés enfants, Fran-' fois, Duc de Yaloifi, Comte dudict Angoulesme, et Alarguerite^ sa sœur, à tons cens qui ces présentes lettres Terront et onyront, salut. Lliumble supplicatîoQi reqnesie de nos chers et Hen>amé8 les Maire, bonrgeois, manants et hafa^ \i\nis (!(■ iiostrc ville do Cougnac , avons reçu constenanl qu€ (1( tiès-long-temps pour rentretesnement, augmentation et deâeoce de ladicte ville, et afin que les af&ires de la chose publique d'iscelle inssent et soyent miens et plus ardemment resgies et gouvernées, lenr ont esté donné, par nos prédécesseurs , seigneurs dudict lieu de Cougnac , plusieurs hlsLUTL et grants drotis et privilcsgos , et, entr'austres^ facultés, permission et puissance de eux assembler un corps et couUége dans ladicte ville; toutefois et qnames qn'ib en serojent requis, et élire et avoir vîngt-quatce personnages dadict corps dlscelle ville, dont douce auroyenC titre d'Eschevins, et austres douze de Conseillers; les isceux, vingl-quatie avccque leur Maire , seroyent et reprësenteroyent le tout de la commnnanté delà dicte irilici et ordonneroyent
des aiSmres d^iscdle tout aincj et par la forme et masnière que tout le peuple , manants et hahilauls d'iscelle, tluement congregé et amassé (aire 6C porroyent, et, qu en yertu de&dicts octrois, permisnon et &culléê, ils ont par très-longtemps conduit et gouverné le corps de ladicte ville par ledîct nombre de viogt - quatre personnages avecque ledîct Maire, et jusqu'au temps des guerres qui ont eu coiu-s par tout le pays de Guyenne; au moyen de quoy lesdicts habitants ont esté par bien long-temps en si petit nombre , captivité et servage ^ quHb n'ont fait aulcune élection desdîcts vingt-quatre personnages, mais se sont tons assemblés avecque leur Maire, quils élisent par chacun an, quand les cas sont requis h traiter, décider et ordonner des négoces et aÛaîrcs de ladicte ville j et parce que, de présent par la grAce et volonté de Dieu, et mojenantle bon traittemenC de ha nostre très-redouté seigneur et époux, cui Dieu par^ donïn, et nous leur avons fait ladicte ville, a esté et est tellement habitée , qu'ils sont de présent en bon et trèsgraud nombre; et diffîcille chose leur est le tout congréger pour traiter desdicts négoces et af&ires, au moyen de qnoy et de la confusion qui s*y est aukunes fois trouvée et porroit estre par Favenir, estant partie des afi&ires et négoces descelle ville sont demeurés en arrières, et porroyent ciaprès demeurer indécis et sans estre ordonnés et mis ordre qui seroit requis» Nous suppliant, pour obvier auxdictes choses, et afin que, la chose publique d'iscelie viUe puisse mieux et plus fiicilement estre resgie, gouvernée et entre* tesnue, que nostre plainr smt de leur octroyer, vouloir et perraellir que par ledict nombre de vingt-quatre personnages, avecque leur dict Maire, ils puissent doresuavaut ordonner^ décider et délenniiier les aSûnSj elc. • • • « •
4lt NOTES.
Pour ce est que nous ces choses considérées , et après que* nous avons lait voir et visiter par les gens de nostre conseil plufleon lettres , titres , chartes el enseignemenls des privilesges ça-arriire octroyés; et anssy, en considératioadeoe qu^ils ont toujours par cy-deyant esté bons , loyaux , obéissants subjets y et que c'est le lieu de la nativité de nostre dict filS) à iceiiK| pour ces causes à ce nous mourats^ i^toos donaé el octroyé , doimoDS et octroyons , par cas préanttes , per^ mission , poutroir, fiKmlté et pdssance de fiur^el av<^, sa* dict lieu de Cougnac, corps et coullége de ville, duquel seront seidement Tingt-qiiatre personnages fjes dooie desque l s seront appdës et auront titre d*£aBhevins> et les ausires douas de Gooseiners , lesquels , par œste foi seulement , seront ebons, nommés et éleus par nous ; et que , quand aulcuns d^isceui iront de vie à trépas , les austres Eschevins et Comeilkrs de ladicle ville survivants porront élire un anstre pour et a» fieudeceluy décédé...»
Entesmoingdeee, avons signé ces présentes de nostre main^ et à iscéUes &it apposer nostre scel. ^
Donné à AmBoise, le tO.avrfl > Tan de gréce itf07«
On peut citer ce dizain de Fkançois I** à la DncbesK
d'Ëtampes :
Eet-il point rtû , ou si je l'ai songé , Qa'il m'est b«8oitf m'étoigoer et diiiraîre De voire «nonr , et en preodse congé?