‹ Etude historique sur l'AngoumoisChapitre 25 sur 30 · HOTES. U · texte numérisé non relu

HOTES. U

» sur la vraie croix de nostre seigneor et sur la True foi

» de nostre baptei>uie que je tiens de lui , que j*ai bonne

» et juste cau&e de me défendre contre Frau^oift de Yi-

» Tooe > et oatre qne je n'ai sar moi et mes acmes aulcur

» ne puole chaniiëe , m intention desqiidles î*ai et pérance

• de gêner mon ennemi, et desquelles je me ireintte aider

» conlie lui, mai^ suaicmcnt à L)ku , en bon 4roit, en la

» force de mon corps et en mes armes* »

Et ce fait 5 ayant esté admis les combattants chacun en son siège, vis-à-vis Ton de Taustre, avment procédé àTaceord des armes n&nsÎTeiy en la présence du Roj» des sieurs Gonnestable et Marescbamc de France, qui estoît une ^e commune et portative , tant à pied qu^à cheval ; la gai de d'iscclle faîte en une croisée , en quatre daguettes époîntées, deux pour chacun des combattants, et encore deux austres pareilles épées, en provisîmii mises entre lesm^insde monsieur le ConneslaUe pour en pourvoir cdui à qui rëpëedë&illeroit»

Et les armes prises à^vm c^té et dWire, anroient esté

mises les épées ès mains de cliacan des ccDibaltants, et les daguettes attachées; soycntles plus grandes sur la cuisse droite, avecque aiguillettes , et entrant en dedans les bottines , et les plus petites mises à la jambe gauche , entre la bottine et la jambe , sans estre attachées.

Et auss y arrivé et équipé estant an pied pareil de toutes armes, estant le hérault d^armes de Normandie au milieu d'entr'eux , après que Tun dict : « Prends ! » le hciault prend congé d^eux, et iscelui recommander à espétience en leur Tertn, «Toit esté crié par trois Ibis :

ISOTES.

« Laissezrles aller les braves combattanis l »

Sur quoj fieroient venus Tun contre Taustre , iurieusemeut €C deitremeat €t à Fabordée^ Tan et TaïasCre se serokiit raës plmleiirs grands coups tant d^estoo et de taille, rim desquels de la part de Montlieu aiuoit alteuit la jambe gauche de La Chataigueraje, en jetant une estocade andict de Jliontliett p lequel derechef donna on ataire coap sur le mesme jarret^ an moyen desquels oonps , il anroit eonmienoé à s^âiranler; quoy voyant, ledict IMonliicu se serait démarché , apercevant La Chataigncra je , qui tout sousdaiu seroit tombé par terre, et le Toyant de tel qoe sa TÎe estoit à sa discrétioa y loi aurait diet : « rends-moi nm honnmry el crie à Dieu mer» 9 et m Boy de Voffense que tu as faite : rends mon to»- » neur ! • et ce reconnaissant ledict de Montlieu que La Chataigncraye ne pouToît se lever» Tanroit laissé sans lui tien âôre ne dire anstre chose, et s*en serait allé droit devers le Roy , qin estoit snr son échafàad, et lui adressant h parole et mettant on genou en terre , lui auroit dict :

« Sire , je vous snpplie que je sois si beoreoz que vons » m*estimiez homme de bien. Je vous donne La Chataigne- » raye ; prene^le , Sira ; que mon honneur me soit rendu , » ce ne sont que nos jennesses , Sire , qni sont caose de tont » ceci , qu'il n^en soit rien imputé aux sieurs ni à Im snssj 30 pour sa faute j car je vous le donne. »

A quoy le Roy ne lui anroit rendu aalenne response, et sur ce, auroit retourné vers La Chataigneraye , qu'il do u toit se pouvoir relever 5 et le voyant encora an mesme lieu, se ferait vers lui sonsdain jelé à deux gênons, levant les mains et le visage au ciel, disant s s Dçmme, non sm ^ffuis*

Ce tiest pas de moi, ô Dieu, je te rends grâce l » eor frappant contre son estomac de ion gantelet de fer : et ce lût y s*en seroit yenu à La Chataigneiaye, ravisant, etPadmonestant encore de reconnoistre : sur qaoy voyant ledîct de La Chataignerayc que Montlieu réussit, ce qui estoit indubitable, plus le Yoyant en ce lieu, se seroit levé sur ses genooXi et étend encore son épée et le bouclier , se seroit effiireë de ruer contre le sieur de MontUeu , lequel s'approchant de lui, tenant son épée , loi aurait dict : « ne te bouge, » je te tuerai. • Et ainsi que ledict La Chataigneraye se seroit eiforcé derechef de se lever, lui disant : a tue-moi » donc!» seroit encore retombé de coté j ce que voyant y le sieur de Moodieu, sans lui faire y ni dire austre cbose» s*en serait retourné au Roy, lut disant :

« Sire, je tous supplie que je tous le donne, et le preI^ « dre pour Tamour que vous Tavet nourri, et que tous » m^estimiez homme de bien; fk me suffit que mon bon- > nenr me soit rendu et que je demeure vostre ; et si jamais

» vous avez Lalaille à faire, et que j y sois employé, ou » en quelque austre lieu, vous n^avez getitUliomme qui de n meilleur cœur tous &sse service; car je tous prateste » ma fin que je vous aime, et désire mériter la nourriture » que j^ai reçue du feu Koy , vostre père, et de vous; et » pour ce, Sue, prenez -le. »

A quoy le Roy ne lui respon^t encore rien, et sur ce^

le sieur de Montlieu retourna derechef vers La Châtaigneraye qui estoit couché de son long , et d'un c6lé estoit son épée hors de sa main, auquel il dict ;

« Chataigneraye , mon ancien couipagnon, reconnois Ion » créateur , et que nous soyons amis. » Yoyant qu^îl se

wioiivoit encore pour se tourner vers lui, 5e scroit approché de lui , et que la charilé lui cotumaudoit d^oublier l'initnitie , la prudence le conseilloit aussy en le différant encore^ «nroil du boat de son épée tiré celle de Ia Ghataignerajre et Tune de ses daguettes, qui esCoit sortie de son fourreau; et les ayant amassées et pois s*en retournant vers le Roy, les auroit baillées à Angoulème , hérault d'ai-mes , et s^adressanl encore au Roy , eu connaissant La Chataigneraye «stre fort mal de sa personne, et Tabondance de sang respanda, loi suroît dîct derechef : « Sire, je vons suppfie , » je Tons le donne, pour Tamoar de Dîen, puisqu'antrej> ment ne le voulez prendre, m Sur- quoy , monsieur de Vendôme auroit supplié le l\oy , lui disant : « Sire , prenez-le , » puisqu'il TOUS le donne. » Comme auroit hii monsieur le ConneslaUey cpii estoit retourné avecqne ledict de MontUeu, du lieu oà csioit La Chataigneraye^ et duqad lîea tantles- 4iGts nenrs Connestable, Mareschaux et Amiral de France n^avoient bougée pour ce devoir de tous oillces, disant au Roy : tt Sire, r^ardez^ car il le laut ùter. » l^endant lesqods propos f le sieur de Monilieu, jetant sa vue sur les ëcbaÊmds oh estoient les dames » dict» lors s'adressant à quelque grande dame qnVn disoit estre madame Marguerite, sœur du Roy : « madame, vous me l'avcï toujours bien dict«» Et sur ce , le Roy , mù de pitié , s'adressa au sieur de Monl- Jieu i 9, me le donnez-^vous ? » Â quoy lui respondit, mettant un genou en terre : « oiu, Sire; suis-je pas homme s de Hen ? Je ^mts le donne pour f amour de Dieu et pour » tamour de vous, » Sur quoy le Roy dict ; « vmis avez » Jait vostre devoir^ et vous est vostre honneur i^ndu. »

£t s^adressant le Roy à monnenr le Gonnestable , lui dict :

nip/on éfe La Chata^neraye , a et pour ce frire, les héraults d iii oies furent tous sousdain , et voulant le désarmer pour le soulager, auroienC m\é regardés mieux de sa persouiu;: smYant rordonnincei aurok esté emporté hors da camp , co l*<tal qu'il estoity par ks hënolli ot quatre gentiUiooiflMi de sa compagnie qu^on avmt, pour ce £aure, fait entrer, et fut porté et mis en sa tente ; et cependant estant touiours le »eur de MoDtHea avecque le Roy, seroil veim son peRain, moDâeur le grand escujer, qui rauroit màxm& et baisé \ et Tojant lesdicts Connestable , Mareschaux et Anlû^l de France qu'il &lloit que i\J oiitlieu eût le triomphe à lui du j derechef rnoo. sieur le ConnesitaUe dict au Roy : « û fautqv^il soû amerU » en triomphe par txm ceux de sa compoffîk avec la hé* » ranhs d'armes, trompettes et tambourins sonnants^ • à quoj résiste le sieur de Boissy , grand escuyer , disant : « Sire , il » n^anra d'austre triomphe \ il suffît de ce qu'il a reçu et qu il » est en Tostre booae grÉce. » Et semUablement le sieur de MoDtliea refiisant le triomphe auroit dtct : « il me suffit buo , » Sîrc , je ne demande point cela ; tout ce que je désire est » d'estre à vostre service. » Quoy voyant le Roy Tauroit appelé et &it monter avecque le sieur grand escuyer , son panaiii, et lediet Mondieu, qui seroient ensemble monsieur le ComiestiUe aHés vers le Roy, après , toutefois, que monsieur le Coauei* table eût assuré le sieur de Mondieu que La Cbataigoeraje estoit bors du camp, et celui-ci, monté et min devant le Roj, l'embrassa , lui disant ; •vous avez combattu en César , et » parlé en Aiîstote. » Dii(|ncl honneur le sieur de Montlicn rayant humbleqieDt remeix^ié , le suppliant de le tenir toujour» pour son service, ce que le Roy lui auroit promis : sur oe auroit pris congé de Sa Majesté, et s'en retourna dans sa tenter de là au logis du grand escuyer avecque grand Uouneur et répu^

^âoD f non seukment de la port du Roy , maïs zaasj de tous les Princes, grands seigneurs , gentH^omnies et aostres qai anroiettt vu le combat ci-dessus , tant pour avoir eu affaire i un tel homme que La Cliataignerayc , qui estoit estimé , et de fait fort hardi et adroit , que pour avoir usé avecque lui de telle grâce, eC auqud honneur est bien tenu le sieur de Monifiea an sieur grand esenyer, ponr lui aroîr assisté comme ami et père après Dieu ; leqnel 9 pour les causes qui sont à lui réservées seulement^ faisant les choses selon ses jugements incompréhensibles , voire tout au contraire le plus souvent de Topinioa des hommes , pour leur apprendre qu'il est Dieu et qu ils ne sont rien.

(Il) PAGE 284.

Mémorables journées des FnmçaiSf tome 11, Parts, 1662. -«Histoire du Calvinisme par Maimbourg , Paris, 1G62. — Se> Ion ce dernier , le Duc d* Anjou entra h même soir k Jamac , et coucha dans fe château , dans un appartement contigu à

celui où reposait le cadavre de Coudé.

Plusieurs écrivains citent ces quatre vers, faite au sujet de rborrible Tengçance du Doc d'Anjon s

L'an mil cinq cent soixante-neuf, Entre Jarnac et Cliàteauneuf , Fut porte mort sui' une Auesse , Le grand eimemi de la messe.

Voici Tinscription qu'on lisait sm* le monument élevé à la mémoire de Condé :

htc

infandâ neoe occuhuàj atmo MDtXlX muuis XXXIX,

Ludo^kus Morbonias Condcsus,, qui

in ifomibus beUi pacisque nuUi .ffffîHmftiif virUOet ingénia, sotertid, natalium sphndorem œquavit vit

méUore exku

La TOIe de Cognac conserre encore les tiaceB des divers

sièges qu^elle a soutenus à diverses époques ; mais il n'est pas facile de dire si ces dégradatîoti» lurent le résultat de tel siège ou de tel autre j il y a incertitude de temps. Une partie de Téglise, qiiel<{aes maisons voisines ) d^autres, anjourd'hui aa centre de la viDe , offient d^une manière bien distincte l'emprânie des boulets de canons. On yote anssî les mêmes tiaees sur les deux tours placées à la tête du pont, et sur un des c6tés du château.

(15) PAGE â95.

Je visitais, au mois d^octobre i855, les mines da château de BouteTille , tout oecapë d*intenoc{er les sonveoin de lliistoire ; )e contemplais ces murs garnis de créneanz et de meor-

Digitizëd by

mves. m

txibrcs, d^oii ks «oldats repoussèrent si souTent ks ttsiégcaDts, d ce chemin comcrt^ aujourd'hui obstraé, par leqnd gonittt b garnison pour aOer cherèher det vhrrai , oa torprendre rcnoemî. J'étudiab surtout la position des lieux, pour découvrir celui où Besme lut as&assinc j car dans l'histoire de son pajra , tous les &tts sont importants pour TécriTab. Informé qan TassasMiat fiit commis dans on fien appelé £s Pmu^ dene , petit TÎQage à pen de distance dn diAteau , et enriaos de savoir si le souvenir des passions poliûqucs et religieuses de nos pères vivait encore dans la mémoire des hoaunes de noe joors , je demandais à on vieillard ph» qoe septoagâMra» et qui était mon ewerone , si quelque assassinat n^avadt pas en lieu autrciois dans le voisinage : « oh ! il y a bien long-temps , » me répondit-il \ je le tiens de mon père , on tua un grand » aeigoeur à Ia Pmaudene l

Le faubourg dont il est ici question était placé de Fautre cMé du pont , et devait être beaucoup pins populeux qiTanjorardlraî) k en juger par plusieurs vieux fondements découverts, à diverses époques , dans celte mémo partie. La petite ville de Uartbon était autrefois entourée de remparts , et fermée par trois portes f eDe o0ira encore aiqourd'hui , par ses ruines el ses vieux pans de murs , Taspeet d*une pedte ville du ttogrcn- Age. {^Mémoires de Sull/ , Uv. 2.)

Ce sujet mythologique et plusieurs autres existent encore dans le même appartement. 11 paraît que Catbctine de Médicîs demeura assez loog-tempa dans rAngonmois , car on cite

plusieurs entrevues dans le même château , surtout Tune dans

le mois (le décembre 1586 , et 1 auU r dans le luois de mars i4>87 j mais U est couàlaût que celle dont li a élé question eut •lien k îà& seplembre, (Auteurs 4Ùjà cités J,

11 a laissé des (.'dilions corrigées et enrichies de noies des 'œuvres de Sidoine ApoUinaiie , de Perse , d^Eulrope , et pluienra traductions latines et françaises. ( Éloge dÉlic ymti^ par M. /oanjief, de f académie de Bordeaux , Périgueuga 1816).

M*oubUoDs .pas de mentioniier aussi , dans la galerie des honunes illustres de rAngoumois, JeanDuûIlet, sdgneur de k SaUe, de Raix, etc. » et dont k draille était une des pins an»

cicnnes du pays, ail s'appliqua, dit Baylc, avec une dili^cDcc » merveilleuse , à illubirer Thistoire de France , et Ton peut 9 dire que personne n'avait encore manié ce grand sujet selon 9 le plan qu^il se forma. » Ce travail fut publié sons k titre de Mémoires } Tanleur en fiit magnifiquement récompensé par k Roi Henri U. ( Ehges des hommes Ulusîres par Sainte" Marthe. ) La iamille de Dulillet adopta une des premières le calvinisme. Cependant ^ le chanoine de Claix, après avoir suivi Calvin en AUemagne, rentra dans TAngoumois et revint à k religion catholique , à k sollicitation de Jean DutiUet , son frère , évêque de Meanx. ( Morârt , tome V* — Nobdiam unwersel de France , tome XII , Paiis 1817. )

(17) PâGE 318.

La France consolée f la prise de La Rochelle, épitrc à Louis Xni, sont de ce poète. Voici le sonnet qui ûitfait pour être placé sous le tableau de Protée*

i\OTES.

Qui voudra Toir Protée et sa diTCrsUé ,

Qu'il tienne toit ici» comme pleio de finesse, ,

Ud enCml dans ses rets enlace ma jeuaesse ,

Pendant ifk'ék s'eodoit dedans l'oisi^é.

Il verra que noo c«ear, se trouvant garrotté.

Pratique pour s^enAiir mille tours de souplesse ;

Et cuidant s'échapper du lieu qni le presse ,

tfe iàttt à tout moment cbanger de qualUé.

Ores , comme un lion de couiroox je m'altère ,

Ores, comme un sanglier je deviens solitaire ,

Ores, oonffiet en pleurs , je parais uu torrent $

Mais risa p o tft un «nour pour eeh ne s'airéle.

Ains d'un neeud plus étroit iottjou»,toiijo«irB senant.

Me contraint de dianter et d'être son poète.

On a de lui : t' une cosmographie ^ 2° une histoire des hommes illustres , fmUliëe k Paris , en ,* une mitre

éditioii da même oamge , de 1671 , en huit Tohimes iiHlS| 3* Singularités de la France Antarctique , Pari s 13IS8. ( Nouveau dielkmnakre historique. J

Ce Kvre était intitulé Arisktrque à Nicandre : le père Gonhi y était dérigné sons le nom de PtyUanfue, et Balzac sons celi9 de Narasse* Le libelle publié contre loi , et

attribué à Balzac, disait qu'on l'avait suiprii euJoruii dans les bras de la femme de son hôte , le jeudi onzième d août 1628 , et qail reçut en punition un grand nombre de coups de bâton. ( Didionnain historique^ )

(âO) PAGE 322.

Jean-Louis-Guez^ seigneur de Balzac^ naquit à Augoulémey

43t NOTES.

en i59o. H avait uac grande connaissance des auteurs ao ctcDS et beaucoup de goût. Peut*étre le» Uttécateufs , <|u -sont Tenus après lui, n*oQt-î]ft pas assez apprécié ton takot, par cela seul t^u ils rouL surpasse : iujuslice assez, ordioaire envers ies hommes qui, hs premierS| ont marqué le poiat de départ du progrès .en litlératnre, en monde ou en polît^ue• Les principaux ouvrages de cet écrivain sont : 1* on recueil de lettres j fi* dissertations littéraires ^ 5** plusieurs odes laiicies , 4" plusieuis Uaités dont vwci les titres : Anstippe^ ie PnncÇf le Soçrate du\étien, et k Barbon, k son lit de mort» Babac fil appeler Jàvieaac et se récondlîa avec hi.

On dit que, jiisqu à soa deiiiici moment , il discuta, avec $ef amis qui T^ntouraient, plusieurs questions de litlérature. Comme Socrate » il leur répéei jonvent que la nott ne r^ffirayaît point , et qull allait recommencer une autre vie.

Il mourut le 18 février i6W, et fonda par son lesta*

ment un prix d'éloquence de 2000 (i . à TAcadémie Française, dont il était membre , et légua 2000 ir. de reute k riiôpital d*Angoaléme^ où il fut enterré. Moriscet| chanoine de la mêoie ville y et un autre Moriscet, frère du premier, célébrèrent ses

vertus, Tun par une oraison funèLue, et TauU-e par un discours qui fut imprimé.

Si noire siècle était plus soucieux du souvenir de ses grands hommes y le Département de la Charente devrait ériger int monument à Bakac sur une des places publiques d^Angoo-

lême : pou i quoi ne pas rappeler ainsi aux Ângoumoisins le souvenir du littérateur qui leur a laissé un peu de gloire , et qui fiit le bicn&iteur de rhumadîté 7

(âl) PAGB 5â4.

£Ue était fille d'un maréchal nominé Balain* Cylois ^ médecin de Poitiers , Ja visita , et publia un ouyragc sur ce sujet.

DE LA SIXIÈME ÉPOQUE, (i) PIGE 33S.

La pièiM &uivaiuey copiée sur i'oi^iiial , donnera une prca- ▼e des prérugatim de b Noblesse, au XVU' siècle. Le stj' le des ordonnauces royales n'était ni plus emphati^pie ni plus tranchant.

« Alexandre de Galard-de-Mum , seigneur , Conle de

» Brossac, Marquis de La Hochcbcaucourt , seigneur de la

m chastellenie de Lavaure» Baron des baronnics de SaUes

• et Gentéi sçavoir £ûsons (|ne, sur le rapport qui nous

» a este (ait de la probité , vie , bonnes mœurs et religion

» catholique, apostolique cl romaine de l lancois Blanclion,

j> pour CCS causes et aultres , à ce nous mouvants , lui avons

» donné et octroyé, donnons et octroyons, par ces prc-

» sentes , Testât et office de procureur fiscal de nos baron- » nies et chastelleuies de Salles et Genté , 'ponr tenir et 9 exeioer ledict office , aux bonnenra, prérogatives, gages, » fruits, profits y revemis et esmolomenls y attrîbiiÀ; et ce,

» pour tel temps qu U nous plaira ; enjoignons h nos ofliciers » de nos dictes l)aronnies et chastellenies de Salles et Genté, » de reccToir et installer ledict Blanchon andict office , après 9 aToIr pcesté le serment, en tel cas requis , de bien fidel- » kmeni esercer ladbtechaige. Ordonnons, à tom noi tenan- 9 cîers et justiciables qu*il appartiendra^ de le recomuMSlre, B ûbeyr et entendre, inesme de l'assister et prester main » forte aux choses coucemaotes la fonction dudict office j » et à cet e£fet, avons révoqué et révoquons, par ces pré- * sentes, Bstienne Peronmn, ci-devant nostre prociuenr fis- 9 cal , pour de bonnes et justes causes ; en témoin de quoy , » nous avoui signe ctâ prcsenles de nostre main, et isceUes » fait coDtre-sigacr par nostre secrétaire, et mis le cachet 9 de nos armes. Fait en nostre chasteau de Brossac , k 18 9 avril 1687.

Signe bKOSSÀa

(â) PAGE .558.

Un jugement émané dn Sénéchal de la ville de Moutbron , le id mai tlS65 , confirma ce privilège. Un nommé Hélie-

Clémenl dcinaii Jait de ne pas être forcé de moudre son grain au moulin de La veau , parce que le posscsseui- , Jean-Duroussean , prieur de la même ville , ne gérait pas le moulin , mais Tavait affermé à Jean de Pu jmîrau. Le Sénéchal était Clément Taitaé. ( Coutumes dAtigoumois , par Ga ndiUa u d ^ éeUtion de 1560. ;

(3) FAGE 34 i.

Délibération du 4 mai 10118. — Extrait des registres des délibérations du conseil de la ville de Cognac. 11 serait à désirer^ dsDS rintérét des docmnents historiques, qae ce regblre^ qaV bien yonlu me communiquer M. Gaboriaa , percepteur à Jar- Dae y fit encore partie des archiyes de la Mairie de Gogpae*

Nourri de la lecture des auteurs anciens , il en lit souvent TappUcation la plus juste. Un jour qu'il prêchait la passion devant la Reine , après la mort de Louia XIII , il cita fort à. propos ce yen de Virgile :

faifondum , vegioa , jubea nmw doloroin*

n naquit au château de la Cbétardie, en I6S6, et mourut en 1714* H a laissé plusieurs homélies en 5 vol. , et 4 toL dWretiens rdigîeux*

Woll en 1700. D est l'auteur d'une itistmcUon pour un jeune seigneur, que Fénélon a imprimée à la suite de son traité de iéducation des fiUes,

Goorville naquit à La Rochefoucauld, en i685^ d^uoe &mUle pauvre , nommée Hérauld.

(fi) PAGE 551.

Voici cette ioacriplion , ^ est sur la porte d'entrée :

Deo opt, max.

Vox domim concutientis desertum itUer condensa ,

Cellam revelaviL SêoU passer vwenkns sibi donatm et turtur nidum

EparMis hahàawi, Petmm refugiam Herinaàms refughan ChmtkoUs Rcju^ius cxomaviu Sians in medio fnUrum fundensque oleum (ksuper Penoardius eonsecravit.

XJI koL stpL anno Dni iQS^.

£t plus bas :

Obiit Eparchius, anno Dni 585.

Muxtis suœ 80| redustonis 40.

(9) PAfts 35â.

Les Dnchesaes de Loiigiie?iUe et de Bouillon. Le Duc de Lft Rochefeucânld était surtout escîlé par la première , comme

il le dit lui-mèmc (làna ces deux vers cmpruulcs au pucte Duryer :

Pour mériter son cœur, pour plaire à sos beaux yeux, J'ai tùt ia gacrre aux liok : l'auroU Isûte iMx Dieux.

Peu de temps après, Gourvillc occupa des places iiuporlaiitcs dam les ûnauccs. Fouquct lui donna la recette générale dus

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