NOIES
laiUtt, en Gajenne t. et n fonone «'éleva bieiil6c à plm d'un mîlfioii* Qaand k <Mrim(ndnit fiu tool k eonp ditgradë au
miEeu de ses prospérités ^ Gour?3le partBg«a sa fortune ; fl ifit plus , il le secourut noblement en doonant à madame Fouquet uoe somme de cent mille û'aDCS ^ pour qu'elle se lit des lymleetenn panni les hommer qui devient îiagiet son mari. U fimnaîl eneoce une somme plus- considérable pour pourvoir à FétabliiMmeut du jeune Comte de Tenue , fik de Foai|aet» JLe séjour de Paris étant devenu dangereux pour un homme aussi dévoué à Tamitié malheureuse , Gourville réunit sa fortune^ en déposa une partie chez la célèbre Mlle, de L'Enclos, et Tantre ehcs un homme dont il avait jugé la probité par la dévotion : le dévot garda Tarfeat ^ et lllle. do L^nclo» res* titoa le dép6t. Voltaire a puisé dans cette anecdote le sujet de k comédie intitulée le Dépositaire,
lléfn^ en Angkteriei GonrvOle f reçut des preuves d*amttié de Sain^Bvreniont, dliinnlton et de Bueldngliam. Il revint
peu de temps après à Bruxelles et étala le plus grand luxe dans son hôtel, où se rendaient les plus nobles personnages . Pendant la réunion du Congrès, qui eut lieu à Breda, il parvînt à délsrasiner les Princes de Brunswick et de Usnovre àrse langer du cAté de la Frsnee. Le Roi en fiit informé , et le nomma chargé d'affidres de France auprès du Due do Brun-' swick f mais , par une de ces révolutions de cour , qui se voient û souvent dans les gouvernements absolus , Colbert , ministre de Louis XIV ^ &isatt condamner Gourville à Paris comme concussionnaire. Cependant^ Gourville justifia la con* fiance du Slonarque , et ayant demandé son rappd en. récompense , Colbert n j cuusenLit eu exigeant une somme de Q00,000 ir. Plus tard, il fut chargé pai Louis XIV de
rompre ranembMe des Princes, à Hiimeliiick, el à son retour, il obtint des lettres de grâee. Il passa le reste de sa vie tranquillement au milieu de ses amis , au nombre desquels étaient Boileaa , Mmes. de Sévigné , de Couknges , et autres. Il monmt à Pàris, en â703 , auprès avoir fondé à La Roche» foncanld un hospice anqnd fl l^oa par son 'testament des sommes considérables. Le caractère' de Gonrvîlle était noUe et généreux 5 il est peint avec vérité dans les mémoires qu'il noos a laissés , et où Ton trouve plusieurs anecdotes rcmarquables de son époque. (SwffuphU universelk, — Œwns de Mme. de Sévigné. )
Ce couvent, ayant été détruit pendant le siège, fut Iransfifré
dans rcnccinte de la ville , dans une maison appelée le Cœur de Christ , et qui fut donnée aux moines par Vivien du château, et Bernard de Bordeaux, (Aimâtes des frères mmeun.}
La tour , oh se trouvait ce poste , eidste encore* £lie
Touvrage dVn des Lusignan, dont elle porte les' armes* Tonte la partie extérieuie est criblée de coups de feu. C'est presque le seul reste des fortifications de cette ville.
(13) PAt.ti 562.
A droite de la porte de Saînt-fil9rtm , on voit le ravage des boulets autour d^uue embrasure par laquelle - se défendaient les
habitants.
iNOTES. 4Sd
Cet étang, aDjourd'hui deacëchë^ avait alors , dit-on , deux lîfioes de longueur , et les c6tés étaient ombragés par d^immenses forêts. Sdon la tradition , il fat TouTrage des premiers
Comtes d^Angoulème. On trouve encore daik^ quelques pailics de cet emplacement des morceauiL de bois , des troncs dVbres dans un état complet de pétrification.
LY'crit , où ont été puises ces détails , est intitulé : Le véritable journal de tout ce qui s'est passe pendant le siège de Cognac. Il peut avoir été rédigé ofEcîellement pour iaire con* naître les traits de courage et les événements du siège de cette yîUe : en effets fauteur est entré dans tant de détails ^ qu^on peut le considérer comme témoin oculaire des faits.
Voici lordonnance rendue à ce sujet, transcrite snr une copie asses ancienne :
Louis , par h gréoe de Dieu, Roy de France et de Navarre, à tous présents et advenir , salut. Comme il est important an
maintien de la justice et de Vauthorité des Souverains, de faire punir avec la sévérité ordonnée par îcs Ioîk, ceux de leurs sub- Jets qu^y manquent notablement à la fidellité et à Tobcissance qu'ils leur doivent ; c*est aussi un effet digne encore de leur éqoité et de leur magnanimité de récompenser les actions généreuses ei (idèles de ceuik ^ui se sont 8i|^nalés en les servant
460 NOTËS.
et Testât, et de leur donner des marques de lcui\s giAces et bonne volonté particulières , et qui passent à la postérité , et que chacuo en conçoive des BUMiveiDents gënéreia , capables de les porter à des actions ietnbWés pour mériter nnejégple récompense ; et considérant que les habitants de nostre ville de Cougnac es Angoumois ont. soubstenu un su'ge de dix jours, pendant la plus lâcheuse saison de Tannée , dans une place ourerte, en plnsienrs endroits, la fortification en ayant été négligée > pour ce qa*eUe est au cceur de nostre royaume , et que personne n*east préva qne nostre cousin le Prince de Condé qui , partant , est oblige de s'eraployer l\ la conservation de nostre estât , et \\. nostre service, eust formé un soubslèvement en nostre province de Gayenne^ de laquelle nous lai avons donné le gouvernement , et aiuembler une armée dont il s*e$t servi poor se ssnzir d'aulcunes de nos places qu'il a trouvées sans résistance , et avoit attaqué celle de Cougnac , dont il se fust aussy emparé, si la valleur des habitants, assistés de quelques gentilshommes du voizinage , et deux officiers seuleaient de nos troupes soubs Tanthorité et les ordres du sieur Comte de Jonzac, nostre fieutenant-génénd en Saintonge et Angoumois , et gouverneur particnlîer de ladîcte ville et chasteau de Cougnac , n'eust donné temps à hosire cousin, le Comte D'Harcourt, de la secourir comme il a fait ; ayant scnlement une petite pai-tie de nos forces, les habitants ayant fait diverses' sorties sur nos ennemis , eaopèché' kun travaux pour Fad^iincement de leur siège , tué des mineurs attachés aux murailles de la^ ville , et lors do secours, emporté leurs l au lcades de leiu' c6lé, au mesme temps qu'elles furent attaquées au dehors par nosti-e cousin , le Comte D'Harcourt. Si bien qpe le bon devoir qu'ib ont tût pour leur défifame a eslé^^noo seulement cause de la conservalioa de ladicte ville
soubs nosti'c obtissuncc , mais d'une des |)liis belles et glorieuses acUons qui puissent cstre entreprises dans la guerre. L'armée des rebelles qui l'attaquaient et qui menaçaient de Toiner, non feulement ladicle yûkt ^ mais toutes nos proYinee» île deçà , ayant esté obl^és de lever le né^ après avoir ff«çn un esehee conndërable par la perle d*iine bonne partie de 1 inliitUi rie des rebelles , leurs munitions et bagages : ce qui iait que , nous désirant recognoistre une fidelliié si exemplaire par une coneession adTantageose au général et an parlicalier> habitants de nostre dicte TîUe, sçavoîr fiôzons, que nous, pour ces causes et aultresàce nous mouvants, ayant fait mettre eette afiairc en délibération en nostre conseil^ et avoir ouy les députés de ladicte ville sur leurs demandes et remontrances pour les choses qui leur seroient les plus considérables et lAiles^ de Tadvis de la Rdne^ nostre très-ho- Dorée dame et mère , d'anlcuns Princes et anitres grands et notables personnages de nostre conseil , et de nostre certsinè science, pleine puissance et authoritë royale, avons anobli, et anoblissons par ces présentes tous les maires de ladicte ville de Gongnac , à commencer par nostre cher et bien*amé Louis Civadier , qiû est à'pr^nt en charge , à continuer par tous ceux qui loi snocéderont en ladicte mairie. Tontons que lani ledicl Civadier maire , que tous ses successeurs maires , soient réputés nobles , ensemble leurs femmes et enfants , postérité et lignée^ tant mâles que fiemeiks, nés et à naître en loyal mariage 9 et on isceoz^ leur dicte postérité soient en tous actes et endrmts, tant ès jugements que dehors tenns , censés et réputés nobles , portant la qualité d'eicoyers , et puissent parvenir à tous degrés de chevallerie et de nostre gendarmerie, et qu'ils possèdent toutes sortes de iiefs , seigneuries et héritages nobles y de quelque titre et condition
4<i2 NOTES.
^*ib soienlj et qu'ils jottiMent de tous honoeurs , authoritéSi prérogathres , prééminences , privilesges ^ franduseft , inmiu^ mlé» dont jonisMnt, et ont coatnnie de jouir et nser> lesaultrei nobles de nostre royanme , et tout ainsy que si les âenrs
maires ctoîcnt issus de noble et ancienne race , et de porter leurs aimoirieâ timbrées sans qui soient tenus nous payer , ny auzRois, nos suooesseais, anlcunes finances m indemnités dont à quelque somme qn^elles le poussent monter. Noos les «Tons déchargés et déchargeons , et leur en avons hk cl iaiiuns don par ces présentes ; t|uc ks sieurs maiiê et. esche- YÎos puissent choisir cellui de tous les habitants de nostre dicte ville qu^ils estimeront en leur conscience le plus capable et le plus digne de remplir ladicte mairie nous ▼oolons qu'ils procèdent «vec tonte liberté de lenrs soffiages , et que •cellui qui aura pins de ytm soit eslu maire , sans qu'ils soient obligés de nous présenter trois en estât pour nous choisir un , ou, en nostre absence, par le capitaine et gouverneur de nostre dicte ville et cbastean de Coognac , et en Tabeence d*Î8cekil gonvèniear et chef, pardewnt le ltea« tenantffénéial da siège royal dodict Gongnac*
ÂV0U3 j en outre , déchargé et déchargeons les sieurs maire et eschevins^ mananU et habitants de ladicte ville de toutes taîUes, abonnements, subsistances et aoltres impositions de quelque nature qu'elles puissent estre, et pour quelque cause et occasion que ce soit, mesme de logement de nos troupes pendant vingt années, après lesquelles et iscelles expirées, ils .continueront le payement de la somme de six cents livres en laquelle ils ont esté abonnés. Leur avons , m outre , accordé et accordons par les présentes qnaire foires qu*ils establiront en ladicte ville de Cougnac , et en
tel endroit qn^ils estimeront plus à propos, avec les mesmes franchises et privUesges, et exceptions qu'y sont accordées , et dont jouiastnl les habitants de nos villes de jNiort et Fontenayî chacune dcsqueUes ibires durera trois jours entiers et isoiisëciiti& , dont la prendëre commencera le troisies. me jour da mois de iebyrier procbab , la seconde le qinnfiesme de may en suivant, la troisiesme le jour et feste de Sain t- Jean- Baptiste , et la quatiicsrmj et dernièio le jour et fcste de Saint-Marlin. Et au surplus , avons confirme et confirmons aux siears maire et eschevins, manants et habitants -de noslK dicte tOIc et isoboorg de Congnac tous «t ebascuns les privilesges et exemptions de toutes tâilles et abonnements à la somme de six cents livres, franchises et immunités contenues , dcclarécâ tl exprimées par les lettres qui leur ont ci^devant esté accordées par les llojs nos prëdàsesseurs^ voulant iju^ils en jouissent tout ainsj et en la mesme forme et manière qulb en ont hien et doement jooi et Jouissent encore à préwnt*
Donne à Poitiers , au mois de décembre mil six cent cinquante-un , et de nostre resgue le neunesme.
Signé LOUIS.
La copie de cette ordouuance fut prise à la mairie de Cognac, sur Toiigiual, en 16^2^ le 7 février.
Cette procession n*a plus lieu. Cependant, on remarque
encore que les corps d'état se présentent à certaines fêtes de l'église avec des bannières particulières à chacun d*eux. Serait-ce un souvenir des actions de leurs pères ?
m NOTES.
(17) PAGE 57i.'
n a hmé pliisîears ouvrages qui respirent tous rempor-
tcmenî de son zèle religieux | et la baioe la plus ardente contre se& enoemis.
(18) PAGB 57S.
Châteaubnw mourut en 1775, apcès aToir donné au théâtre les tragédies Mimles : Mnhùmet H, en 1714; les TroyenveSy piice qui ne fiit jouée ^u'en I7ë4 $ PkSodète
ci Astyanax^ en 1775.
(19) PAGB 375.
On cite de lui avec plaisir ce couplet empreint de moia- VlÈé, et bien différent de ceux de Saint^elais» inspirés^le plus S(m?ent y par h débauche :
bis, TOUS eomiNreodrei un jour Le tort que yoos tous iaîtes :
Le mépris smt de près Tamoar
Qu'inspirent les coquettes.
Songez à tous faire estimer
Pins qu'à TOUS rendre aimable ; Le faux honneur de tout charmer
Détruit le véritable.
n nKHimt à Paris, en 1788* Ses ouvrages sont : le poème
de iart de pnfcher, celui de lamiUc, Je Ucducaùoii des
BoU dans leur avances Ilmi d'^pitres et (judcpes pièces divenes.
Il momt «Q 1740 , tu moneiit eà II finiisût le IX* tome de llnslofciv de k Uoératqre. Les tomes X et XI sont dus à Dom Cfémencet, et le tome XII à Dom Clément, reHgieax du même Ordrn. Celte entreprise a été eonCÎDQëe etpnbfiée sv le même plan pnr quelque menibras de riiistitiit, en 1614, 1817 ei MM.
(22) PAGB 375.
Mort en 1665. On troaTe dans les mémoiMS de La Rochefeacauld) et dans les oenvreà de Saint-Evremoul , Tapologic de M. de Bcauiort contre la cour» la I^ioblesse et le peuple, écrite par Girard.
(23) PAGB 375.
n est Tauteur des dialogues, entre deux paroissiens de Saint-Hilaire , sur les ordonnances de qoekpies évéqnes , oonlre la tradnction dn nonvean tesHment de Mons, 1667, in-4* et in-iS.
B monmt en 1686, laissant on onmge qoi a poor titre : Instmaicms pour les jarâins fiutders ei paiagen ,
avec un Uaité des orangers , suivi de quelques réflexions sur Tagriculture. On lui doit d'importantes découvertes sur la sutiqoe des végétaux et la plantation des arbres. Charles Penanit plaça Lacjnintinie dans la galerie des hopmes fllnstrès dn 17* siècle.
Ell« naquit en 1641^ au château de Serres» dans TAr* vondisseiiient de Coufolem : elle était sœur de Louis-Victor de Rocheehouart, Doc de Morlemar. Louis XIV disùt
un jour h madame de La Vallière : « elle voudrait hitit que je ^aùnftsse , mais je n'en Je/tu lien* » Madame de BloDtes{Mm mourut à Bouriwn, ordomnnt par sCn testament ^e «es eotraîUes lussent port4et & la eommunaiité de ^l^aiut- Joseph : elles jetaient une odeur si insupportalilè ^e le for^ '■ teur revint sur ses pas , et voulut les remettre à TAbba je des Capucins de Bouibon; mais le père gardien , infecté de cette odeur^ les ût» dit-on^ ieter aux chiens.
u sermon dans lequel Daillon développa cette opinion est
intitulé Examen de f oppression des reformés en France^ où Ton justifie Tinnocence de leur religion. Il publia aussi à La Rochelle un autre sermon pour la défense de k même religion.
rm DBS MOTBS. '