THÈSES
I. Le messianisme judaïque en général n’est pas une forme tout humaine de l'attente du salut; il est confirmé comme d'origine divine par la mission et les déclarations de Jésus de Nazareth.
IL. Jésus est si bien le Messie des Juifs d’après l’évangile de saint Jean, que l'admission des gentils dans son royaume n’a lieu que grâce à sa mort et à sa résurrection (Jean XI, 51-52; XII, 32; cf. Matth. XX VIN, 19; Éphés. IT, 16).
IT. Le fait historique de la résurrection de Jésus constitue donc, d’après cet évangile, la seule condition d'existence de l’Église chrétienne universelle.
IV. Jésus n’a eu conscience de sa dignité messianique que parce qu'il avait conscience de son origine céleste manifestement exprimée dans le titre qu'il emploie avec prédilection : celui de Fils de l’homme. C'est en se désignant par ce titre, le plus solennel de tous, qn'il se déclare le juge des vivants et des morts (V, 22, 27-29 ; comp. Matth. XXIV, 30-31).
Vu par le président de la soutenance.
Strasbourg, le 43 décembre 1865.