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ministration de La justice n'atteignait pas 2.500.000 fr. Par contre, la vente du papier timbré constituait à l'Etat une rente de 3.750.000 fr. !...
Le Cubain vivait-il au moins dans une ile prospère, au point de vue matériel ?
« Aucun homme ayant étudié les rapports qui existent entre l'organisation fiscale d’un pays et son régime économique ne peut supposer un instant que Cuba, écrasée par des budgetsinsensés et une dette énorme, soit un pays riche. Au temps le plus prospère, la rente de l'île a été de 100 millions de francs. Les charges municipales et celles de l'Etat eu absorbaïent le 40 0/0, et souvent plus. Ce chiffre en dit assez par lui-même.
La valeur de la propriété urbaine a baissé de moitié, et parfois des deux-tiers, par rapport à celle qu’elle possédait avant 1834. On a vu, à la Havane, un édifice ayant coûté 3 millions vendu, en 1898, pour 600.009 fr.
Les valeurs mobilières offrent le même spectacle. La plupart des actions cotées sur la place de la Havane sont au-dessous du pair. »
Lorsque la dernière guerre éclata, pas une voie stratégique n'avait été construite ; malgré les 500 millions dépensés depuis 1878 ; il n'y avait ni fortifications, ni hôpitaux, ni matériel de guerre. L'Etat n'avait même pas songé à sa propre défense !
Les côtes de Cuba ont une étendue de 3.506 kilomètres et renferment 54 ports; sur ce nombre 15 seulement étaient en état. Le dédale d'’ilots, de bancs de sable et de récifs qui entoure l'ile n'était éclairé que par 22 feux de toutes sortes. Plusieurs des meilleurs ports étaient en train de s’ensabler :
« Les particuliers ont parfois voulu prendre l'initiative des travaux nécessaires. Le pouvoir centralest alors intervenu el, après des années de pourparlers, les choses ont élé laissées telles quelles ou en plus mauvais état qu'auparavant.
En 28 ans, on a constrnit dans la colonie 139 kilomètres de routes carrossables ; on a élevé deux phares de 1°" ordre, trois de 2%, un
de 4e, trois fanaux et deux feux de jelée ; on a assaini sommairement ou balisé quelques ports et construit 246 mètres de quai. C'est tout. En échange, le personnel des travaux publics consomme des millions, en appointements et en réparations.
L'état d'abandon dans lequel se trouve l'hygiène publique à Cuba est proverbial, La commission technique envoyée par les États-Uris à la Havane pour étudier la prophylaxie de la fièvre jaune, déclara que ce port, par son inconcevable saleté, constiluait un foyer permanent d'infection contre lequel on devrait prendre les plus grandes précautions. Il existe cependant à la Havane une « Commission du Port », qui émarge au Trésor et fait des frais avec la même munificence que les autres administrations.
Tous les pays de l'Amérique, sauf ja Bolivie, saus excepter Haïti, la Jamaïque, la Trinité, la Guadeloupe, où la race de couleur est en majorilé, ont un budget d'enscignement plus élevé que celui de Cuba. Par contre, le Chili seul dépense autant pour l'entretien de l’armée. Ainsi se trouve expliqué le fait que, chez un peuple aussi intelligent que le Cubain, le 76° 0/0 de la population ne sache ni lire ni écrire. L'instruction qui nous serait le plus nécessaire, l'instruction technique et industrielle, n’existe pas dans le pays. Les carrières et les professions que la civilisation moderne réclame impérieusement sont, chez nous, leltre morte. L'Etat n'entrelient pas une seule bibliothèque publique ! »
Le peuple cubain à protesté sans relâche, depuis 1858. contre ce régime politique, qui unissait à la fraude le mépris le plus absolu du droit. Il serait trop long d'énumérer les réclamations qu'il a adressées au gouvernement de la Péninsule, les commissions qui ont franchi l'Océan pour tenter de faire comprendre aux exploiteurs de Cuba les funestes conséquences qu'allait amener leur obstination.
L'exaspération du pays devint telle qu'en 1892, la junte centrale du parti autonomiste fit parailre un manifeste où elle déclarait que & le moment élait proche où le peuple cubain allait adopter des résolutions suprêmes, dont la responsabilité retomberait sur ceux qui, assurés de l'impunité, remplis d'arrogance et d'orgueil, dédaignent la plus élé -
mentaire prudence et élèvent la force brutale à la hauteur d'un culte ».
L'Espagne ne prêta guère l'oreille à ce manifeste, qui laissait cependant entrevoir les lueurs sinistres de la guerre ; mais la scission violente du parti national luimême ayant falli se produire, le gouvernement jugea opportun d'essayer d'une nouvelle farce et de faire croire au monde qu'il se déeidait à réformer le système administratif de Cuba.
Ce projet d'autonomie, dont les Espagnols ont voulu se prévaloir pour taxer la Révolution d’impatiente et d'anarchique, conservait intact le régime politique de Cuba; il n'apportait aucune modification à la loi électorale ; il ne diminuait pas le pouvoir de la bureaucratie, tout en augmentant celui. du gouverneur général : il laissait peser les mèmes charges sur le contribuable cubain et ne lui donnait aucun droit d'intervention dans l'élaboration de son budget : il se bornaït à transformer le Conseil d'Administration existant. qui était nommé tout entier par le gouvernement, en une corporation partiellement éligible. Le Conseil ainsi modifié élaborait un budget, en quelque sorte provincial, comprenant les chapitres de Travaux publics qui figuraient naguère dans celui de l'Etat. Celui-ci se réservait tout le reste. Le Conseil pouvait disposer de 2,75 0/0 des revenus de l'île; l'Etat continuait à employer les 87,95 0/0, de la façon que l'on sait, La dette, le militarisme et la bureaucratie continuaient à dévorer Cuba. Le Cubain continuait à ne former qu'une caste taillable et corvéable à merci: les Espagnols résidents gardaient enfin la malfaisante influence qu'ils avaient antérieurement.
Tel est le self government que l'Espagne promettait à Cuba et qu'elle a bruyamment annoncé comme un grand changement dans son système colonial ! (1)
(1) L'expérience avait, d’ailleurs, appris aux Cubains ce que valent les promesses garanties par « l'honneur de l'Espagne. » Vis-à-vis de
HO
«€ Il faudrait, conclut Enrique Varona, que le Cubain manquât, non pas seulement du sentiment de la dignité, mais encore de l'instinct de conservation, pour accepter sans révolte ce régime aussi avilissant que destructeur. Aucun peuple, aucune communauté humaine ayant le souci de son honneur et aspirant à une condition meilleure ne saurait tolérer les injures et les injustices dont on abreuve Cuba, sans se dégrader honteusement et se condamner à l'anéantissement définitif.
» L'Espagne refuse au Cubain tout pouvoir effectif dans son propre pays;
» L'Espagne condamne le Cubain à l'infériorité politique sur la terre où il est né;
» L'Espagne accapare le produit du travail des Cubains, ne leur donnant en échange ni instruction, ni sécurité, ni prospérité ;
» L'Espagne s'est montrée absolument incapable de gouverner et d’administrer Cuba, qu'elle exploite et corrompt.
» Maintenir par la force ce monstrueux régime gouvernemental, qui ruine un pays riche de sa nature et dégrade une population vigoureuse, intelligente et remplie de nobles aspirations : voilà ce que l'Espagne appelle défendre son honneur et conserver avec prestige sa fonction civilisatrice en Amérique !
» Désespérés, les Cubains ont fait appel à la force pour défendre leurs droits et faire triompher un principe éternel, sans lequel les sociétés, en apparence les plus robustes, sont menacées : le principe de la justice.
ses colonies, aussi bien que vis-à-vis des puissances européennes, l'Espagne a toujours eyniquement manqué à sa parole. Un exemple, entre cent : nous avons dit (chapitre VIT) que, pour amener l'Espague à cesser le commerce des esclaves, l'Angleterre düt lui payer (septembre 1817) une indemnité de 400.000 livres sterling. L'Espagne accepta le marché, prit l'argent... el conlinua l'abominable trafic de la chair humaine |
vues
» Nul n'a le droit d'opprimer (1). L'Espagne nous opprime. En nous soulevant contre l'oppression, nous défendons le droit. Nous servons ainsi la cause de l'humanité, tout en servant la nôtre.
» Nous n'avons ni compté le nombre de nos ennemis, ni mesuré leurs forces. Nous avons compté les outrages qu’on nous infligea, pesé la masse d’injustices qui nous écrase, et nous avons élevé nos cœurs à la hauteur de nos légitimes revendications. Si le monde civilisé nous tourne le dos, tant pis pour tous! Une nouvelle. iniquité aura été consommée et le principe de la solidarité humaine aura subi un nouvel échec.
» Libre et indépendant, le peuple cubain deviendrait un facteur de prospérité et de progrès. S'il n'est, actuellement, qu'un facteur de ruine et de désordre, la faute en est exclusivement à l'Espagne !
» Cuba n'attaque pas; elle se défend. Que l'Amérique, que le monde entier voie de quel côté sont la raison et le droit!»
Toute l’Europe, la Suisse exceptée, se prononça en faveur du peuple bourreau contre le peuple opprimé, pour cette raison bien simple que toutes les puissances pratiquent, au fond, — à peu de chose près — le même système colonial que l'Espagne.
Un Comité français, dit « de Cuba libre », fut cependant constitué à Paris, sous la présidence du célèbre publiciste Henri Rochefort ; il avait pour principaux adhérents MM. Trarieux, Isaac, Pauliat, sénateurs; Paul Viollet, membre de l’Institut.
Le 11 novembre 1896, ce Comité, après avoir & adressé l'expression de ses plus entières sympathies aux héroïques
(t) Victor Hugo, répondant à un «appel » que lui avaient adressé les femmes cubaines, écrivait, en 1868 : « Un peuple n'a pas plus le droit de posséder un autre peuple, qu'un homme n'a celui de posséder un autre homme. Le crime est plus odieux encore sur une nation que sur uu individu, voilà tout »... Les gouvernements européens ne semblent pas avoir saisi la portée de cette grande parole.
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défenseurs de l'Indépendance cubaine », approuvait, à l’uanimité, lAppel suivant, rédigé par le président :
« Français,
Après des années d'oppression, après avoir subi le plus insupportable joug qui puisse peser sur une nation, après avoir tout tenté pour obtenir pacifiquement la reconnaissance de leurs droits de citoyens et d'hommes, les Cubains se sont soulevés,
Depuis vingt mois, avec un courage héroïque, ils lutteut pour leur indépendance, contraignant à l'admiration ceux de leurs eunemis chez qui la passion n'a pas supprimé la loyauté. Depuis vingt mois, réunis autour de chefs intrépides, ils résistent à l'effort désespéré de la plus formidable armée monarchique qui ait jamais traversé l'Océan. Comme nos pères des grandes armées révolutionuaires, ils veulent vivre libres ou mourir ; comme eux, ils sont dignes de Lous les respects et de toutes les admirations,
C’est eu écoutant l'écho des voix d'autrefois, venues de France, qu'ils ont appris que, pour un peuple opprimé, l'insurrection est le plus saint des devoirs. Sera-t-il dit que les Français de ce temps feront moins que la Frauce mouarchique défendant les libertés américaiues ? Et ne leudront-ils pas la main à ceux qui combattent et qui meurent en se révoltant coutre une odieuse et ettroyable Cyrannie ?
A la honte de la vieille Europe, pas une parole ne se fait enteudre en faveur des Cubains. Le gouvernement clérical et réactiounaire sous l'oppression duquel se débat le peuple espagnol peut, sans qu'une protestation s'élève, considérer comme des pillards et des rebelles les promoteurs et les soldats de la révolution cubaine.
Ea vain s'est constituée la République; en vain, humains après la bataille, les généraux eubains font soigner les blessés espagnols et remeltre en liberté les prisonniers; en vain Martinez Campos luimême a reconnu la générosilé de ses adversaires : l'Espagne fusille comme incendiaires el bandits ceux des démocrates qui tombent en son pouvoir, et elle emplit ses bagnes de suspects dont le seul erime est de faire des vœux pour l'indépendance de leur pays. Terrible irouie ! le droit des gens n'est pas appliqué à ceux qui cependant défendent leur droit.
La royauté espagnole est sontenue par toutes les monarchies européennes, Oublieux des belles et nobles traditions de la République, qui out créé la grandeur morale de la France el grâce auxquelles elle
a rayouné parmi les peuples, Le goavosanuoult frauçuis prête son appui au gouvernement de l'Inquisition et de l’obscurantisme, qui voue au martyre les républicains d'Espagne comme les républicains de Cuba.
Mais au-dessus des chefs d'Etat, des ministres et des diplomates, il y à l'opinion publique, il y a le peuple. C’est à ce peuple, qui cent fois à versé son sang dans les combats contre la Lÿraunie, que uous eu appelons, Qu'il prèle l'appui de sa grande voix à ceux qui luttent pour conquérir ce qui leur est plus cher que la vie : La liberté. Qu'il aide une fois encore des opprimés à briser leurs chaines et que sa clameur soutienne ceux qui demandent, au nom de la justice, la reconnaissance de la République Cubaine. » À
Pour le Comité Le Président, Hexrt Rocneronr.
Tandis que ce grand peuple espagnol, déchu, voyait s'effondrer pitoyablement sa puissance et son renom, le jeune Alphonse XIII, qui doit peut-être la conservation de sa couronne à la virile énergie de son admirable mère, évoquant, du fond de l’Escurial, la gloire fabuleuse de son prestigieux ancêtre, s'écriait comme Ruy Blas :
« Ce royaume effrayant, fait d'un amas d'embpires, Penche... Il nous faut on bras! Au secours, Charles-Quint | Car l'Espagne se meurt, car l'Espagne s’éteint !..
— 0 géant, se peut-il que tu dormes ?.. »
Mais la pierre sépulchrale garda le mystère de son silence éternel : l'Espagne s’est éteinte ; «et l'aigle impérial, qui, jadis, couvrait le monde entier de tonnerre et de flamme, cuit, pauvre oiseau plumé, dans la marmite »... alimentaire, sinon « infàäme », des impavides charcutiers de New-York et de Chicago. |
Les destins se sont accomplis : l'Espagne a perdu Cuba, et même d’autres colonies qui n'étaient pas en cause (1).
(1) Le 8 novembre 1900, le général Azcarraga, ministre de la guerre, annonçait au Conseil des miuistres, présidé parS M. la reine
On a dit, et l’on répète encore que les Cubains ne gagneront rien à l'intervention américaine, qu'ils n'ont fait que changer de maîtres. C'est un ordre de considérations que nous n'avons pas à discuter ici. Un avenir prochain nous révélera quelle interprétation définitive le peuple des Etats- Unis entend donner à l'évangile des « destinées manifestes » formulé par l'impérialisme plus ou moins déconcertant du président Mac-Kinley. Que les Cubains repoussent le nouveau joug politique auquel les Yankees voudraient les soumettre, ou qu'ils l’acceptent bénévolement, la conduite de l'Espagne n'en restera pas moins odieuse.
« L'annexion, nous ne la désirons certes pas », écrivait un patriote Cubain des plus autorisés ; « mais nous préférons tout à la domination espagnole, même sous la forme de l'autonomie! (1) » Quand une métropole oblige un peuple colonial, issu de son sang et imprégné de ses mœurs, à une répudiation politique et morale aussi humiliante pour elle, il est permis de déclarer qu’elle n'avait aucune aptitude colonisatrice.
Pour rester fidèle au principe d'impartialité absolue qui inspire ce livre, nous nous faisons un devoir de reconnaître que le contact des Espagnols avec les indigènes de ses possessions coloniales a produit des populations métisses plei-
régente, qu'une convention entre l'Espagne et les Etats-Unis avait élé signée, la veille, à Washington, suivant laquelle l'Espagne cède les iles Cagayan et Libut, moyennant cent mille dollars. Ces territoires élaient les derniers qui restassent à l'Espagne en Océanie.
En Afrique, l'Espagne possède encore, en face des iles Canaries, le littoral du Zo de Oro, bande de côte s'élendant de la pointe du Cap Blanc jusqu'au 14° degré de longitude Æst et enclavée dans le Sahara français; plus, 300 kilomètres environ, au Congo, entre l'embouchure du Mounietl la pointe de Campo. 5
(1) On se rappelle la réponse de ce vieux Cacique, mis à la torlure par des conquistadores. Un prêtre, qui assistait au supplice, offrait au patient le cie}, s'il consenlait à recevoir le baptême. — « Trouverai-je des Espagnols dans votre Paradis ? » demanda l'indigène, — « Oui, sans doute, » répondit le prêtre, — « En ce cas, je ne veux pas y aller ! » répondit le Cacique.
nes de vigueur et de vitalité. Partant de cette constatation, Marcel Dubois à tenté une justification, timide à la vérité, de la colonisation espagnole et dont nous lui donnons acte :
« Les colons d'Ibérie, dit-il, massacreurs et exploiteurs, comme il arrive encore aux découvreurs de pays riches en métaux précieux, appliquant toutes les espèces de restrictions, comme il a été de tradition chez tous les peuples jusqu'en ce siècle, ont néanmoins fait, en s’amalgamant avec les Indiens et les noirs, œuvre de fondateurs d'Etats singulièrement vivace. Les sécessions furent des phénomènes nécessaires, non des marques de décadence.
» Sur 12 millions d'habitants que compte le Mexique, plus de 2 millions et demi sont Européens ou descendants d'Européens : moins nombreux sont les Français dont la présence au Canada nous rend si fiers. En Colombie, où les indigènes dominent, on trouve pourtant près de {400,000 habitants de type espagnol et 1,600,000 métis sur 4 millions. Au Pérou s'accroît sans cesse une population de 3 millions d’âmes, dont une très forte part de blancs, de métis hispanoindiens ; l’on en peut dire autant du Chili avec ses 2,700,000 habitants, et même de la Bolivie avec ses 2,300,000. Et la statistique n'est pas moins instructive pour les dernières colonies que l'Espagne vient de perdre. » (Systèmes coloniaux et peuples colonisateurs.)
Au lendemain du désastre de Cuba, les femmes du peuple, à Grenade, ont lapidé la statue de Christophe Colomb, sous Le prétexte que la découverte de l'Amérique est la cause principale des malheurs de l'Espagne.
Hélas ! les raisons, nous croyons l'avoir démontré, ne manquent point pour expliquer la déchéance de l'Espagne, ni les noms propres pour en porter la responsabilité. Le peuple a le choix entre les vivants et les morts : tant de morts qui, par les crimes d’une politique de vampire ont amené la chute graduelle de la puissance espagnole ; tant de vivants qui n'ont pas su, dans la mesure où c'était encore
possible, réparer les crimes des morts.
Vu :
Vu : le Doyen, Le Président de la Thèse, GLASSON J. LÉVEILLÉ
Vu et permis d'imprimer :
Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris,