CHRISTIANISME ET GERMANISME
Le christianisme et le germanisme se caractérisent d'un mot : le respect de la femme. L'antiquité barbare l'avait courbée sous le joug de la force physique, et avait vu dans sa faiblesse, une juste cause d'esclavage; le moyen âge n'y voit qu'un motif de protection.
Les religions primitives avaient méprisé la femme, et avaient conclu à la légitimité de son avihssement ; la doctrine pure du Christ, voit en elle un être humain, digne de tout respect, et qu'il convient d'élever à la place à laquelle la convie sa quaUté de personne consciente et morale.
Le christianisme et le germanisme se rencontrent donc dans leurs conclusions, pour achever l'évolution romaine : la femme, sous la réserve de sa force physique, est l'égale de l'homme, elle doit être traitée comme telle dans la société, sauf les dispositions spéciales communément applicables à tout être faible, qui a besoin de la protection des forts, en ces temps de guerre et de combats perpétuels.
La doctrine évangélique procède, comme toutes les
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idées de Jésus, d'une conception très haute et très pure de la divinité ; le Dieu que le Christ révèle, n'est, ni le Jupiter passionné, violent et exclusif des Grecs, ni le Jéhovah farouche des Juifs, faisant acception de race, de peuple, et de personne ; c'est le Père céleste, qui fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants, qui regarde aux intentions plus qu'aux actes, qui veille avec une égale sollicitude sur les humbles et sur les forts. En lui, on a la vie, le mouvement et l'être, et au même titre, la femme et l'homme participent à la vie divine. En aucune de ses paraboles, Jésus ne proclame l'infériorité de la femme ; en tous ses discours, il affirme l'égalité sociale de quiconque aime Dieu, se confie en sa providence et se laisse guider par le devoir. La force, d'après lui ne crée ni un droit, ni le droit ; y a-t-il d'ailleurs d'autre droit que celui qui dérive de la fraternité et du dévouement ?- le plus humble, n'est-il pas à ses yeux, le plus digne de sympathie, de protection? D'une telle doctrine, on ne saurait, semble-t-il, faire sortir autre chose que l'égalité sociale. Les lois d'exclusivisme, les pratiques d'intolérance, qu'elles s'appliquent aux races ou aux individus, ne sont pas seulement étrangères à l'esprit évangélique, elles sont contraires à l'enseignement le plus positif du Christ.
Chose étrange, pourtant, en ce qui concerne les femmes, la civilisation chrétienne a presque toujours traduit le compelle in l rare par empcchcz-les d'arriver.
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