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AVANT TREMPE

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non malléable

Étude industrielle. — Fabrication. — La fabrication des aciers au tungstène ne présente aucune difficulté particulière. On utilise un four à creusets qui chauffe' bien.

Nous parlerons plus loin, en détail, des matières premières qui peuvent être utilisées.

Disons cependant de suite qu'autrefois on employait le tungstène pulvérisé. Mais les pertes par oxydation étaient très grandes. A l'heure actuelle on part des ferro-tungstènes.

Propriétés mécaniques. — Les aciers au tungstène ont été l'objet de remarquables recherches de la part de M. Hadfield, qui a présenté sur ce sujet un mémoire à la réunion de septembre 1903 de l'Iron and Steel Institute.

Nous donnons ici les résultats résumés de nos recherches dans une série de diagrammes (fig. 114 à 117).

De ces résultats on doit conclure que :

1° Les aciers perlitiques présentent une charge de rupture d'autant plus élevée qu'ils contiennent plus de tungstène; la

GlERS SPÉCIAUX

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•si

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limite élastique ne semble pas croître aussi rapidement; les strictions et les allongements diminuent peu ; ils ne sont pas plus fragiles au mouton Frémont que les aciers au carbone; leur dureté est généralement plus élevée que celle des aciers ordinaires à môme teneur en carbone ;

2° Les aciers renfermant le carbure ont des charges de rupture élevées, et cela d'autant plus qu'ils renferment plus de carbone ; mais ces charges ne vont pas en augmentant avec le pourcentage de tungstène. Les limites élastiques sont relativement basses, les allongements et les strictions sont très faibles. Ces aciers sont sur la limite des aciers fragiles; ils ont une résistance au choc parfaitement constante ((> kilogrammètres), et cela quelles que soient leur teneur en carbone et leur teneur en tungstène.

Enfin ils ont une dureté d'autant plus forte qu'ils renferment plus de carbone.

Influence des traitements. — Trempe. — La trempe a môme action sur les aciers perlitiques que sur les aciers au carbone ; il est à noter cependant que, toutes choses égales d'ailleurs, son action se fait sentir avec une intensité d'autant plus grande que la teneur en tungstène est plus élevée. Sur les aciers à carbure double, la trempe à 850° produit une martensite extrêmement fine et laisse une partie du carbure non dissous, du moins lorsque la teneur en tungstène est assez élevée. Plus la température de trempe est supérieure à 850°, moins la quantité de carbure respectée par la trempe est importante. Après trempe l'acier possède une charge de rupture, une limite élastique et une dureté beaucoup plus élevées que lorsqu'il est normal.

Les premiers aciers à carbure double prennent superficiellement la trempe à l'air ; c'est dire qu'à la surface il se forme des aiguilles de martensite, lorsqu'on chauffe aux environs de 1.000° et qu'on refroidit h l'air.

Recuit. — Le recuit adoucit tous les aciers au tungstène. Cémentation. — Par cémentation suffisament prolongée d'un acier perlitiqueon fait apparaître le carbure double de fer

et de tungstène, en lieu et place de la cémentite ordinaire.

Utilisations. — Les emplois actuels des aciers au tungstène sont de deux sortes :

1° La confection des outils ;

2° La fabrication des ressorts ;

3° La préparation des aimants permanents.

Les aciers au tungstène pour outils ne présentent pas avec netteté le phéuomène que Ton appelle la trempe à Fair et que nous étudions plus loin.

Ils doivent donc être trempés parles moyens ordinaires, eau, huile, etc.

Les aciers employés ordinairement pour la confection des outils ont pour composition :

La composition moyenne des aciers au tungstène à ressorts est la suivante :

Mn 0,220

Si 0,200

Un tel acier non trempé donne :

Trempé et recuit à 500°, il donne :

Nous ne croyons pas que ces aciers présentent de grands avantages sur les aciers au silicium, qui, nous le disons plus loin, sont couramment employés pour le môme usage.

Leur prix est très élevé ; de plus, ils offrent, après trempe

et recuit, une résistance au choc plutôt moindre que les aciers au silicium.

Les aciers employés pour la préparation des aimants permanents ont pour composition :

Ou :

ou :

Certains aciers au tungstène contiennent du manganèse, tel un acier h outils de Bœhler.

Mn 2 0/0

ACIERS AU MOLYBDÈNE

Étude théorique. — Courbes de refroidissement. — Peu de travaux ont été faits sur les points de transformation des aciers au molybdène.

Cependant Mme Curie a donné les points de transformation magnétique de trois de ces aciers :

COMPOSITION

POINTS DE TRANSFORMATION

MAGNETIQUE

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