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C. Alliages contenant plus de 92 0/0 de fer

Tous ces produits sont de véritables alliages, sans globules ni nodules de fer ou de cuivre.

Les alliages de la première section, qui contiennent jusqu'à 2,73 de fer, ont une apparence homogène et ne renferment qu'un seul constituant; ils ont tous l'apparence du cuivre pur; l'alliage durcit avec la teneur en fer. Ils sont formés de grains

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isomorphes de fer et de cuivre. Pour les alliages de la seconde section (dès que Ton dépasse 2,73 0/0 de fer) on trouve un constituant séparé qui présente des cristallisations très nettes à six rayons. Lorsqu'on approche de 10 0/0 de fer, ces cristallites se transforment en dendrites, qui sont séparées par une solution fer-cuivre renfermant 2,73 0/0 de fer en solution (Phot. 149 à 152, Pi. XXXVIII).

Les alliages de la troisième section, qui contiennent plus de 92 0/0 de fer, sont parfaitement homogènes et ne laissent voir aucune trace de cuivre.

En chauffant doucement les surfaces polies jusqu'à ce qu'elles prennent une teinte jaune pâle, les grains cristallins se colorent différemment; l'oxydation commence aux limites extérieures de ces grains et se continue vers leurs centres. - On a aussi observé que ce réchauffage oxyde l'alliage d'autant plus vite qu'il renferme plus de cuivre, ce qui entraîne la conclusion que, dans ces alliages, au refroidissement, la partie qui se solidifie la première et se sépare de la dissolution est plus riche en fer et qu'à mesure des progrès de la cristallisation la phase liquide devient de plus en plus riche en cuivre, jusqu'à ce que la dernière partie se solidifie avec la teneur en cuivre maximum. Quand cette teneur dépasse 8 0/0, les cristaux de cuivre-fer rejettent l'excès d'alliage cuivre-fer qu'ils ne retiennent pas en solution.

M. Stead a cherché ensuite l'influence du carbone sur les alliages fer-cuivre. Il a pu constater que Mushet avait fait, en 1853, une remarque très juste en disant que le cuivre s'allie d'autant plus facilement avec le fer qu'il est plus pauvre en carbone. Le carbone, en se combinant avec le fer, rejette une grande partie du cuivre de la dissolution. Ce cuivre se précipite alors au bas du creuset, entraînant du fer contenant un peu de carbone.

La présence du carbone limite la quantité de cuivre que peut dissoudre le fer à 7,5 0/0 par exemple, pour le cas d'une fonte d'hématite à 3 0/0 de silicium et à 15 0/0 avec de l'acier à 1 0/0 de carbone.

Il faut attribuer à l'influence du carbone les anomalies que Ton rencontre dans les diverses opinions exprimées sur les alliages fer-cuivre.

Étude industrielle. — On a essavé dans ces dernières années de tirer parti des alliages fer-cuivre.

Divers essais ont été faits; ils ne sont pas encore très concluants.

Ces alliages sont préparés par fusion directe de cuivre granulé et de tournure de fer.

Cette fusion se fait à la température de fusion du fer.

On a cherché à appliquer notamment les alliages à 50 0/0 de cuivre aux coussinets, à la fabrication des hélices, etc. Aucun compte rendu de ces essais n'a encore été publié et nous n'avons pu obtenir que des renseignements vagues ou intéressés. Mais nous savons que la seconde fusion de ces alliages présente de graves difficultés.

Il est h noter, cependant, qu'une maison anglaise fait un alliage cuivre-fer à 80/0 de fer, et une maison française tous alliages entre 0 et 500/0. Ceci est intéressant pour la préparation de certains laitons1.

Nous avons dit quelques mots des aciers à l'étain dans le chapitre consacré aux Aciers spéciaux. Nous avons signalé, dans certains de ces aciers, des cristaux qui nous semblaient

1. Nous apprenons, au dernier moment, qu'une Maison française lance des alliages cuivre-fer à 2 0/0 Fe qui se soudent fort bien et sont essayés par la construction navale. D autre part, un alliage cuivre-fer à 8 0/0 Fe a donné :

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